Nan nan, Necro, pas de ça avec moi. Björk n'a quand même plus rien à prouver depuis Medulla. Je veux dire, à t'entendre on croirait presque que tu veux dire que Anderson est la plus avant-gardiste des deux (ce qui est hilarant évidemment).
Et donc quand elle utilise des instruments spéciaux, comme la reactable par exemple, en général ils forment la mélodie principale (et unique, dans ce cas), c'est tout sauf des gadgets rajoutés par après.
Et puis, disons, prends le Live in Paris qu'elle vient de sortir (Voltaic), monte le volume, et envoie toi l'enchainement Where is the Line, Who is it, Desired Constellation et Army of me. Tu meurs. On est au delà de tout ce qui a pu être fait en matière de pop. Ils sont 20 sur scène et ça s'entend, mais grave. Les sons arrivent de partout. La voix commande toujours, normal, c'est la voix de Björk, tout le monde doit obéir. Que ce soit la harpe de Zeena Parkins, la voix de Robert Wyatt, les exquises modulations de Matmos, les ravages électroniques de Mark Bell ou une équipe de 10 cuivres, Björk s'impose naturellement en dessus. Elle peut faire des backing vocals derrière David Tibet, et là encore on entend qu'elle.