Ca y est j'ai écouté Einsamkeit, le dernier PdH, en téléchargement libre sur son site... Très surprenant (et en parlant de PdH, vous imaginez à quel point ce mot peut être lourd de sens).
Comme d'hab, le son crade, les pas dans la neige, le vent, le "trois titres" qui dure une heure, tout ça machin bidule. La pas de surprise, on connaît le sieur Wintherr.
Par contre ce qui étonne c'est surtout la forme : exit les blasts fous de la boîte à rythme des neiges, exit même le mur de gratte à la Darkspace. La guitare et le chant n'apparaissent que dans le dernier morceau, et encore, de manière très lointaine, avec des textes parlés à la place des hurlements. Pour le reste, bonjour les claviers éthérés qui se superposent, les polyphonies démentes et cristallines (merci Guy Roux) qui vous tiennent en apesanteur tout au long des morceaux. Si Steineiche mettait une grande claque au Burzum qui a pondu Dunkelheit, ici c'est le tour de celui qui a composé Tomhet de se voir ridiculiser.
Bref c'est minimaliste, c'est lent, c'est "aérien" (mais le terme est mauvais), et ça n'a plus grand chose à voir avec du black. Mais bordel ce que c'est bon...