Bien qu'étant pro-shogun et passionné d'histoire japonaise, je me dois d'être d'accord avec lemonhead sur cette poussée de kikooïsme.
Les européens avaient, au contraire, bien plus d'armes différentes que les japonais. Cependant, les japonais ont bien plus institutionalisé le maniement des leurs, tandis que chez nous seule l'épée a véritablement connu ce traitement.
La tactique japonaise n'a commencée à être vraiment raffinée qu'avec Oda Nobunaga : avant lui, la guerre au Japon se faisait presque comme en Europe du temps de la guerre de cent ans. Il a fallu attendre Takeda Shingen, dans les années 1540, pour qu'on voie apparaître les charges massives de cavalerie au lieu de cavaliers individuels disséminés dans la masse de troupes.
l'histoire japonaise est très intéressante, mais de là à la comparer (défavorablement en plus !) à la Rome antique... Non, je n'argumenterai même pas, je suis trop occupé à décider s'il faut rire ou pleurer.
Ah, et pour le mythe du samurai qui ne fuit jamais, c'est un anachronisme. Le samurai de l'apogée de sa caste fuit tout aussi bien que le chevalier du bas Moyen-âge en Europe. Ce n'est qu'après le retour de la paix que les samurais, se trouvant bien embêtés de ne plus servir à rien, mais voulant tout de même garder leur place dans la société, la justifièrent par un rôle d'exemples, d'hommes vertueux, cultiveux, doués aux armes et loyaux jusqu'à la mort. De là un raidissement des valeurs, la rédaction d'ouvrages comme le Hagakure, et, après la fin des samurai, la récupération de leurs valeurs comme valeurs nationales par le gouvernement, ce qui mena aux kamikazes et autres charges à la baïonnette.
Bref, l'histoire du Japon, c'est beau, c'est bien, mangez en, mais évitons du fanboyisme kevineux basique 