Bon, j'entame le premier la danse des bavouilles et des exclamations enthousiastes (Draclord, fuis-t'en, jeune jouvencelle) : à chaud (oui car il fait très chaud), là, le dernier DSO est un coup de maître, ou, à tout le moins, un très bon album. Pour faire bref, jamais il ne sera fait aussi synthétique, condensé (tout est dit en environ 40 minutes) et, en un sens, libéral en pathos qui transfigure tout ce qu'il touche (ces mecs sont des extra-terrestres, c'est pas possible autrement). "Synthétique" dans le sens où Paracletus aboutit à une forme d'unité stylistique très satisfaisante, alliant les déhanchés dissonants du CTK aux déflagrations du Fas Ite, convulsions complètement justifiées ici puisqu'à chacune de leurs apparitions 1)on s'y accroche jusqu'à l'arrachement ultime et 2)on voit le réel brûler par les deux bouts, se recroqueviller dangereusement. Une forme d'aboutissement donc, grâce aussi à cette urgence, cette tension sans cesse renouvelée dont on se demande bien jusqu'à quel point elle tiendra sans se rompre, et surtout, surtout, cette invraisemblable SOUPLESSE de la ligne et de la dynamique qui leur manquait pas mal : tout s'enchaîne avec fièvre, évidence, assurance, et, à mon sens, c'est très, très bon signe.