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Liste des sujets

[Jeu] Infamous 3 !

kotomine
kotomine
Niveau 10
10 janvier 2013 à 18:22:48

J'ai une forêt mec :noel:

Moulin-Wesh
Moulin-Wesh
Niveau 10
10 janvier 2013 à 18:27:32

http://www.youtube.com/watch?v=rrK04xGwtNU
HUT 1 ! HUT 2 ! HUT 3 ! GO !

Wesh le peuple ! :cool:

Je vous écris depuis mon canapé, posé avec mon bol de cacahuète et ma binouze :noel:
Ce soir je suis heureux ! En rentrant chez moi j'ai "raccompagné" celle que je convoite et j'ai réussi à l'inviter à une soirée :fete:

En plus on a bien parlé, et j'ai faillis lui dire que j'étais tout seul chez moi ce soir :noel:

Aman, t'as une tondeuse ? C'est le meilleur moyen de débroussailler :rire:
Et je te comprends, les poils c'est juste anti-sexe :rire:

kotomine
kotomine
Niveau 10
10 janvier 2013 à 18:31:18

Ouais j'ai une bonne vieille tondeuse, mais si j'me loupe, fini les boules, nan ? :rire:

Moulin-Wesh
Moulin-Wesh
Niveau 10
10 janvier 2013 à 18:34:02

Bah nan, le sabot coupe juste les poils, normalement si tu t'y prends pas comme un manche (ce qui ne m'étonnerais pas :rire: ) il t'arrivera rien :ok:

kotomine
kotomine
Niveau 10
10 janvier 2013 à 18:35:18

Ah bah c'est bon, j'essaierai quand j'me sentirai prêt :hap:

Serrix77
Serrix77
Niveau 10
10 janvier 2013 à 19:13:15

T'as du courage mec, j'te soutiens :hap:

Sinon King', c'est normal, d'une parce que comme l'a dit man les stats ont du retard, et de deux parce que tu post pas que sur ce topic non ? :hap:

Sinon Hello le monde, journée pourrie, fin de semaine pourrie, donc je ne mettrais pas de hap :pf:

kotomine
kotomine
Niveau 10
10 janvier 2013 à 20:39:06

T'en as mis 2 en un post, un bon début, huh ? :noel:

Sinon il t'arrive quoi, ton prof t'a pris ton carnet de liaison ? :cute:

+Ouais, moi j'ai du courage moi, mais si le sabot se barre par une intervention diabolique...Chlac les boules! :rire:

Serrix77
Serrix77
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:06:08

Non, j'sais pas, c'est juste j'ai pas trop le moral aujourd'hui :(

Enfin, si mon prof m'avait pris mon carnet, ça ferait longtemps que je me serais déjà suicider :noel: :hap:

Humour hein ? :hap:

TohsakaSakura
TohsakaSakura
Niveau 1
10 janvier 2013 à 21:19:06

Mourir pour un carnet :rire: :rire:

Sinon je suis deg' de ce pseudo, MatouSakura était déjà pris :nah:

:d) :d) :d)

régné vers 2650 av. J.-C., ainsi qu'un dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne. Il est le personnage principal de plusieurs récits épiques, dont le plus célèbre est l'Épopée de Gilgamesh, qui a rencontré un grand succès durant la Haute Antiquité.
Sommaire
lle il est attesté dans les textes2. Ces récits sont à resituer dans une tradition attribuant des actes légendaires à des anciens rois d'Uruk, Gilgamesh et ses deux prédécesseurs Enmerkar et Lugalbanda3. La tradition liée à Gilgamesh est celle dont le plus d'œuvres sumérien Deux récits de combats, dits Gilgamesh et le Taureau céleste5 et Gilgamesh et Huwawa6 qui opposent le héros, aidé de son ami Enkidu, à des monstres : le taureau envoyé par la déesse Inanna ou le terrible géant Huwawa (Humbaba), gardien de la Forêt des cèdres, épisodes repris plus tard dans l'Épopée.
La mort de Gilgamesh7 est un récit mal conservé de l'agonie du héros, auquel les dieux confèrent le rôle de juge des morts.
Dans Gilgamesh, Enkidu et les Enfers8, Enkidu descend aux Enfers pour y chercher les insignes de royauté donnés par Inanna à Gilgamesh, que celui-ci y a laissé tomber ; Enkidu est alors retenu aux Enfers, mais son esprit revient raconter à Gilgamesh ce qui se passe dans le monde des morts.

L'Épopée
Article détaillé : Épopée de Gilgamesh.
Tablette de la version ninivite de l'Épopée de Gilgamesh.

Le début du IIe millénaire av. J.-C. voit le début de la rédaction de récits en akkadien mettant en scène Gilgamesh, qui aboutissent finalement dans l'élaboration d'un seul récit massif, appelé Épopée de Gilgamesh par ses traducteurs contemporains9. Elle rencontre un très grand succès dans tout le Proche-Orient ancien : des versions sont retrouvées jusqu'à Megiddo au Levant, Tell el-Amarna en Égypte, et Hattusha en Anatolie centrale. Sur ce dernier site, on a même retrouvé des fragments de traduction de l'œuvre en hittite et en hourrite. La version la plus complète est celle retrouvée à Ninive, appelée parfois « version standard »10. Elle se compose de onze tablettes, et est notre meilleure source pour connaître le déroulement du texte.

deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba de la Forêt de cèdres du Liban, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduite brutalement. Houmbaba (ou Houwawa), aux pouvoirs magiques exagérés, est un monstre aux pattes de taureau et gueule de lion. Après l'avoir tué, Gilgamesh et Enkidu repartent glorieux à Uruk avec le bois précieux. En représailles, les dieux provoquent la mort d'Enkidu. C'est le tournant de l'œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d'éviter la mort. Cela l'amène sur l'île où vit Ut-napishtim le supersage, survivant du Déluge personnage ayant inspiré Noé dans les écrits bibliques.
Les autres sources du Proche-Orient ancien

D'autres sources sumériennes et akkadiennes fournissent des informations sur Gilgamesh, parfois en tant que divinité des Enfers et pas seulement en tant que personnage héroïque11 :

D'après la Liste royale sumérienne12, Gilgamesh est le cinquième roi de la première dynastie d'Uruk, présenté comme le fils d'un démon-lilū, seigneur de Kullab (un village qui devient un des deux quartiers principaux d'Uruk), qui aurait régné 126 années.
Un hymne du roi Shulgi de la Troisième dynastie d'Ur (2094-2047 av. J.-C.) mentionne les exploits de Gilgamesh13 Il évoque notamment les combats de Gilgamesh contre la cité rivale de Kish, dont il défait le souverain Enmebaragesi.
Plusieurs tablettes administratives retrouvées sur des sites de la période archaïque (Fara, Girsu) et de la Troisième dynastie d'Ur enregistrent des mouvements de biens offerts au dieu Gilgamesh en diverses occasions14.
D'après la Chronique de Tummal, un texte racontant la reconstruction d'un temple d'Enlil à Nippur, Gilgamesh et son fils Ur-lugal feraient partie des anciens rois ayant fait restaurer cet édifice15.
Une prière akkadienne est dédiée à Gilgamesh en tant que divinité infernale16.
La Ballade des héros des temps jadis, une prière datant de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C., mentionne Gilgamesh ainsi qu'Enkidu et Humbaba parmi une liste d'illustres personnages héroïques de la Mésopotamie17.
Gilgamesh apparaît dans des listes de présages et des incantations du IIe et du Ier millénaire18.
Une « Lettre de Gilgamesh » datant du VIIe siècle av. J.-C. a été exhumée à Sultantepe : il s'agit peut-être de l'œuvre d'un scribe se mettant dans la peau du héros, au ton légèrement humoristique19. Gilgamesh demande à un autre roi de lui envoyer des pierres précieuses pour faire réaliser une statue d'Enkidu après la mort de ce dernier, allusion à un passage de l'Épopée.
Des passages de l'Épopée de Gilgamesh font probablement l'objet de représentations iconographiques, mais en l'absence d'inscriptions, il est difficile de savoir avec certitude si c'est bien ce héros qui est représenté20. On a longtemps pensé que le héros nu aux longs cheveux représenté souvent sur des sceaux-cylindres et accompagné d'un homme-taureau représentait Gilgamesh accompagné d'Enkidu, mais il s'est avéré qu'il s'agissait probablement de la divinité protectrice Lahmu. Seuls quelques plaques d'argile voire quelques sceaux-cylindres pourraient représenter des passages de combats de l'Épopée, à savoir ceux contre Humbaba et contre le Taureau Céleste.

En dehors de la sphère culturelle mésopotamienne

Le nom de Gilgamesh et sa renommée ne sont pas oubliés après la fin de la civilisation mésopotamienne au début de notre ère. On le retrouve mentionné dans des documents plus tardif élaborés hors de Mésopotamie. Sa figure ne correspond alors que vaguement à l'image laissée par la tradition mésopotamienne.

Gilgamesh est mentionné dans deux parchemins des Manuscrits de la mer Morte datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvés dans la grotte 4 de Qumran, écrits en araméen. Ce personnage est un des « géants » nés de l'union entre des démons et des mortelles, symbolisant peut-être pour les sectes à l'origine de ces textes la pensée des Gentils (i.e. les Grecs), qui serait issue de démons21.
Une œuvre grecque de l'époque romaine mentionne le héros : il s'agit du De natura animarum d'Élien le Sophiste (début IIIe siècle)22. Un passage de l'œuvre (XII, 21) parle du roi Seuchoros de Babylone, auquel il est fait le présage que sa sœur enfantera un garçon qui le détrônera. Il décide donc de l'enfermer dans une tour, où elle accouche d'un fils, nommé Gilgamos, que des gardes précipitent du haut de l'édifice pour le tuer. Mais un aigle le rattrape, et le confie à un jardinier qui l'élève, ce qui permet à la prophétie de s'accomplir, Gilgamos devenant roi de Babylone. Ce mythe semble faire référence à une légende relative à la naissance de Sargon d'Akkad.
L'Épopée de Gilgamesh a très probablement influencé le Récit de Buluqiya dans les Mille et une nuits, les héros des deux récits étant chacun un jeune roi partant à l'aventures pour obtenir l'immortalité23.

Le personnage : un roi, un héros, un dieu
Un roi-héros
Bas-relief représentant la déesse Ninsun, mère de Gilgamesh selon l'Épopée, période néo-sumérienne (fin du IIIe millénaire).

Gilgamesh est présenté dans tous les récits épiques où il apparaît comme un personnage hors du commun, de par sa stature et par les exploits qu'il accomplit. Il est grand, beau et fort, et sa seule apparition sur les murailles d'Uruk suffit à effrayer l'armée de Kish dans Gilgamesh et Agga. D'après les titres donnés par les Anciens mésopotamiens à l'Épopée, qui sont en fait leur incipit, eux exhumés en Mésopotamie (c. 2600-2500 av. J.-C.). Le mythe de la La mort de Gilgamesh est certes un texte pessimiste, présentant comme un échec la quête d'immortalité du héros, mais finalement il devient une des divinités des Enfers, ce qui peut être vu comme une sorte de compensation. Plus précisément, plusieurs textes semblent indiquer que Gilgamesh joue le rôle de juge des Enfers. Sa fonction est détaillée dans l'hymne paléo-babylonien qui lui est dédié16, mais elle reste à expliciter dans la mesure où il ne semble pas y avoir de croyance en un jugement après la mort en Mésopotamie. Le tribunal qu'il dirige serait plutôt destiné à juger des affaires liées seulement au monde des morts29. Dans plusieurs textes, on le nomme également « roi des Enfers » (LUGAL KUR.RA), ce qui n'est que rhétorique dans la mesure où les maîtres des Enfers dans la mythologie mésopotamienne sont Ereshkigal et Nergal.

C'est donc en tant que divinité chthonienne, liée aux Enfers, qu'il est vénéré et reçoit des offrandes dans plusieurs temples de basse Mésopotamie, où il dispose de statues à son effigie comme les autres dieux30. Ainsi, à Lagash à l'époque archaïque (c. 2400-2350), il reçoit des sacrifices, notamment lors d'une fête religieuse liée au monde des morts, et il dispose même d'un lieu de sacrifice spécifique appelé « Quai de Gilgamesh » (GÚ DBÌL.ÀGA.MES). Son culte est encore attesté à l'époque de la Troisième
Il est courant de trouver dans les ouvrages spécialisés que Gilgamesh est un personnage qui a probablement existé, avant d'être « héroïsé » puis divinisé par les générations qui lui ont succédé31. Mais pourtant il manque une preuve déterminante de la réalité de son existence, qui reste toujours non prouvée. Il est donc à classer au même titre que Roi Arthur dans la catégorie des personnages dits « semi-légendaires », apparaissant comme des héros dont le contexte des exploits est vraisemblablement historique. Mais quant à savoir s'il a bien vécu, s'il s'agit de l'amalgame de différents personnages, ou les deux, la question reste posée32.

Si l'on se fie à de nombreuses traditions le concernant, il est un ancien roi d'Uruk passé à la postérité. La plus ancienne allusion à ce personnage le mettant en rapport avec cette cité est datée du temps du roi Utu-hegal d'Uruk (2120-2112 av. J.-C.)33, mais il s'agit alors du dieu. C'est sous ses successeurs de la Troisième dynastie d'Ur que ce personnage apparaît dans les textes en tant que roi d'Uruk. Les souverains d'Ur III Ur-nammu (2112-2094) et Shulgi (2094-2047) se présentent comme étant ses « frères et amis »34, cherchant à se faire voir comme ses héritiers (leur dynastie semble être originaire d'Uruk).

Gilgamesh est généralement présenté comme étant le troisième d'une lignée de rois de cette cité ayant fait l'objet de récits épiques, après Enmerkar et Lugalbanda. Il est un modèle de roi, qui mène ses troupes au combat, et la tradition lui attribue la construction de l'impressionnante muraille d'Uruk. Si l'on suit la Liste royale sumérienne, on peut dater le règne de Gilgamesh du XXVIIe siècle av. J.-C. environ, à la fin de la période Dynastique archaïque II (2900-2600), parfois considérée comme un « âge héroïque » durant lequel auraient vécu plusieurs des rois-héros dont la tradition épique mésopotamienne a conservé le souvenir (Enmerkar, Lugalbanda, Agga)35. Agga, l'adversaire de Gilgamesh d'après un récit sumérien, est présenté par cette liste comme le dernier roi de la première dynastie de Kish, supplantée par celle d'Uruk. Le passage du témoin se ferait donc sous le règne de Gilgamesh. D'après la liste royale Agga est précédé à la tête de sa cité par Enmebaragesi, personnage connu par des inscriptions de son époque, et qui a donc vécu avec certitude36. Dans l'hymne du roi Shulgi mentionnant Gilgamesh, c'est ce dernier roi de Kish qui est l'adversaire du roi d'Uruk. Cela rend donc plus envisageable son existence en tant qu'être humain. Mais il est possible que le personnage héroïque de Gilgamesh se soit développé à partir d'une divinité vénérée particulièrement dans la région d'Uruk, car c'est sous sa forme divine que Gilgamesh apparaît dans nos sources les plus anciennes le mentionnant, à la période tardive des Dynasties archaïques (soit deux ou trois siècles après son existence supposée).

La cité d'Uruk est l'une des plus importantes villes de basse Mésopotamie durant la période où aurait vécu Gilgamesh, le début de l'époque dite des Dynasties archaïques. C'est sans doute la plus grande ville de cette région, avec des murailles et des monuments impressionnants. Le cycle épique de ses souverains, ainsi que la Liste royale sumérienne en font une des grandes puissances politiques de cette époque37. Les récits relatifs aux rois prédécesseurs de Gilgamesh sur le trône de la cité, Enmerkar et Lugalbanda mettent souvent en scène leur rivalité avec la ville d'Aratta, sans doute localisée dans le Plateau iranien, tandis que Gilgamesh semble s'être opposé à Kish, la grande puissance du nord de la basse Mésopotamie. Les rois d'Uruk ont tous un lien particulier avec la divinité Inanna/Ishtar, déesse de la ville d'Uruk, où elle a son grand temple, l'Eanna, principal complexe monumental de la ville, avec Kullab, le quartier de son père le dieu Anu (d'où vient peut-être Gilgamesh, si on suit la Liste royale). Mais alors qu'Enmerkar et Lugalbanda ont un très bon rapport avec la déesse, Gilgamesh semble avoir des relations plus conflictuelles avec elle.
Gilgamesh dans la culture populaire contemporaine

Oublié depuis la fin de la civilisation mésopotamienne aux débuts de notre ère, Gilgamesh est redécouvert après la traduction des tablettes de son épopée de la version des bibliothèques de Ninive exhumées dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s'agit d'une des découvertes les plus retentissantes des débuts de l'assyriologie, puisque c'est par la traduction de tablettes de l'Épopée que l'anglais George Smith redécouvre en 1872 la première version mésopotamienne du mythe du Déluge, qui marque le début des découvertes jetant un pont entre la tradition biblique et la mythologie mésopotamienne38. Par la suite, la traduction complète de l'Épopée permet de redécouvrir les exploits de celui qui est vu comme le plus ancien héros connu, et ce personnage et ses aventures deviennent une référence et l'objet de réflexions dans certaines œuvres littéraires, théâtrales, musicales39, et plus récemment dans des formes plus modernes comme la télévision ou les jeux vidéo, même s'il est loin d'être aussi connu que Ulysse ou le Roi Arthur, du fait de la faible exposition de la mythologie mésopotamienne.
Littérature

L'introduction de l'épopée dans les programmes de sixième a induit de nombreuses réécritures, celles de Jacques Cassabois, (Le premier roi du monde : l'épopée de Gilgamesh, Gallimard, 2004) est la plus poétique. La plus fidèle aux sources historiques est celle de Stéphane Labbe (Le Récit de Gilgamesh, L'école des loisirs, 2010).
Gilgamesh est le héros du roman Jusqu'aux portes de la vie (1990) de Robert Silverberg. Dans cette histoire, s'ennuyant de l'enfer, Gilgamesh décide de retrouver la porte du monde des vivants ; ce roman fait suite à Gilgamesh, roi d'Ourouk (1989) qui reprend les principaux éléments de l'Épopée.

Film / Télévision

C'est également un personnage des séries d'animation japonaises Fate/stay night (Type-Moon) et Fate/zero.

Serrix77
Serrix77
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:22:15

Ceux qui n'ont pas lue te saluent, ceux qui ont eu la flemme de lire te saluent, ceux qui ont toujours la flemme de lire te saluent, ceux qui n'ont pas envie de lire te saluent, ceux qui ne lirons jamais ce post te saluent :hap:

TohsakaSakura
TohsakaSakura
Niveau 1
10 janvier 2013 à 21:26:44

Personne ne lira jamais ce post :rire:

régné vers 2650 av. J.-C., ainsi qu'un dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne. Il est le personnage principal de plusieurs récits épiques, dont le plus célèbre est l'Épopée de Gilgamesh, qui a rencontré un grand succès durant la Haute Antiquité.
Sommaire
lle il est attesté dans les textes2. Ces récits sont à resituer dans une tradition attribuant des actes légendaires à des anciens rois d'Uruk, Gilgamesh et ses deux prédécesseurs Enmerkar et Lugalbanda3. La tradition liée à Gilgamesh est celle dont le plus d'œuvres sumérien Deux récits de combats, dits Gilgamesh et le Taureau céleste5 et Gilgamesh et Huwawa6 qui opposent le héros, aidé de son ami Enkidu, à des monstres : le taureau envoyé par la déesse Inanna ou le terrible géant Huwawa (Humbaba), gardien de la Forêt des cèdres, épisodes repris plus tard dans l'Épopée.
La mort de Gilgamesh7 est un récit mal conservé de l'agonie du héros, auquel les dieux confèrent le rôle de juge des morts.
Dans Gilgamesh, Enkidu et les Enfers8, Enkidu descend aux Enfers pour y chercher les insignes de royauté donnés par Inanna à Gilgamesh, que celui-ci y a laissé tomber ; Enkidu est alors retenu aux Enfers, mais son esprit revient raconter à Gilgamesh ce qui se passe dans le monde des morts.

L'Épopée
Article détaillé : Épopée de Gilgamesh.
Tablette de la version ninivite de l'Épopée de Gilgamesh.

Le début du IIe millénaire av. J.-C. voit le début de la rédaction de récits en akkadien mettant en scène Gilgamesh, qui aboutissent finalement dans l'élaboration d'un seul récit massif, appelé Épopée de Gilgamesh par ses traducteurs contemporains9. Elle rencontre un très grand succès dans tout le Proche-Orient ancien : des versions sont retrouvées jusqu'à Megiddo au Levant, Tell el-Amarna en Égypte, et Hattusha en Anatolie centrale. Sur ce dernier site, on a même retrouvé des fragments de traduction de l'œuvre en hittite et en hourrite. La version la plus complète est celle retrouvée à Ninive, appelée parfois « version standard »10. Elle se compose de onze tablettes, et est notre meilleure source pour connaître le déroulement du texte.

deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba de la Forêt de cèdres du Liban, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduite brutalement. Houmbaba (ou Houwawa), aux pouvoirs magiques exagérés, est un monstre aux pattes de taureau et gueule de lion. Après l'avoir tué, Gilgamesh et Enkidu repartent glorieux à Uruk avec le bois précieux. En représailles, les dieux provoquent la mort d'Enkidu. C'est le tournant de l'œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d'éviter la mort. Cela l'amène sur l'île où vit Ut-napishtim le supersage, survivant du Déluge personnage ayant inspiré Noé dans les écrits bibliques.
Les autres sources du Proche-Orient ancien

D'autres sources sumériennes et akkadiennes fournissent des informations sur Gilgamesh, parfois en tant que divinité des Enfers et pas seulement en tant que personnage héroïque11 :

D'après la Liste royale sumérienne12, Gilgamesh est le cinquième roi de la première dynastie d'Uruk, présenté comme le fils d'un démon-lilū, seigneur de Kullab (un village qui devient un des deux quartiers principaux d'Uruk), qui aurait régné 126 années.
Un hymne du roi Shulgi de la Troisième dynastie d'Ur (2094-2047 av. J.-C.) mentionne les exploits de Gilgamesh13 Il évoque notamment les combats de Gilgamesh contre la cité rivale de Kish, dont il défait le souverain Enmebaragesi.
Plusieurs tablettes administratives retrouvées sur des sites de la période archaïque (Fara, Girsu) et de la Troisième dynastie d'Ur enregistrent des mouvements de biens offerts au dieu Gilgamesh en diverses occasions14.
D'après la Chronique de Tummal, un texte racontant la reconstruction d'un temple d'Enlil à Nippur, Gilgamesh et son fils Ur-lugal feraient partie des anciens rois ayant fait restaurer cet édifice15.
Une prière akkadienne est dédiée à Gilgamesh en tant que divinité infernale16.
La Ballade des héros des temps jadis, une prière datant de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C., mentionne Gilgamesh ainsi qu'Enkidu et Humbaba parmi une liste d'illustres personnages héroïques de la Mésopotamie17.
Gilgamesh apparaît dans des listes de présages et des incantations du IIe et du Ier millénaire18.
Une « Lettre de Gilgamesh » datant du VIIe siècle av. J.-C. a été exhumée à Sultantepe : il s'agit peut-être de l'œuvre d'un scribe se mettant dans la peau du héros, au ton légèrement humoristique19. Gilgamesh demande à un autre roi de lui envoyer des pierres précieuses pour faire réaliser une statue d'Enkidu après la mort de ce dernier, allusion à un passage de l'Épopée.
Des passages de l'Épopée de Gilgamesh font probablement l'objet de représentations iconographiques, mais en l'absence d'inscriptions, il est difficile de savoir avec certitude si c'est bien ce héros qui est représenté20. On a longtemps pensé que le héros nu aux longs cheveux représenté souvent sur des sceaux-cylindres et accompagné d'un homme-taureau représentait Gilgamesh accompagné d'Enkidu, mais il s'est avéré qu'il s'agissait probablement de la divinité protectrice Lahmu. Seuls quelques plaques d'argile voire quelques sceaux-cylindres pourraient représenter des passages de combats de l'Épopée, à savoir ceux contre Humbaba et contre le Taureau Céleste.

En dehors de la sphère culturelle mésopotamienne

Le nom de Gilgamesh et sa renommée ne sont pas oubliés après la fin de la civilisation mésopotamienne au début de notre ère. On le retrouve mentionné dans des documents plus tardif élaborés hors de Mésopotamie. Sa figure ne correspond alors que vaguement à l'image laissée par la tradition mésopotamienne.

Gilgamesh est mentionné dans deux parchemins des Manuscrits de la mer Morte datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvés dans la grotte 4 de Qumran, écrits en araméen. Ce personnage est un des « géants » nés de l'union entre des démons et des mortelles, symbolisant peut-être pour les sectes à l'origine de ces textes la pensée des Gentils (i.e. les Grecs), qui serait issue de démons21.
Une œuvre grecque de l'époque romaine mentionne le héros : il s'agit du De natura animarum d'Élien le Sophiste (début IIIe siècle)22. Un passage de l'œuvre (XII, 21) parle du roi Seuchoros de Babylone, auquel il est fait le présage que sa sœur enfantera un garçon qui le détrônera. Il décide donc de l'enfermer dans une tour, où elle accouche d'un fils, nommé Gilgamos, que des gardes précipitent du haut de l'édifice pour le tuer. Mais un aigle le rattrape, et le confie à un jardinier qui l'élève, ce qui permet à la prophétie de s'accomplir, Gilgamos devenant roi de Babylone. Ce mythe semble faire référence à une légende relative à la naissance de Sargon d'Akkad.
L'Épopée de Gilgamesh a très probablement influencé le Récit de Buluqiya dans les Mille et une nuits, les héros des deux récits étant chacun un jeune roi partant à l'aventures pour obtenir l'immortalité23.

Le personnage : un roi, un héros, un dieu
Un roi-héros
Bas-relief représentant la déesse Ninsun, mère de Gilgamesh selon l'Épopée, période néo-sumérienne (fin du IIIe millénaire).

Gilgamesh est présenté dans tous les récits épiques où il apparaît comme un personnage hors du commun, de par sa stature et par les exploits qu'il accomplit. Il est grand, beau et fort, et sa seule apparition sur les murailles d'Uruk suffit à effrayer l'armée de Kish dans Gilgamesh et Agga. D'après les titres donnés par les Anciens mésopotamiens à l'Épopée, qui sont en fait leur incipit, eux exhumés en Mésopotamie (c. 2600-2500 av. J.-C.). Le mythe de la La mort de Gilgamesh est certes un texte pessimiste, présentant comme un échec la quête d'immortalité du héros, mais finalement il devient une des divinités des Enfers, ce qui peut être vu comme une sorte de compensation. Plus précisément, plusieurs textes semblent indiquer que Gilgamesh joue le rôle de juge des Enfers. Sa fonction est détaillée dans l'hymne paléo-babylonien qui lui est dédié16, mais elle reste à expliciter dans la mesure où il ne semble pas y avoir de croyance en un jugement après la mort en Mésopotamie. Le tribunal qu'il dirige serait plutôt destiné à juger des affaires liées seulement au monde des morts29. Dans plusieurs textes, on le nomme également « roi des Enfers » (LUGAL KUR.RA), ce qui n'est que rhétorique dans la mesure où les maîtres des Enfers dans la mythologie mésopotamienne sont Ereshkigal et Nergal.

C'est donc en tant que divinité chthonienne, liée aux Enfers, qu'il est vénéré et reçoit des offrandes dans plusieurs temples de basse Mésopotamie, où il dispose de statues à son effigie comme les autres dieux30. Ainsi, à Lagash à l'époque archaïque (c. 2400-2350), il reçoit des sacrifices, notamment lors d'une fête religieuse liée au monde des morts, et il dispose même d'un lieu de sacrifice spécifique appelé « Quai de Gilgamesh » (GÚ DBÌL.ÀGA.MES). Son culte est encore attesté à l'époque de la Troisième
Il est courant de trouver dans les ouvrages spécialisés que Gilgamesh est un personnage qui a probablement existé, avant d'être « héroïsé » puis divinisé par les générations qui lui ont succédé31. Mais pourtant il manque une preuve déterminante de la réalité de son existence, qui reste toujours non prouvée. Il est donc à classer au même titre que Roi Arthur dans la catégorie des personnages dits « semi-légendaires », apparaissant comme des héros dont le contexte des exploits est vraisemblablement historique. Mais quant à savoir s'il a bien vécu, s'il s'agit de l'amalgame de différents personnages, ou les deux, la question reste posée32.

Si l'on se fie à de nombreuses traditions le concernant, il est un ancien roi d'Uruk passé à la postérité. La plus ancienne allusion à ce personnage le mettant en rapport avec cette cité est datée du temps du roi Utu-hegal d'Uruk (2120-2112 av. J.-C.)33, mais il s'agit alors du dieu. C'est sous ses successeurs de la Troisième dynastie d'Ur que ce personnage apparaît dans les textes en tant que roi d'Uruk. Les souverains d'Ur III Ur-nammu (2112-2094) et Shulgi (2094-2047) se présentent comme étant ses « frères et amis »34, cherchant à se faire voir comme ses héritiers (leur dynastie semble être originaire d'Uruk).

Gilgamesh est généralement présenté comme étant le troisième d'une lignée de rois de cette cité ayant fait l'objet de récits épiques, après Enmerkar et Lugalbanda. Il est un modèle de roi, qui mène ses troupes au combat, et la tradition lui attribue la construction de l'impressionnante muraille d'Uruk. Si l'on suit la Liste royale sumérienne, on peut dater le règne de Gilgamesh du XXVIIe siècle av. J.-C. environ, à la fin de la période Dynastique archaïque II (2900-2600), parfois considérée comme un « âge héroïque » durant lequel auraient vécu plusieurs des rois-héros dont la tradition épique mésopotamienne a conservé le souvenir (Enmerkar, Lugalbanda, Agga)35. Agga, l'adversaire de Gilgamesh d'après un récit sumérien, est présenté par cette liste comme le dernier roi de la première dynastie de Kish, supplantée par celle d'Uruk. Le passage du témoin se ferait donc sous le règne de Gilgamesh. D'après la liste royale Agga est précédé à la tête de sa cité par Enmebaragesi, personnage connu par des inscriptions de son époque, et qui a donc vécu avec certitude36. Dans l'hymne du roi Shulgi mentionnant Gilgamesh, c'est ce dernier roi de Kish qui est l'adversaire du roi d'Uruk. Cela rend donc plus envisageable son existence en tant qu'être humain. Mais il est possible que le personnage héroïque de Gilgamesh se soit développé à partir d'une divinité vénérée particulièrement dans la région d'Uruk, car c'est sous sa forme divine que Gilgamesh apparaît dans nos sources les plus anciennes le mentionnant, à la période tardive des Dynasties archaïques (soit deux ou trois siècles après son existence supposée).

La cité d'Uruk est l'une des plus importantes villes de basse Mésopotamie durant la période où aurait vécu Gilgamesh, le début de l'époque dite des Dynasties archaïques. C'est sans doute la plus grande ville de cette région, avec des murailles et des monuments impressionnants. Le cycle épique de ses souverains, ainsi que la Liste royale sumérienne en font une des grandes puissances politiques de cette époque37. Les récits relatifs aux rois prédécesseurs de Gilgamesh sur le trône de la cité, Enmerkar et Lugalbanda mettent souvent en scène leur rivalité avec la ville d'Aratta, sans doute localisée dans le Plateau iranien, tandis que Gilgamesh semble s'être opposé à Kish, la grande puissance du nord de la basse Mésopotamie. Les rois d'Uruk ont tous un lien particulier avec la divinité Inanna/Ishtar, déesse de la ville d'Uruk, où elle a son grand temple, l'Eanna, principal complexe monumental de la ville, avec Kullab, le quartier de son père le dieu Anu (d'où vient peut-être Gilgamesh, si on suit la Liste royale). Mais alors qu'Enmerkar et Lugalbanda ont un très bon rapport avec la déesse, Gilgamesh semble avoir des relations plus conflictuelles avec elle.
Gilgamesh dans la culture populaire contemporaine

Oublié depuis la fin de la civilisation mésopotamienne aux débuts de notre ère, Gilgamesh est redécouvert après la traduction des tablettes de son épopée de la version des bibliothèques de Ninive exhumées dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s'agit d'une des découvertes les plus retentissantes des débuts de l'assyriologie, puisque c'est par la traduction de tablettes de l'Épopée que l'anglais George Smith redécouvre en 1872 la première version mésopotamienne du mythe du Déluge, qui marque le début des découvertes jetant un pont entre la tradition biblique et la mythologie mésopotamienne38. Par la suite, la traduction complète de l'Épopée permet de redécouvrir les exploits de celui qui est vu comme le plus ancien héros connu, et ce personnage et ses aventures deviennent une référence et l'objet de réflexions dans certaines œuvres littéraires, théâtrales, musicales39, et plus récemment dans des formes plus modernes comme la télévision ou les jeux vidéo, même s'il est loin d'être aussi connu que Ulysse ou le Roi Arthur, du fait de la faible exposition de la mythologie mésopotamienne.
Littérature

L'introduction de l'épopée dans les programmes de sixième a induit de nombreuses réécritures, celles de Jacques Cassabois, (Le premier roi du monde : l'épopée de Gilgamesh, Gallimard, 2004) est la plus poétique. La plus fidèle aux sources historiques est celle de Stéphane Labbe (Le Récit de Gilgamesh, L'école des loisirs, 2010).
Gilgamesh est le héros du roman Jusqu'aux portes de la vie (1990) de Robert Silverberg. Dans cette histoire, s'ennuyant de l'enfer, Gilgamesh décide de retrouver la porte du monde des vivants ; ce roman fait suite à Gilgamesh, roi d'Ourouk (1989) qui reprend les principaux éléments de l'Épopée.

Film / Télévision

C'est également un personnage des séries d'animation japonaises Fate/stay night (Type-Moon) et Fate/zero

Serrix77
Serrix77
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:29:10

Quelle est la raison de le poster deux fois ? :noel:

Et c'est surtout que je le lis pas parce que c'est sur Fate quelque chose et que je connais pas :hap:

TohsakaSakura
TohsakaSakura
Niveau 1
10 janvier 2013 à 21:37:23

Non c'pas sur Fate :rire:

régné vers 2650 av. J.-C., ainsi qu'un dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne. Il est le personnage principal de plusieurs récits épiques, dont le plus célèbre est l'Épopée de Gilgamesh, qui a rencontré un grand succès durant la Haute Antiquité.
Sommaire
lle il est attesté dans les textes2. Ces récits sont à resituer dans une tradition attribuant des actes légendaires à des anciens rois d'Uruk, Gilgamesh et ses deux prédécesseurs Enmerkar et Lugalbanda3. La tradition liée à Gilgamesh est celle dont le plus d'œuvres sumérien Deux récits de combats, dits Gilgamesh et le Taureau céleste5 et Gilgamesh et Huwawa6 qui opposent le héros, aidé de son ami Enkidu, à des monstres : le taureau envoyé par la déesse Inanna ou le terrible géant Huwawa (Humbaba), gardien de la Forêt des cèdres, épisodes repris plus tard dans l'Épopée.
La mort de Gilgamesh7 est un récit mal conservé de l'agonie du héros, auquel les dieux confèrent le rôle de juge des morts.
Dans Gilgamesh, Enkidu et les Enfers8, Enkidu descend aux Enfers pour y chercher les insignes de royauté donnés par Inanna à Gilgamesh, que celui-ci y a laissé tomber ; Enkidu est alors retenu aux Enfers, mais son esprit revient raconter à Gilgamesh ce qui se passe dans le monde des morts.

L'Épopée
Article détaillé : Épopée de Gilgamesh.
Tablette de la version ninivite de l'Épopée de Gilgamesh.

Le début du IIe millénaire av. J.-C. voit le début de la rédaction de récits en akkadien mettant en scène Gilgamesh, qui aboutissent finalement dans l'élaboration d'un seul récit massif, appelé Épopée de Gilgamesh par ses traducteurs contemporains9. Elle rencontre un très grand succès dans tout le Proche-Orient ancien : des versions sont retrouvées jusqu'à Megiddo au Levant, Tell el-Amarna en Égypte, et Hattusha en Anatolie centrale. Sur ce dernier site, on a même retrouvé des fragments de traduction de l'œuvre en hittite et en hourrite. La version la plus complète est celle retrouvée à Ninive, appelée parfois « version standard »10. Elle se compose de onze tablettes, et est notre meilleure source pour connaître le déroulement du texte.

deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba de la Forêt de cèdres du Liban, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduite brutalement. Houmbaba (ou Houwawa), aux pouvoirs magiques exagérés, est un monstre aux pattes de taureau et gueule de lion. Après l'avoir tué, Gilgamesh et Enkidu repartent glorieux à Uruk avec le bois précieux. En représailles, les dieux provoquent la mort d'Enkidu. C'est le tournant de l'œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d'éviter la mort. Cela l'amène sur l'île où vit Ut-napishtim le supersage, survivant du Déluge personnage ayant inspiré Noé dans les écrits bibliques.
Les autres sources du Proche-Orient ancien

D'autres sources sumériennes et akkadiennes fournissent des informations sur Gilgamesh, parfois en tant que divinité des Enfers et pas seulement en tant que personnage héroïque11 :

D'après la Liste royale sumérienne12, Gilgamesh est le cinquième roi de la première dynastie d'Uruk, présenté comme le fils d'un démon-lilū, seigneur de Kullab (un village qui devient un des deux quartiers principaux d'Uruk), qui aurait régné 126 années.
Un hymne du roi Shulgi de la Troisième dynastie d'Ur (2094-2047 av. J.-C.) mentionne les exploits de Gilgamesh13 Il évoque notamment les combats de Gilgamesh contre la cité rivale de Kish, dont il défait le souverain Enmebaragesi.
Plusieurs tablettes administratives retrouvées sur des sites de la période archaïque (Fara, Girsu) et de la Troisième dynastie d'Ur enregistrent des mouvements de biens offerts au dieu Gilgamesh en diverses occasions14.
D'après la Chronique de Tummal, un texte racontant la reconstruction d'un temple d'Enlil à Nippur, Gilgamesh et son fils Ur-lugal feraient partie des anciens rois ayant fait restaurer cet édifice15.
Une prière akkadienne est dédiée à Gilgamesh en tant que divinité infernale16.
La Ballade des héros des temps jadis, une prière datant de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C., mentionne Gilgamesh ainsi qu'Enkidu et Humbaba parmi une liste d'illustres personnages héroïques de la Mésopotamie17.
Gilgamesh apparaît dans des listes de présages et des incantations du IIe et du Ier millénaire18.
Une « Lettre de Gilgamesh » datant du VIIe siècle av. J.-C. a été exhumée à Sultantepe : il s'agit peut-être de l'œuvre d'un scribe se mettant dans la peau du héros, au ton légèrement humoristique19. Gilgamesh demande à un autre roi de lui envoyer des pierres précieuses pour faire réaliser une statue d'Enkidu après la mort de ce dernier, allusion à un passage de l'Épopée.
Des passages de l'Épopée de Gilgamesh font probablement l'objet de représentations iconographiques, mais en l'absence d'inscriptions, il est difficile de savoir avec certitude si c'est bien ce héros qui est représenté20. On a longtemps pensé que le héros nu aux longs cheveux représenté souvent sur des sceaux-cylindres et accompagné d'un homme-taureau représentait Gilgamesh accompagné d'Enkidu, mais il s'est avéré qu'il s'agissait probablement de la divinité protectrice Lahmu. Seuls quelques plaques d'argile voire quelques sceaux-cylindres pourraient représenter des passages de combats de l'Épopée, à savoir ceux contre Humbaba et contre le Taureau Céleste.

En dehors de la sphère culturelle mésopotamienne

Le nom de Gilgamesh et sa renommée ne sont pas oubliés après la fin de la civilisation mésopotamienne au début de notre ère. On le retrouve mentionné dans des documents plus tardif élaborés hors de Mésopotamie. Sa figure ne correspond alors que vaguement à l'image laissée par la tradition mésopotamienne.

Gilgamesh est mentionné dans deux parchemins des Manuscrits de la mer Morte datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvés dans la grotte 4 de Qumran, écrits en araméen. Ce personnage est un des « géants » nés de l'union entre des démons et des mortelles, symbolisant peut-être pour les sectes à l'origine de ces textes la pensée des Gentils (i.e. les Grecs), qui serait issue de démons21.
Une œuvre grecque de l'époque romaine mentionne le héros : il s'agit du De natura animarum d'Élien le Sophiste (début IIIe siècle)22. Un passage de l'œuvre (XII, 21) parle du roi Seuchoros de Babylone, auquel il est fait le présage que sa sœur enfantera un garçon qui le détrônera. Il décide donc de l'enfermer dans une tour, où elle accouche d'un fils, nommé Gilgamos, que des gardes précipitent du haut de l'édifice pour le tuer. Mais un aigle le rattrape, et le confie à un jardinier qui l'élève, ce qui permet à la prophétie de s'accomplir, Gilgamos devenant roi de Babylone. Ce mythe semble faire référence à une légende relative à la naissance de Sargon d'Akkad.
L'Épopée de Gilgamesh a très probablement influencé le Récit de Buluqiya dans les Mille et une nuits, les héros des deux récits étant chacun un jeune roi partant à l'aventures pour obtenir l'immortalité23.

Le personnage : un roi, un héros, un dieu
Un roi-héros
Bas-relief représentant la déesse Ninsun, mère de Gilgamesh selon l'Épopée, période néo-sumérienne (fin du IIIe millénaire).

Gilgamesh est présenté dans tous les récits épiques où il apparaît comme un personnage hors du commun, de par sa stature et par les exploits qu'il accomplit. Il est grand, beau et fort, et sa seule apparition sur les murailles d'Uruk suffit à effrayer l'armée de Kish dans Gilgamesh et Agga. D'après les titres donnés par les Anciens mésopotamiens à l'Épopée, qui sont en fait leur incipit, eux exhumés en Mésopotamie (c. 2600-2500 av. J.-C.). Le mythe de la La mort de Gilgamesh est certes un texte pessimiste, présentant comme un échec la quête d'immortalité du héros, mais finalement il devient une des divinités des Enfers, ce qui peut être vu comme une sorte de compensation. Plus précisément, plusieurs textes semblent indiquer que Gilgamesh joue le rôle de juge des Enfers. Sa fonction est détaillée dans l'hymne paléo-babylonien qui lui est dédié16, mais elle reste à expliciter dans la mesure où il ne semble pas y avoir de croyance en un jugement après la mort en Mésopotamie. Le tribunal qu'il dirige serait plutôt destiné à juger des affaires liées seulement au monde des morts29. Dans plusieurs textes, on le nomme également « roi des Enfers » (LUGAL KUR.RA), ce qui n'est que rhétorique dans la mesure où les maîtres des Enfers dans la mythologie mésopotamienne sont Ereshkigal et Nergal.

C'est donc en tant que divinité chthonienne, liée aux Enfers, qu'il est vénéré et reçoit des offrandes dans plusieurs temples de basse Mésopotamie, où il dispose de statues à son effigie comme les autres dieux30. Ainsi, à Lagash à l'époque archaïque (c. 2400-2350), il reçoit des sacrifices, notamment lors d'une fête religieuse liée au monde des morts, et il dispose même d'un lieu de sacrifice spécifique appelé « Quai de Gilgamesh » (GÚ DBÌL.ÀGA.MES). Son culte est encore attesté à l'époque de la Troisième
Il est courant de trouver dans les ouvrages spécialisés que Gilgamesh est un personnage qui a probablement existé, avant d'être « héroïsé » puis divinisé par les générations qui lui ont succédé31. Mais pourtant il manque une preuve déterminante de la réalité de son existence, qui reste toujours non prouvée. Il est donc à classer au même titre que Roi Arthur dans la catégorie des personnages dits « semi-légendaires », apparaissant comme des héros dont le contexte des exploits est vraisemblablement historique. Mais quant à savoir s'il a bien vécu, s'il s'agit de l'amalgame de différents personnages, ou les deux, la question reste posée32.

Si l'on se fie à de nombreuses traditions le concernant, il est un ancien roi d'Uruk passé à la postérité. La plus ancienne allusion à ce personnage le mettant en rapport avec cette cité est datée du temps du roi Utu-hegal d'Uruk (2120-2112 av. J.-C.)33, mais il s'agit alors du dieu. C'est sous ses successeurs de la Troisième dynastie d'Ur que ce personnage apparaît dans les textes en tant que roi d'Uruk. Les souverains d'Ur III Ur-nammu (2112-2094) et Shulgi (2094-2047) se présentent comme étant ses « frères et amis »34, cherchant à se faire voir comme ses héritiers (leur dynastie semble être originaire d'Uruk).

Gilgamesh est généralement présenté comme étant le troisième d'une lignée de rois de cette cité ayant fait l'objet de récits épiques, après Enmerkar et Lugalbanda. Il est un modèle de roi, qui mène ses troupes au combat, et la tradition lui attribue la construction de l'impressionnante muraille d'Uruk. Si l'on suit la Liste royale sumérienne, on peut dater le règne de Gilgamesh du XXVIIe siècle av. J.-C. environ, à la fin de la période Dynastique archaïque II (2900-2600), parfois considérée comme un « âge héroïque » durant lequel auraient vécu plusieurs des rois-héros dont la tradition épique mésopotamienne a conservé le souvenir (Enmerkar, Lugalbanda, Agga)35. Agga, l'adversaire de Gilgamesh d'après un récit sumérien, est présenté par cette liste comme le dernier roi de la première dynastie de Kish, supplantée par celle d'Uruk. Le passage du témoin se ferait donc sous le règne de Gilgamesh. D'après la liste royale Agga est précédé à la tête de sa cité par Enmebaragesi, personnage connu par des inscriptions de son époque, et qui a donc vécu avec certitude36. Dans l'hymne du roi Shulgi mentionnant Gilgamesh, c'est ce dernier roi de Kish qui est l'adversaire du roi d'Uruk. Cela rend donc plus envisageable son existence en tant qu'être humain. Mais il est possible que le personnage héroïque de Gilgamesh se soit développé à partir d'une divinité vénérée particulièrement dans la région d'Uruk, car c'est sous sa forme divine que Gilgamesh apparaît dans nos sources les plus anciennes le mentionnant, à la période tardive des Dynasties archaïques (soit deux ou trois siècles après son existence supposée).

La cité d'Uruk est l'une des plus importantes villes de basse Mésopotamie durant la période où aurait vécu Gilgamesh, le début de l'époque dite des Dynasties archaïques. C'est sans doute la plus grande ville de cette région, avec des murailles et des monuments impressionnants. Le cycle épique de ses souverains, ainsi que la Liste royale sumérienne en font une des grandes puissances politiques de cette époque37. Les récits relatifs aux rois prédécesseurs de Gilgamesh sur le trône de la cité, Enmerkar et Lugalbanda mettent souvent en scène leur rivalité avec la ville d'Aratta, sans doute localisée dans le Plateau iranien, tandis que Gilgamesh semble s'être opposé à Kish, la grande puissance du nord de la basse Mésopotamie. Les rois d'Uruk ont tous un lien particulier avec la divinité Inanna/Ishtar, déesse de la ville d'Uruk, où elle a son grand temple, l'Eanna, principal complexe monumental de la ville, avec Kullab, le quartier de son père le dieu Anu (d'où vient peut-être Gilgamesh, si on suit la Liste royale). Mais alors qu'Enmerkar et Lugalbanda ont un très bon rapport avec la déesse, Gilgamesh semble avoir des relations plus conflictuelles avec elle.
Gilgamesh dans la culture populaire contemporaine

Oublié depuis la fin de la civilisation mésopotamienne aux débuts de notre ère, Gilgamesh est redécouvert après la traduction des tablettes de son épopée de la version des bibliothèques de Ninive exhumées dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s'agit d'une des découvertes les plus retentissantes des débuts de l'assyriologie, puisque c'est par la traduction de tablettes de l'Épopée que l'anglais George Smith redécouvre en 1872 la première version mésopotamienne du mythe du Déluge, qui marque le début des découvertes jetant un pont entre la tradition biblique et la mythologie mésopotamienne38. Par la suite, la traduction complète de l'Épopée permet de redécouvrir les exploits de celui qui est vu comme le plus ancien héros connu, et ce personnage et ses aventures deviennent une référence et l'objet de réflexions dans certaines œuvres littéraires, théâtrales, musicales39, et plus récemment dans des formes plus modernes comme la télévision ou les jeux vidéo, même s'il est loin d'être aussi connu que Ulysse ou le Roi Arthur, du fait de la faible exposition de la mythologie mésopotamienne.
Littérature

L'introduction de l'épopée dans les programmes de sixième a induit de nombreuses réécritures, celles de Jacques Cassabois, (Le premier roi du monde : l'épopée de Gilgamesh, Gallimard, 2004) est la plus poétique. La plus fidèle aux sources historiques est celle de Stéphane Labbe (Le Récit de Gilgamesh, L'école des loisirs, 2010).
Gilgamesh est le héros du roman Jusqu'aux portes de la vie (1990) de Robert Silverberg. Dans cette histoire, s'ennuyant de l'enfer, Gilgamesh décide de retrouver la porte du monde des vivants ; ce roman fait suite à Gilgamesh, roi d'Ourouk (1989) qui reprend les principaux éléments de l'Épopée.

Film / Télévision

C'est également un personnage des séries d'animation japonaises Fate/stay night (Type-Moon) et Fate/zero

Serrix77
Serrix77
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:41:00

T'as mis ça en signature ou quoi ? :noel:

:oui: :non: gigot jeu *teuh* lllais

Kinglos
Kinglos
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:41:45

Arrête ou je DDB pour flood :hap:
Car là je perçois ton jeu : tu fais cela afin de possèder un pseudo avec un ratio caractères/messages supérieur à Nono', ce qui est complétement con et en plus ça nous pourrit la vue :hap:

C'est comme si je créais un pseudo afin de poster en mode gros floodeur toutes les missions de Sam Tenner, certes j'aurais un ratio de 2000, mais ça ne servirait à rien :pf:

Kinglos
Kinglos
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:43:23

+ Tu souilles ce beau pseudal en faisant l'éloge de Gilga' :noel:

Car bon, c'est pas non plus l'amour fou entre Sakura et Gilga', surtout dans HF où DS lui a réappris la définition du mot cheat :hap:

TohsakaSakura
TohsakaSakura
Niveau 1
10 janvier 2013 à 21:45:26

J'apprécie Gilga', je dédie mes posts à lui ! Et puis pour le nombre de posts que je ferai en monosmileys y tout, ces passages de dévouement à mon perso' préféré seront dispersés :hap:

Et puis, ose me DDB, ose DDB Sakura :hap:

Kinglos
Kinglos
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:46:58

++ Thosaka Sakura :hap: ?

Elle n'est pas plus Tohsaka qu'Illya n'est une Emiya, pas plus Tohsaka que Shirou n'est un Emiya, pas plus Tohsaka que Shinji n'est un digne descendant de la digne famille des Makiri :noel:

Moulin-Wesh
Moulin-Wesh
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:48:01

Arrêtez de parler de ce truc, non seulement vous nous spoilez, et en plus on en a rien à carrer ! :rire:

Parlons plutôt des boules d'Aman :sournois:

Plus sérieusement, t'as rien à craindre : je me suis rasé plein de fois et ça craint rien tant que tu fais pas le débile :ok:

Même que y a deux ans c'est une infirmière qui m'a rasé quand j'avais l'appendicite :noel:
Bon elle m'a rasé que la vessie, mais encore un peu et elle voyait mon paquet :rire2:
Une petite jeune, que j'ai pas revu après parce que j'ai changé de service :(

kotomine
kotomine
Niveau 10
10 janvier 2013 à 21:49:29

VOUS, pas nous :hap:

Mais je préviens alors :noel:

:spoiler:

Espèce de...! A la base elle est une Tohsaka, m'enfin :noel:

:spoiler:

+Jerry No' :rire:

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