Bon, c'est dit, je suis en train de me réécouter le Dysert Vilse d'Underjordiska, et ça torche plus que je le pensais. En voilà un qui a intelligemment transmuté la formule Pdhienne vers d'autres sonorités, dans une démarche similaire (ambiant black) mais encore plus poussée : aucune basse, aucune batterie. Rien qu'un mur dissolvant de guitares raides et contondantes qui vous projette droit dans la stratosphère, ouvre une brèche dans les cieux pour mieux laisser la lumière vous brûler les yeux et vous consumer. Une voix tellement déchirée et saturée qu'elle semble s'effilocher et se réduire en lambeaux en cours de route. Grand ... cathartique (Isolation et Hope sont des moments tellement intenses qu'il me semble superflus d'en faire état. Qu'est ce qui peut faire sauter à ce point les barrières chez un artiste ? Je me le demande encore).
Dysert Vilse, c'est le Darkspace à mi-chemin de la terre et du ciel, en presque plus humain et aux consonances mystiques (ces cloches ...) glaciales. A recommander aux âmes amorphes en quête de verticalité, aux ménagères de + de 50 ans et aux yorkshires de ta voisine.