Supersilent 6 est une tuerie monumentale. C'est dis, j'ai jamais entendu un truc pareil dans le genre improvisation TOTALE et terriblement inventive. En plus de nous honorer de fulgurances toutes plus belles les unes que les autres, les voilà qu'ils cultivent l'art du contraste et de la mise en perspective, bordel, j'adore ce projet. Le 5, par contre, est plus abscons et moins probant dans ses glissements très ténus, plus "ambiant" j'imagine.
Concernant le black greu greu, je reviens de plus en plus sur le Sigil d'Helel, un peu saoûlant à la longue mais nanti d'un paradoxe intéressant : l'effort de saisir instantanément une sorte de tension à l'absolu, d'illumination soudaine par l'hyper-violence "brute" me semble assez dérisoire compte tenu de ces pistes quelques peu limitées. Son énorme, mais le plaisir ne dure pas : les développements sont confus et trop souvent noyés dans un mur sonore informe et paresseux, avec une batterie prenant trop d'espace, trop souvent. Je pense personnellement que davantage de retour réflexif ... à postériori du premier jet, loin de dénaturer la démarche, l'enrichirait plus. Enfin, c'est un EP, mais tout indique que le procédé sera le même pour l'album à venir.