Bonjour,
Je propose un petit débat intéressant sur LE dirigeant qui vous sort par les trous de nez ! Qui est-ce, et pour quelle raison ?
On a tous nos préférences de jeu, de style, de victoire... et de dirigeant. Sachant que certains critères sont modifiés chez chaque adversaire (les victoires privilégiées, les dialogues, le comportement agressif, expansionniste, diplomate, etc), nous avons tous une némésis, un salaud qu'on ne veut surtout pas croiser.
Ayant créé le sujet, je commence :
Mon salaud préféré, c'est Alexandre le Grand. Tout simplement parce qu'en dehors de la victoire scientifique, ce mec est une plaie.
Il est expansionniste et peut se retrouver avec 8 villes au tour 100, il a l'infâme tendance à soudoyer toutes les cités-état dès qu'il en voit une, et à se montrer hostile si vous tentez une alliance avec l'une d'entre elles, et comme il a ce comportement, il va vous gêner dans votre style militaire, diplomate et culturel (puisqu'il limite vos possibilités de bonus nourriture et culture).
Quand je commence une partie, et que je vois sa tronche au bout d'un quart d'heure, je me dis déjà que ça va être lourd.
Anecdote sur le comportement et l'I.A. d'Alexandre :
Dans une partie où je vise la victoire culturelle avec la France, je soudoie les cités-état (3) ayant un bonus maritime et culturel. Evidemment ça lui déplait, et au tour 200 environ, il se montre hostile, et très vite, me déclare la guerre.
Je ne m'attendais pas à de l'hostilité aussi tôt, d'autant plus que je commerçais bcp avec lui pour l'amadouer (ce qui marche très bien, au passage).
Bref, je n'avais qu'une seule ville (14 de défense), et un lancier en garnison pour toute armée. Il a débarqué avec des spadassins à l'épée longue, des catapultes et des cavaliers grecs.
J'avais de quoi faire qq achats, j'ai investi dans un arbalétrier, des remparts, un château, et qq tours plus tard, un canon.
Il a très vite compris sa douleur, et a retiré les troupes qu'il pouvait encore sauver.
Là où ça devient vraiment intéressant, c'est que le comportement d'Alexandre va le pousser à :
- vous proposer la paix, mais à des conditions extrèmement défavorables pour vous (normal, ces conditions sont calculées d'après votre puissance militaire et le nombre de vos villes)
- continuer à attaquer les unités des cités-état avec qui vous êtes alliés, mais sans attaquer la cité-état elle-même (ce qu'un autre dirigeant ne ferait pas, il prendrait la cité-état très vite).
- éviter votre territoire à présent, sachant qu'en l'état actuel, votre capitale est imprenable.
Et donc, nous voilà dans une situation bloquée, avec un dirigeant en guerre contre vous, ainsi que les 8 cités-état qui le suivent.
C'est relativement pénible, parce que vous perdez des possibilités de transactions et de bonus assez énormes, mais en contrepartie, vous avez un bon avantage tout de même :
Ce con d'Alexandre ne peut plus soudoyer les cités-état avec qui vous êtes vous-même alliés, puisqu'elles lui ont automatiquement déclaré la guerre.
Et au final, vous êtes tranquilles. Pas besoin de gaspiller de l'or pour les conserver, et vous avez en plus la possibilité de dégommer la conscience tranquille tous les colons et les ouvriers grecs qui passeront à votre portée.
En y réfléchissant bien, et paradoxalement, si vous voulez qu'Alexandre vous fiche la paix, faites-lui la guerre.