Pour les albums :
Déjà, choppe-toi en premier la démo éponyme, qui est une des plus "lumineuse", spirituelle et aboutie de toute sa discographie. J'ai connu PDH avec cet album, et je ne le regrette absolument pas, au contraire même.
Ensuite je te conseillerai le Nacht, qui est l'exact pendant de l'éponyme (donc d'une qualité inappréciable) : son antithèse en quelque sorte, introduit par une longue, très longue plage ambiant, glaciale et très répétitive, où tu te retrouves comme coincé en contrefort des montagnes. Quand vient le mur sonore des guitares, avec leurs courbes et leur torrent de distorsion, c'est l'expérience ex corpore assurée, et si trépidation contemplative il y a, c'est dans les ténèbres les plus absolues.
Puis vient Winterkälte. Le son des instruments est globalement plus audible, moins "noyé", l'ensemble gagne en lisibilité ce qu'il perd un peu en potentiel d'immersion, mais tout ça reste de très haut calibre. C'est simple : d'une durée d'environ 1h30 (pas mal de minutes meublées par le son du vent et de la neige faut dire), TOUT PDH est résumé dans des pistes comme "Winter..." (20 minutes), "Eintritt in die Sphären" ou "Finsternis".
Ensuite et seulement ensuite, jette-toi sur le Schattengang, que je trouve moins mystique/spirituel, mais très, très convaincant dans une orientation plus "cinématographique". Je ne sais pas si la piste Des Schwarze Metall-Eisen sera présente, qui est probablement le truc le plus violent, barjo et saisissant que Möckl ait jamais enregistré.
Les albums comme Kerker, Die Festung sont plus anecdotiques en montrant la facette un peu "cheap" de Möckl. Kerker étant le plus difficile d'accès : le rendu sonore est au début extrêmement distant, tout le spectre sonore est couvert par un grondement bruitiste perpétuel, qui n'est rien d'autre qu'un field recording - voyage en train dont Möckl a capturé le son. Plus l'album progresse, et plus une sensation d'étouffement, de claustrophobie s'installe. Je reste mi-sceptique mi-intrigué, j'arrive pas à m'en faire une opinion définitive, mais ça m'a l'air un peu douteux.
Quant à Steineiche, je ne l'ai toujours pas écouté.
Pour les splits, deux sorties atteignant le haut du panier : celui avec Lunar Aurora, qui est franchement bon, et celui avec Vinterriket qui, même si ça m'arrache la gueule de le dire, arrive à devenir - pour une fois - crédible.
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