Bien sûr qu´elles le sont. En exploitant le filon. Il y a quand même une certaine flemme de la part des auditeurs qui préfèrent largement quelque chose qui leur tombe tout cuit dans la gueule. C´est pas pour rien qu´en France "bizarre" est un terme péjoratif...
Les étiquettes, on s´en contrepète royalement. Je ne voit pas quel mal il y a à nommer une musique. C´est normal. Ca n´agit absolument pas sur sa qualité. Seulement ne pas se plaindre de se faire "catégoriser" quand tu fais du rock 10000 fois entendu...
Ce que je veut dire, ce n´est pas que les maisons de disques sont innocentes. Elles ont un part de responsabilité, mais elles ne sont pas responsables de tout le mal de la Terre. Il suffit de ne pas trop y prêter attention ; maintenant avec Internet c´est aussi facile et pas plus cher de s´acheter un album de Carla Bozulich que de Britney Spears. Il suffit de ne pas faire attention à la masse écrasante des maisons de disques, tout en reconnaissant que ce qui en sort n´est pas forcément de la merde de manière catégorique.
Quand à Ilona, Crazy Frog, etc, reconnaissons au moins que ce sont les seules musiques qui ont l´honnêteté de se reconnaître comme ce qu´elles sont : de la musique jetable. Seulement, à musique jetable, support jetable... en considérant la culture comme un produit de consommation, on accroît la volonté de consommation du peuple qui, sous-estimant l´importance d´une oeuvre musicale, téléchargera sans gêne.
Peut être que la solution pour réduire le dl n´est pas de menacer les auditeurs de peines incroyablement disproportionnées (quand on sait ce que notre cher président en a à foutre de l´art et de la culture, on rigole que le gouvernement prenne de telles mesures "pour éviter que les artistes soient volés"), mais de leur faire comprendre qu´un cd est une oeuvre en soi, en ne considérant pas la pochette comme un encombrant emballage mais comme quelque chose faisant partie de l´oeuvre : un exemple simple, facile à trouver comme à écouter : va à la fnac, dans le rayon indépendant, cherche Sigur Ros. Voilà des albums qu´on a envie d´acheter aussi pour l´objet. Et c´est un minimum en originalité de pochettes. Et si c´est trop cher, va sur Priceminister où il y a un grand choix de disques pour la moitié du prix, voire moins. Mais ça coûtera quelque chose. Et oui mes chers, une oeuvre musicale ce n´est pas gratuit, ça s´obtient, et quand on sait qu´on a cassé sa tirelire pour l´avoir, ça veut dire qu´on y a réfléchi à deux fois plutôt que d´avoir dl la discographie entière en une soirée. Et qu´on l´apprécieras d´autant mieux à l´écoute, autrement que comme une liste de mp3 qui va dégager du disque dur avant la fin du mois...