Bon, fais chier, deux fois que je fais la fiche complète de Spectral Lore, one man band grec de black atmo/ expérimental, deux fois que je rédige mon analyse musical, deux fois que ce saloperie d'Internet plante. Merde.
Pour faire court, groupe se rapprochant dans son déploiement musical et sa portée humaine à un Vinterriket / Paysage d'Hiver : l'Homme est intrinséquement seul, et son refuge dans la Nature ne fait que le placer face à l'absolue de sa solitude, tourment du heurt face à cette Nature menaçante, froide, belle, mais muette à sa quête de rédemption. Une quête initiatique et spirituelle s'ensuit, et c'est dans l'expression sublime d'un panthéisme froid mais à double tranchant que l'Homme oublie sa nature, sa finitude absurde : une transcendance ultime, qu'on devine tragique.
Furia black appréciable, moments clairement cafardeux et subtiles, liserés contemplatifs de synthés à la Paysage d'Hiver / Vinterriket, minimalisme à la A Forest Of Stars. Expérimental dans ses deux tracks où des guitares drone et des expérimentations prennent un relais abyssal. Rien que pour entendre les sons menaçants/déchirants qu'il arrive à sortir, ça vaut le coup. On s'approche de l'impressionnisme musical par moment.
Bref, à tout les dingues de Black naturaliste à la WITTR/Drudkh/Vinterriket et d'Art, en général.