Le dernier Menace Ruine est très, très, mais alors TRÈS tordu (pour ne pas dire louche) : sorte de Drone/noise tantôt processionnel et souterrain, tantôt céleste (quoique la texture demeure toujours granuleuse, façon tapis calcaire balancé comme pont entre deux étoiles), basse vrombissante, orgue décharné, distorsion pleine de scories, oraisons en chants clairs et spiritualisme teenage virant au ritualisme tellurico-broyeur (genre strates en pleine interpénétration, toi pris en sandwich au milieu de ce merdier ductile traversé de siphons hautes fréquence et de déclamations mystiques hallucinées - Jacob Boëhme sous LSD faisant un bad-trip) : un gros WTF s'impose, et bien.