Le 03 août 2015 à 03:28:39 id3Y a écrit :
[XIII]Thaxano
Ça fait bien longtemps que je médite Journey et je dois t'avouer que je trouve ton interprétation très pertinente ! Spécifiquement quand tu parles de l'énergie ou encore du conflit entre deux camps qui auraient créé les war machines pour mieux se combattre, mais aussi à d'autres moments.
Bien entendu je ne perçois pas tout exactement comme toi, comme tu as peut-être pu le lire dans une de mes différentes interprétations sur ce forum, mais tu m'as fait réfléchir sur pas mal de points et je trouve ça formidable. C'est formidable que la version ps4 de Journey ait amené de nouveaux voyageurs parmi nous, notamment toi, qui partagent leurs visions du jeu.
Je me demande cependant, tu penses vraiment que l'on meurt à la fin, avant la réincarnation dont tu parles (le dernier niveau) ? car effectivement on peut imaginer que tous les jours les érudits envoient des lumières/étoiles au loin dans le désert pour espérer voir l'enfant prophétique soigner le chaos et réincarner l'enfant s'il échoue et meurt, mais du coup pourquoi les érudits ne le font pas eux-même, pourquoi ces êtres semblant si sâges n'agissent pas tous ensemble pour maintenir la paix éternellement (c'est utopique bien entendu, mais c'est surtout une réalité parallèle ce Journey).
Je pense que les érudits n'ont pas spécifiquement besoin de nous (je parle de besoin en tant qu' « utilité »), qu'ils ont suffisament d'énergie dans la montagne, mais qu'ils veulent nous faire vivre, même dans un monde à la limite du post-apocalyptique. Comme si la morale du jeu serait la suivante : un monde ayant connu la guerre, la mort, la souffrance (comme dans notre monde) a quand même beaucoup à donner aux gens qui y vivent, que l'existence est courte mais le voyage (Journey) est palpitant. De plus, à mon avis, l'énergie sur le chemin du voyage (les écharpes, etc.) est laissée par les érudits pour protéger le voyageur, lui donner confiance, de l'assurance (lui permettre de voler de ses propres ailes notamment). Comme si finalement les érudits ne cherchaient qu'à nous faire vivre pleinement en nous donnant toutes les clés en main : connaître la peur (les war-machines) car ça fait partie de la vie, la joie (la glissade), faire des rencontres (un autre joueur/voyageur ou alors tous les petits carpets en tissu), connaître l'émerveillement (la grande tour de lumière), la solitude (le premier niveau), la construction de soi-même (le niveau du pont cassé), l'accomplissement de soi-même (le dernier niveau), et ainsi de suite.
Après bien sûr, je tatonne toujours moi-même à savoir si notre personnage meurt avant le dernier niveau et à mon avis c'est envisageable car ça fait partie de la vie, la mort, et ce n'est pas triste, car derrière cela se cache peut-être quelque chose de très beau ; le dernier niveau est magnifique. Là où je trouve ton interprétation intéressante aussi, c'est quand tu dis qu'à « chaque voyage nous incarnons un autre habitant », comme si on revivait pleinement la vie à chaque fois à travers un nouveau corps, jusqu'à devenir (au choix) un personnage blanc, sâge, après beaucoup d'expérience, beaucoup de vécu, beaucoup de savoir (beaucoup de parties jouées aussi du coup)...
Bref, je ne cesserai jamais de méditer Journey, notamment grâce à des gens comme toi qui partagent leurs visions intéressantes de l'expérience, et ça, c'est vraiment chouette ! 
Merci pour la chaleureuse réponse et au passage j'ai acheté Journey 10 jours apres sa sortie sur PS3 
Quand tu me dis que les érudits pourraient agir eux-mêmes, je ne pense pas, je pense qu'ils (le peuples ou les érudits) ont insufflé l'énergie d'un érudit ou d’eux-mêmes dans chaque statue et que les petit pilier (qui servent de pierre tombal) qu'on active servent a insuffler l'énergie nécessaire a la statue pour nous transmettre un message grâce a la méditation, comme une sorte d'enregistreur cassette dont on brancherait la prise électrique créé justement en prévision de ce moment.
Pour les drap éparpillés je pense pas que ce soit les érudits qui les auraient laissé mais plutôt que parce que le peuple est mort, plus personne ne les sur-exploitent et qu'ils ont pu pousser a nouveau et évoler jusqu’à avoir une conscience donnant naissance a c'est paquet de drap qui volent d'eux même et qui envoie des signaux et peut etre meme que nous somme une version encore plus évolué de ces draps comme certain disent que le prophète est une hybride entre les drap et les habitant déchus.
Ensuite à la fin je pense bel et bien que l'on meurt et que soit on a une hallucination a la fin, ou alors on voit le point de vue des érudit qui nous observait depuis le début ou alors comme je l'ai dit, qui nous donne la force d'allé jusqu'au nirvana en paix mais ils ne peuvent nous donner cette force qu'une fois passé dans le monde des morts en quelque sorte ou bien encore peut etre que ca n'a qu'une optique symbolique pour rendre notre mort plus épique vers la paix mais au final je ne pense pas que ce soit les érudits qui envoient le prophete mais plutot la montagne comme si elle avait une conscience bienveillante par rapport a l'énergie qu'elle a déployé et qui est resté abandonné ou emprisonné, les érudits pour moi ne sont que spectateurs jusqu'au moment ou le prophète les "rejoins" dans la mort.
Pour ce que tu appelle les war-machine j'ai cru comprendre que tu pensais que les érudit les laissaient exprès, alors que non, l'usine qui est dans les sous-sol (parce que oui un des tableaux montre clairement que les monstres sont issus de cet endroit) est automatisé ou meme que les machine sont en mode veille jusqu'a ce qu'une énergie viennent jusqu’à leur capteur alors que certaine machine sont devenu trop vieille pour s'activer, endommagées par le sable notamment
pour finir l'habit blanc, je pensais plutôt a une image symbolique encore une fois pour nous rattacher au peuple qui semblait n'etre vétu que de blanc, par conséquant le joueur pouvait choisir d'etre le prophete ou le survivant mais je pense que ca n'a rien a voir car finalement il y a bien 2 personnage rouge sur les tableau et la capacité a se régénérer juste en marchant fait bien pensé que l'on incarne quelqu'un qui a maitrisé l'énergie et qu'il en puise partout même dans le sable qui pourtant semble sans vie