Do_Oc
Et je peux te décrire l´obscurité comme réconfortante et dans laquelle on retrouve contact avec les choses, sans éblouissement. Je peux lier la connaissance sans problème avec les ténèbres. Il suffit de proclamer que la vision n´est pas le sens majeur. Bref on s´en sortirait pas, rien ne justifie absolument l´attribution d´un symbole à une couleur. De même à une mélodie. La mélodie est une variation mais cela n´invalide pas l´analogie.
Conclure que ce n´est que conditionnement n´est que la conséquence logique. Par ce mot je chatouillais un peu, mais je le garde. Pourquoi ça irait trop loin? au contraire, c´est ne pas aller chercher une explication flatteuse. On en a pas besoin, l´art est flatteur en tant que création de l´homme à bien d´autres égards.
Et tu ne peux pas contrer un code. Tout comme tu ne peux pas changer la signification d´un mot.
Pepper
Le triste et le joyeux "par essence" sont des expressions qui n´ont pas de sens, même pour un metaphysicien. La joie et la tristesse découlent toujours de quelque chose, ils ne peuvent être premier. Ni être attribués à un objet qui est incapable d´éprouver des émotions (la musique). Comme je l´ai dit, une note elle-même ne peut être triste, ce serait l´humaniser, ce qui est passablement absurde pour une note de musique. La musique n´est pas triste, elle évoque la tristesse et a pour cela besoin de l´auditeur (et l´artiste est le premier auditeur). C´est tatillon mais ça permet de redonner à la subjectivité la place centrale qu´elle a sur la question.
Le nom tristesse on l´a donné à une émotion qui est présente en nous, c´est la notre. Si on dit qu´une musique est triste, cela renvoie à quelque chose qui se passe en nous, pas à la musique elle même.
Pete
Le fait que l´on partage les mêmes codes ne nous enlève aucune de nos différences. Elles ne se situent de toute façon pas à ce niveau là. Le code est artificiel. Mais il rend compte de quelque chose de commun quand même. Et ça aussi ça nous rend fort.
Pepper
En musique je pense que chacun a la même perception de ce qui est triste. Sinon ça remettrait en cause la communication de la musique entre artiste et auditeur. Le code DOIT être le même, sinon il y a fossé infranchissable. Et des incohérences.
Et donc y´a rien de relatif (et y´en aurait encore moins si la tristesse appartenait réellement au mode mineur).
Le joyeux, le triste... ne peuvent être autre chose que subjectifs. Ce sont des émotions. Elles n´existent pas ailleurs que dans l´homme.