Ben il représente un peu le stéréotype du blackeux qui utilise des beaux mots qui ne veulent rien dire pour faire intello-poético-philosophique mais qui se trahit sans cesse quant au vide sidéral au niveau de l'analyse musicale pure et simple ; citons pour cette simple interview : "qui associe des riffs black metal rapides et répétitifs à des passages ambiants et aliénants" ou encore "l'intégration de lignes doom dissonantes ou des tonalités de guitare plus mélodiques", il faut te dire que toutes ses chroniques sont faites comme ça et ont beaucoup de risques de commencer par une formule téléphonée et pompeuse du type "Machin est un combo qui officie dans un style de black metal sombre, malsain et décadent". Tout ça bien entendu au service d'une chro jamais en dessous de trois boules sur six, les notes les plus basses étant en raison d'"expérimentation stérile" dans le cas d'un truc un peu marrant pour une fois (je n'ose pas imaginer sa chronique d'un Mausoleums ou d'un Aderlating). Le genre de mec qui va crier haut et fort qu'il écoute Wagner, Stravinski et Beethoven (respectivement n° 1, 2 et 3 de la playlist "moi aussi j'écoute de la Grande Musique du blackos de base) et qui croit dur comme fer que Carl Orff est un compositeur de la Renaissance (ça existe, j'en ai connu).
En comparaison là, à part peut-être quand il part dans ses trips sur le cosmos, le Möckl a un vocabulaire très naturel, ça fait plaisir.