Merci pour celles de Muse et d´Evanescence, j´ai adoré
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Artiste : Pink Floyd
Album : Wish You Were Here
Ca a été un exercice de composition très difficile, étant un grand fan de Pink Floyd et de cet album notamment. Bon, comme je sais pas me modérer quand j´écris des trucs, j´ai fait un pavé, donc je comprendrais très bien que vous ne lisiez pas, c´était juste pour tenter l´exercice.
Pink Floyd. Ce nom vous dit forcément quelque chose. Il est très probable que vous ayez déjà croisé au cours d´un dîner entre amis ou d´une discussion à la machine à café un de ces fans qui voue un culte à ce groupe, et qui n´a pas manqué pas de vous assomer de ses incessants "Pink Floyd, c´est super, c´est le meilleur groupe au monde, leur musique est géniale" et autres banalités que l´on resort pour n´importe quel autre artiste.
N´écoutant que mon courage, je me suis résigné à réécouter Wish You Were Here, que j´avais acheté il y a 10 ans de ça et aussitôt relégué dans un coin où il a prit la poussière.
Ce qui m´a frappé d´abord, c´est la pochette : deux types qui se serrent la main, et une des deux personnes a son pantalon, sa veste et ses cheveux en feu. J´imagine la discussion des deux types :
"- Salut vieux.
- Salut. Dis donc, tu sais que t´es en train de cramer ?
- Ouais.
- Super. Bien le bonjour à ta femme."
La pochette nous permet donc déjà de nous faire une idée sur ce qui va suivre : pas de doute, c´était de la bonne. Mais "le meilleur" reste à venir : la musique.
Shine on you Crazy Diamond ouvre le CD. Enfin seulement les parties 1 à 5. Pourquoi 1 à 5 me direz-vous ? Parce que plus tard il y aura les parties 6 à 9 voyons, quoi de plus normal ? Ca commence avec un rythme doux, du synthé très planant, ça fait triper les amateurs d´herbe. Bon c´est pas désagréable à entendre, ça passerait très bien comme musique de salle d´attente d´un cabinet de dentiste par exemple. Le mec aux claviers (Rick Wright) a un boulot monstre : appuyer sur une touche de son synthé pendant deux minutes, puis appuyer sur la touche suivante pendant encore deux minutes, et ainsi de suite : la maîtrise technique est donc vraiment bluffante. On s´apprête à plonger dans un profond sommeil quand le guitariste (Gilmour) nous réveille en gratouillant un peu sa guitare. Enfin pas trop quand même, faut pas brusquer l´auditeur, donc il se foule pas le poignet, deux trois petits accords plutôt plats, des petites séquences pas trop longues, le mec à vraiment qu´une hâte c´est d´aller pioncer, ça se sent. Mais va te coucher mon gars, tu aurais arrêté le supplice plus tôt pour nous ! Mais non, il continue. Pendant ce temps là, Nick Mason (le batteur) tapote mollement sa batterie. Il se fait suer le pauvre gars, il voudrait bien faire un peu plus de bruit, mais non, faut pas réveiller les hippies dans leur trip hallucinatoire. Ca dure, ça dure... Et puis après presque 9 minutes (!!) de cette soupe, Waters lance les chants pour voir s´il reste encore des gens réveillés. Visiblement, il est le seul, même ses copains musiciens ont oublié de chanter avec lui ! Du coup ils se réveillent juste à temps pour le "Shine on you crazy diamond", on a eu chaud. Bon, je passe la fin du morceau qui n´a pas plus d´intérêt que le reste. Les paroles écrites sous champis hallucinogènes collent très bien à l´ambiance soporiphique. La chanson se termine enfin après treize longues minutes et demi. Vous pensez que le pire est derrière vous, détrompez-vous...
Viens ensuite Welcome to the Machine. Presque sept minutes et demi, autrement dit, là encore, beaucoup trop long. Ca commence avec des bruits industriels bizarres, aucun intérêt mais ils font quand même durer ce brouhaha pendant presque une minute. Et là Waters commence à chanter : c´est insupportable. Non mais sérieusement, c´est bien de vouloir se lancer dans la chanson, mais y´a des limites, faut quand même avoir une voix audible, un minimum de respect pour l´auditeur, s´il vous plaît. Pendant ce temps là, Gilmour gratouille sa guitare sans conviction, de temps en temps des sons ressemblant vaguement aux bruits des sabres laser de Star Wars se font entendre. On sait pas trop ce que bidouille Wright pour faire des sons pareils aux claviers, mais faudrait qu´il pense à régler un peu son piano électronique avant de jouer, ça peut servir. Et pour finir on nous recolle un peu de sons de sèche-cheveux et autres distributeurs de tickets. Enfin des gens qui rigolent et discutent concluent le morceau : on comprend à ce moment que c´était un morceau enregistré en live : l´ingénieur du son a déconné sur la fin et a enregistré le public qui était en train de se faire une belotte et de siroter un pinte de bière en attendant que les apprentis musiciens aient fini de faire joujou sur scène.
Have a cigar. Waters, qui se croit décidément indispensable au chant, remet ça. Niveau qualité du chant, c´est pareil, mais en pire. Paroles mal équilibrées, on sent qu´il s´essouffle à chaque fin de phrase et on attend avec impatience le moment où il va s´étouffer pour de bon (moment qui ne viendra jamais, malheureusement). Gilmour tente un petit solo sur la fin du morceau, mais ça reste au ras des paquerettes. Bref, morceau plat, sans intérêt, au suivant.
Quatrième morceau : Wish You Were Here. Pink Floyd se dit qu´il va peut-être lasser les gens s´il continue à faire une musique d´ascenceur, alors il tente de plagier les recettes qui marchent : c´est parti pour une petite balade directement pompée sur les Beatles. Cette fois-ci, Waters est parti se rafraîchir au bar après avoir brillamment assuré sur les morceaux précédents, il laisse donc Gilmour chanter. Chouette pourrait-on se dire, mais on déchante vite : Gilmour a fait la fête toute la nuit, il a donc non seulement la voix enrouée mais en plus il manque complètement d´entrain, il gémit donc mollement des paroles qui n´ont toujours pas plus de sens, tout en tripatouillant sa pauvre petite guitare qui dormait sagement dans son étui cinq minutes plus tôt et qui se demande pourquoi on l´a réveillée pour subir ça. Vivement que le calvaire se termine se dit-on, hélas, le groupe est vraiment décidé à nous porter le coup de grâce.
Shine on you Crazy Diamond ! Quoi, encore ? Ah bah c´est le jeu ma pauvre Lucette. Et oui, ils remettent ça, les ordures ! Parties 6 à 9 du morceau, excusez du peu. On se demande pourquoi ils se sont amusés à couper le morceau en deux, parce que tant qu´à subir ça, autant tout subir d´un coup. Là, on vous resert les plats, vous avez subi une fois, et bien subissez encore ! L´avantage, c´est que comme vous vous êtes déjà coltiné la première partie au début (enfin, les parties 1 à 5, pardon messieurs les puristes), vous pouvez passer aux toilettes ou aller faire la cuisine et revenir, vous n´avez rien manqué ! Ou plutôt non, ne revenez pas, ça sera encore mieux.
Note 1/10, pour la pochette qui est quand même rigolote.
A retenir : heu... désolé, je dois y aller.
Le Super Pro
Critique sans intérêt, aucun humour c´est juste du cassage facile sans argumentation ou recherche humoristique...
Par contre Scribe
Bravo!
Cette anti-critique de Wish You Were Here est absolument fabuleuse. ![]()
Chapeau Scribe! ![]()
Je voulais m´y attaquer mais je vois que Scribe m´a devancé, bravo à toi ![]()
Bravo Scribe
A un deux p´tits trucs près
C´est Roy Harper et non Roger Waters qui chante sur Have A Cigar, et t´aurais pu faire un p´tit truc sur le solo de saxophone de Shine On ![]()
y a aussi le site http://badassinc.free.fr qui s´adonne avec succès à ce genre de tâche ![]()
Merci pour les félicitations, et merci Neorossi pour la précision, tu m´as appris quelque chose.
J´aurais juré que c´était Waters qui chantait, ils ont des voix très similaires je trouve. Dommage que je l´ai pas su avant, j´en aurais profité ("le pauvre mec qui a pas eu de bol d´avoir la voix de Waters"
).
Ta critique est déjà énorme, faut pas non plus en faire trop ^^
Dire que je vais voir Waters en mai, j´espère qu´il m´en voudra pas trop. ![]()
Ah toi aussi t´y vas?
Fais gaffe, tu sais ô combien Rog est quelqu´un de rancunier ![]()
D´où je serai, il pourra pas me cracher dessus, trop loin. ![]()
Allez, je m´attaque à un autre monument du rock, un de mes albums cultes évidemment, le black album de Metallica. Attention!
Metallica — Metallica (1991)
Voici l´histoire d´un groupe qui en est à son cinquième album. Quand on voit ça, on se dit que le travail fourni jusqu´ici a dû être relativement potable pour que le label Vertigo accepte de prolonger une fois de plus son contrat avec le quatuor de musiciens dont il est question. Pourtant, alors que l´on semblait avoir atteint les sommets de la déchéance du metal avec l´épouvantable « ... And Justice for All » et sa batterie résonnant comme deux pièces de Lego frappées l´une contre l´autre, Metallica frappe un grand coup, une fois de plus, plongeant encore une fois plus profondément dans les abysses de la daube, au prix d´un album noir, sans titre, reflétant bien le manque d´âme de ce groupe fade et triste à en crever.
Incapables de trouver un titre à leur album, les papes de l´anti-speed metal ne trouvent pas de meilleure idée que de ne lui donner aucun autre nom que celui du groupe. Après tout, l´effort surhumain qui a consisté à trouver un nom à ce groupe catastrophique est déjà considérable au vu de la pauvreté intellectuelle de ses membres, on va pas leur en demander plus... quant à la pochette, noire de chez noire, elle laisse entrevoir la silhouette d´un serpent dans le coin, symbole ultime d´un groupe qui rampe par terre, incapable de se relever tellement ses derniers albums l´ont condamné à se traîner à ras du sol.
Toutefois très conscients de la pauvreté de leur registre, les membres de Metallicaca nous offrent un titre fort justement intitulé « Sad But True », parce que malheureusement, cette calamité est bien réelle. Le titre, placé en début d´album pour nous rappeler la dure réalité des choses, est précédé d´ « Enter Sandman », qui hélas ne va pas au bout des espoirs donnés par le chanteur: « If I wake before I die » nous laisse penser qu´il va mourir vite pour nous épargner ce supplice insoutenable, mais non, c´est bien reparti pour onze titres dans la foulée, tous plus immondes les uns que les autres.
Si Metallica avait réussi à produire des albums relativement rapides (ou du moins pas trop lents), force est de constater qu´ici, le tempo souffre d´un ralentissement très net, marquant certainement une transition évidente avec un futur silence que tout le monde attend avec impatience. Mais avant ça, il nous faut subir ce disque, noir car très sale, répugnant même, aspergeant l´univers du rock de toute sa crasse et de toute sa médiocrité. Bref, cette production, ultra-lisse pour marquer un côté commercial très fort et pour estomper l´impression de saleté globale véhiculée par cette bande d´alcooliques, est absolument impardonnable. Chose que le groupe a très bien compris, tentant de s´excuser en reconnaissant qu´il est totalement « unforgiven ».
Malgré la tentative de retour aux sources avec « Holier Than Thou », titre plus rapide que les autres, Metallica s´enfonce dans la lenteur, atteignant les abîmes absolues avec « Nothing Else Matters », morceau paradoxalement le moins mauvais de l´album, mais qui prouve ainsi que ces quatre chevelus ne sont pas faits pour le metal, mais pour proposer des ballades mielleuses sans intérêt. Malgré ça, leur esprit rebelle s´insurge très clairement: ils s´en foutent, et c´est pour cela que « rien d´autre ne compte ». Et peu importe où ils traînent (principe parfaitement résumé dans le titre « Wherever I May Roam », lui aussi chiant et interminable), Metallica n´en a que faire, ils vont continuer jusqu´au bout, assénant encore et encore des coups de batterie mous, giflant nos tympans avec des riffs lents et à peine plus imaginatifs que ceux d´un Kurt Cobain un matin d´avril 1994.
Si l´on excepte « The Struggle Within », introduit par la marche d´une armée bien destinée à venir mettre fin à ce cataclysme en exterminant ce groupe pourri, l´album s´achève sur « My Friend of Misery », titre que Metallica tente de justifier par la recherche incessante de compagnons de galère. Un titre bien évidemment dédié à Bob Rock, leur producteur, qui aurait vraiment mieux fait de rester au lit le jour où on l´a contacté pour s´occuper de cette sorte d´antithèse du White Album des Beatles, qui n´ont jamais paru aussi peu mauvais que depuis la sortie de cet album noir comme l´orifice anal d´un taureau en pleine nuit sans lune.
Dommage, personne l´a vu ![]()
Excellente!
Merci ![]()