Oh, j'ai découvert un machin qui s'inscrirait bien dans le cadre du sujet. C'est ug par contre, à l'intérêt assez relatif. Il s'agit du split Smohalla/Immemmorial, Noyade Céleste. C'est pas mal, mais l'écoute de la partie Smohalla, les "Célestes", est gâchée par un son de grattes horriblement synthétique, comme si on les avait compressé plus que de raison. Ça reste discernable, très "éclairci", et de fait, terriblement artificiel : la saturation, c'est direction le placard. Très peu black metal dans l'esprit, et doublement contradictoire avec l'orientation "psychédélique" de leur musique. Cette dernière consiste en un post-black aux vélléités ambiant, avec les mêmes ficelles, le même côté ésotérique rêveur et sucré des italiens Urna, Arcana Coelestia, etc, mais en moins assuré. L'affiliation est très sensible, à tel point qu'on frôle l'impersonnalité (ce qui est quand même un comble pour du post-quelque chose). Rien de la thématique "dépressif cramé" d'un certain Nachtmystium donc. Y a un effort relatif pour sortir de l'écriture "tout riffing", mais on sent bien que ce dernier reste une béquille un peu trop sûre et présente pour que ça parte vraiment dans le gloubi-boulga psychédéloïde, où on ne serait plus capable de discerner le haut du bas, le début et la fin de tel ou tel riff, et oh, si c'était bien un riff, etc. Les rares instants où ça décolle, c'est quand une wah-wah assez stéréotypée surgit inopinément, ou quand le riffing s'abolit brièvement en un délire bruitiste assez hendrixien dans l'esprit, ou encore quand un mellotron plutôt bien rentabilisé vient nous passer un petit coucou. Le tout enveloppé de chants vaporeux, ça donne une illusion assez "organique" à l'ensemble. Y a du potentiel, peut être cela plaira t'il aux fondus d'Alcest et autres italianneries occulto-sucré, mais bon ça m'a un peu gonflé personnellement.
Quant à la partie Immemmorial, "Noyade" probablement la plus BM dans l'esprit des deux, on a droit à un morceau dark ambiant onirique assez court, avec sondes drony et refux de voix angoissantes. Plus le morceau avance, et plus les nappes se font atonales, pour un final cauchemardesque poignant.