Merci soraiku, c'est très gentil de ta part.
Bon, je réssucite tout le monde pour qu'ils puissent lire (et commenter :sifflote: ) la suite de ma fic...
Hmm, il y a dusang (
) dans ce chapitre.
Le groupe débarqua sur la plage où il reçut ses dernières consignes, puis Seifer mena Zell et Squall à travers les ruelles de la ville. Ils marchaient rapidement jusqu'au moment où deux soldats galbadiens leur barrèrent la route. Les trois jeunes gens se mirent en position de combat et attendirent que leurs adversaires fassent le premier mouvement. Un des soldats tenta de porter un coup à Seifer, vite bloqué par la jeune fille qui riposta immédiatement, faisant reculer son assaillant.
« Zell, Squall, prenez l'autre ! Je m'occupe de celui-ci ! Tentez de voler quelques sorts ! leur ordonna-t-elle avant de devoir se baisser pour éviter un coup. Toi, tu vas me payer ça, » siffla-t-elle à l'intention du soldat.
Elle recula de quelques pas en faisant des moulinets avec sa Gunblade pour éviter toute attaque surprise, et refocalisa son attention sur son agresseur. Elle esquiva un tir et avança rapidement jusqu'au soldat. Elle leva son bras et frappa son adversaire à la taille. L'épée trancha les chairs avec un horrible bruit de déchirure et s'enfonça dans le ventre du galbadien avec une gerbe de sang. Hoquetant de douleur, le soldat se courba en deux, les mains crispées sur la lame. Il regarda avec horreur le tranchant métallique de l'arme se teindre de rouge. Péniblement, il releva la tête pour voir la personne qui allait le tuer et frissonna en croisant le regard impitoyable de la jeune fille. Un rictus moqueur et méprisant déformait son visage et ses yeux brillaient d'une joie malsaine mêlée à une haine implacable, tandis qu'elle regardait mourir l'homme qu'elle avait tué. Le soldat sentit son sang se glacer devant le spectacle qu'offrait cette femme si belle et pourtant si pleine de haine. « Une ange sur un champ de bataille, » songea-t-il. Un dernier spasme secoua son corps et il expira.
Seifer retourna le soldat décédé sur le dos et s'arquebouta avec un pied sur le cadavre, pour ôter sa Gunblade du corps crispé du mort. Elle jeta un dernier regard empli de mépris au macchabée et se retourna vers le reste du groupe. Elle franchit les quelques enjambées qui la séparaient de Zell et de Squall. Les deux garçons l'observaient silencieusement et étaient eux aussi indemnes.
« On partagera les sorts volés à la place. Maintenant, on repart ! »
Après quelques autres combats, les trois jeunes gens arrivèrent sur la place, au centre de laquelle trônait une fontaine. Zell et Squall, sur l'ordre de Seifer (« Bon, vous les troufions, vous allez inspecter les alentours. ») explorèrent prudemment les environs, avant de tomber sur un groupe de soldats ennemis, armés jusqu'aux dents. Les jeunes mercenaires n'eurent aucun mal à les battre, mais Zell et Squall dévisageaient d'un air inquiet Seifer, qui prenait manifestement un plaisir malsain à se battre contre les soldats galbadiens et à les voir mourir de sa main. Mais pourquoi les détestait-elle tellement ?
« La place est déserte, annonça Zell avant de soupirer bruyamment. Qu'est ce qu'on fait, Seifer ?
- Je suppose qu'il faut attendre de nouveaux ordres. Attendre ! Je déteste ce mot ! »
La jeune femme eut un geste de mauvaise humeur, se leva et fit quelques pas, avant de revenir à l'endroit qu'elle venait de quitter. Les deux garçons pouvaient voir que ses gestes étaient saccadés ; de toute évidence, Seifer devenait nerveuse - ou impatiente. Lorsque son regard tomba sur un des soldats galbadiens tombés, son visage se durcit, tandis qu'une brusque lueur flamboya un court instant dans ses yeux. Avec un profond soupir, elle s'assit sur le bord de la fontaine, tournant résolument le dos aux galbadiens morts.
« On attend. Quelqu'un devrait bientôt venir. »
Zell se releva et commença à boxer dans le vide, comme à chaque fois qu'il s'ennuyait. Squall gémit intérieurement et s'assit à côté de Seifer. Il entendait la petite marche que les doigts de la jeune fille jouaient sur la marelle de pierre. Cinq heures sonnèrent au clocher de la ville. Un chien perdu aboya une plainte et vint se frotter aux jambes de Seifer, quêtant quelques caresses et un peu de tendresse. D'un geste plutôt sec, la jeune blonde repoussa l'animal, qui revint près d'elle.
« Mais qu'est ce qu'il fout là, ce clébard ?
- On dirait qu'il t'aime bien, remarqua Zell. Je me demande bien pourquoi. »
Seifer soupira et laissa le chien s'installer à ses pieds, lui caressant la tête d'un geste machinal et distrait. L'animal leva vers elle un regard éperdu d'affection et d'adoration, qu'elle ne remarqua pas, perdue dans ses pensées. L'attente se faisait longue et les trois jeunes gens se demandaient combien de temps encore elle allait durer, lorsqu'un bruit de pas légers et rapides se fit entendre. Seifer et Squall se levèrent et saisirent la poignée de leur Gunblade, tandis que Zell réajusta ses gants. Une jeune fille brune en uniforme du SeeD apparut.
« Selphie ? Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Seifer en se détendant. Pas de danger de ce côté.
- Je viens apporter les nouveaux ordres. Qui est le chef de l'équipe ?
- Moi.
- Ouah, c'est trop bien, s'écria Selphie en lui sautant dans les bras. Les mâchoires des deux garçons se fracassèrent sur le sol, tandis que Seifer prit un air blasé.
- Tu peux éviter ça quand on est en mission, s'te plait ? J'ai déjà un surexcité dans l'équipe, ça me suffit. C'est quoi les ordres ?
- On doit empêcher les Galbadiens de prendre la tour hertzienne, c'est une nouvelle qu'on vient d'apprendre, » expliqua la petite brune en examinant les membres de l'équipe. « Tiens, revoilà monsieur Glaçon ! Par contre, je ne connais pas l'autre, mais son tatouage et sa coupe sont trop cool ! » s'extasia-t-elle intérieurement.
« Tu sais où elle se trouve ? » La voix du glaçon ambulant la tira de sa rêverie sur l'apparence de Zell.
« Je vous y conduis, je dois rester avec vous jusqu'à la fin de la mission. »
Le groupe légèrement agrandi fut dirigé par Selphie à travers les rues étroites de la ville. De nombreux soldats dolletiens gisaient ci et là ; certains blessés, les autres morts. Ils confirmèrent ce dont les jeunes gens se doutaient déjà, c'est à dire que les forces galbadiennes se rendaient à la tour ; mais aucun ne savait pourquoi Galbadia s'intéressait autant à une vieille tour toute rouillée et qui n'était plus utilisée depuis bien longtemps. Un sourire mauvais étira les lèvres de Seifer, heureuse de pouvoir recommencer à se battre. Malgré quelques combats, ils arrivèrent rapidement au pied de la tour. Zell se déboîta le cou en tentant d'apercevoir le haut du gigantesque bâtiment.
« C'est vraiment immense ! On en voit à peine le sommet !
- Tu as raison. » Lui concéda Seifer en abritant son regard de sa main. « Je me demande en quoi elle intéresse autant Galbadia.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant, Seifer ?
- Hn, soupira la jeune blonde en jetant un regard à ses coéquipiers. On soigne les blessures, on vérifie les armes et les associations magiques, et on y va. Selphie, tu as une G-force ?
- Nope.
- 'Chier ! Bon, tu remplaceras l'un d'entre nous en cas de blessure. »
Nan, a p'us "se glaçait". 