- Skyrock et Laurent Bouneau. La seule radio rap à l´échelle nationale, qui s´est approprié le slogan premier sur le rap n´est sans doute pas la plus représentative de ce genre musical, avec une programmation de rap léger, à tendance rnb. Les seules bonnes émissions de la station sont diffusées à des heures tardives (la nocturne, couvre fey, cut killer show etc)
- Booba / le plus plagié. Le rappeur de Boulogne est sans doute le rappeur aujourd´hui le plus copié dans le rap français. Depuis ses deux classiques temps mort et mauvais oeil avec son groupe Lunatic, l´originalité chez une grande partie de la nouvelle scène rap est quasiment absente, car beaucoup se contente d´imiter son style d´écriture ainsi que son flow. "Le rap français a trouvé son flow" et comme il le dit ironiquement "le rap est dead j´suis innocent comme OJ simpson" ou encore "Afrika bambatta me cherche pour homicide"
- Le public De plus en plus jeune, de moins en moins connaisseurs, le nouveau public du rap semble ignorer les bases memes de cette musique, Peut -on apprécier cette musique à sa juste valeur sans connaître ceux qui ont fait son histoire? Que dire des bons albums de Lino ou Ali par exemple qui passent quasiment inaperçu. S´ils étaient sorti dans les années 90, ils seraient sûrement devenus des classiques voire de très bonnes ventes, car à l´époque ce genre de rap parlait plus au public.
- La médiatisation après avoir été depuis longtemps une musique marginale, le rap semble mal vivre sa médiatisation actuelle surtout que c´est souvent pas dans le cadre de la musique même qu´on voit du rap à la télé mais plutôt pour les clichés qu´on attribue à cette musique "violence" "homophobie" "haine anti-flic". Le rap n´a jamais eu une si mauvaise image médiatique. Les rappeurs son même devenus des cibles de certains politiciens.
- La nouvelle tendance racaille qui est le plus bandit des rappeurs? Street crédibility ou plutôt débilité, la violence fait du rap. Il y´ a une quinzaine d´année public ennemy rappait "stop the violence" y´a comme un paradoxe. Le rap a changé de cap. peu de message d´espoir, peu de rap engagé.
- L´égo démesuré des mc´s il est loin le temps de posse (time bomb, coté obscur, secteur a etc) aujourd´hui trop peu de groupe naisse, les mc´s se lancent de plus en plus en solo.Lles compilation avec des combinaisons comme première classe ou mission suicide se font rare. On peut certes apprécier l´esprit compétitif de certains mc´s qui visent à faire évoluer le rap français vers le haut, l´egortrip c´est bien de temps en temps, mais trop c´est trop.
- Le formatage il existerait aujourd´hui une recette pour faire un single, en croire les maisons de disque. Ainsi la plupart des rappeurs sont obligés de faire des morceaux léger dit "commerciaux", (j´aime pas ce terme) pour vendre plus de disque. à l´image du rap us, avant c´était les chanteurs qui faisait appel aux mc´s pour donner une touche plus dur à leur son aujourd´hui c´est les mc´s qui font appel à la scène rnb pour les refrains mielleux qui rendent les sons plus accessible. Le problème en fait c´est que le plus souvent on privilégie la forme en délaissant le fond.
Autres, précisez.
PS : quand on dit le rap est mort prenez le au second degré, car dans ce cas la faut même pas envisager sa disparition complète. Ici il est donc sujet à son affaiblissement par rapport aux années 90´s...