Faire ses preuves
Je venais d’accoster au Port de Naples, j’avais quitté mon pays natal pour le pays natal de mes parents. Je sais Smith n’est pas vraiment italien…
La ville était vraiment belle de nuit, les rues étaient presque vides. Sur la berge, les marins s’empressaient d’achever le nettoyage de leur navire et se hâtaient de porter leur cargaison à l’abri dans des entrepôts tout proches.
Je me dirigeais alors vers une sorte de magasin général qui était encore ouvert. La nuit venait juste de tomber, certains magasins avait encore leur porte ouverte. J’entrais alors dedans et vis un homme plutôt âgé, la vieillesse lui marquait le visage. Je lui fis un signe de la tête pour lui dire bonjour et visitai le magasin. Je devais trouver à manger, mais surtout à boire. Je sentais mes forces me quittaient de plus en plus, je pris un litre d’eau et paya, l’homme me regarda et me dit :
- Ca fera 2 florins
Je sortis alors l’argent de mon portefeuille et paya, puis à l’extérieur du magasin je vidais la bouteille en trente seconde. J’avais vraiment soif, cette eau me donna plus de force pour continuer ma recherche d’un nouveau domicile.
J’avais dans l’idée de rester près du port, l’odeur de la mer me redonnait un peu de force, puis c’était un coin plutôt tranquille par rapport au centre-ville. Il y avait à quelques mètres de la côte une sorte d’épave, un marin me dit que cela fessait bien 5 ans qu’elle était là et personne ne voulait la bougeait. Je m’y installai donc, il y avait beaucoup de modification à faire surtout pour l’électricité. Le plancher était vraiment mou dû à l’eau, il fallait vraiment tout refaire, le pont inférieur était remplies d’algues et de coquillages. Puis une odeur de moisissures parcourait le bateau.
Après quelques jours de mise en place de ma planque, l’endroit était encore assez sale mais vivable. Je partis donc entraîner un peu mes pouvoirs. Je ne savais pas réellement comment il fonctionnait, ni même toutes les capacités que j’avais en réserve. Étais-je le seul sur Terre ? Avais-je qu’un seul pouvoir ? Beaucoup de questions restaient sans réponse dans ma tête. Il fallait que je trouve des réponses.
Il devait être 14h, je me dirigeai alors vers le centre-ville à pied puisque je n’avais pas encore de véhicule, je penchais beaucoup pour une moto. En passant devant une ruelle je vis un homme se battre face à deux gars. Ses agresseurs le frappaient en même temps. Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas me battre et je ne voulais pas montrais mes pouvoirs. Je me dirigeai alors vers eux en empoigna l’un des hommes pour le jetait au sol. Le deuxième se retourna et voulut me frapper, grâce à un réflexe que je n’imaginais même pas l’existence je m’accroupis pour esquiver son coup et remontais mon poing dans l’estomac de mon agresseur. Celui-ci tituba mais se stabilisa et me fonça dessus à une vitesse hallucinante et me frappa vivement dans les côtes, j’entendais le bruit d’os cassés. Je tombai au sol mais me releva assez vite, j’étais une personne ne refusant pas la défaite. Mais le deuxième homme me mit un coup de pied fulgurant dans l’abdomen qui me fit voltiger sur deux bons mètres. Je venais de cracher un peu de sang, l’homme que j’étais en train de défendre c’était évanoui et il n’y avait personne au alentour. Je pouvais utiliser mon pouvoir mais il fallait que je les tues pour qu’il n’y ait aucun témoin. Mais comment tuer des hommes avec de l’eau ? Mon pouvoir ne servait à rien pour attaquer. Mon sang dégoulinait de plus en plus, l’un des hommes m’empoigna et me jeta au sol. Il y avait une flaque d’eau à quelques mètres de moi. Je savais que grâce à celle-ci je regagnerais des forces, et j’augmenterais ma puissance. Je rampais alors en direction de cette flaque et posa ma main dessus. Je sentais une énergie en moi et me relevai d’un bond. Je pouvais voir dans les yeux de mes agresseurs de la surprise et un peu de peur.
Je fonçais alors tête baissé sur l’un et lui assénais une droite mémorable dans la mâchoire, du sang jaillit et une dent tomba au sol. L’homme s’attrapa la mâchoire et j’ne profitais alors pour lui frapper l’estomac de toute mes forces. Il cracha une bonne flaque de sang avant de s’écrouler au sol. Le deuxième homme sortit un couteau et fonça sur moi, je fis un geste de la main comme si j’avais un bouclier pour me protégeais et de l’eau se mis entre lui et moi. La pression de l’eau fit lâcher l’arme et elle tomba au sol. Je projetais alors mon adversaire et ramassais l’arme. L’homme se releva abasourdi, mais il fonça tout de même sur moi et me frappant au visage, je voyais flou. D’un coup à l’aveuglette je tailladais la cuisse de mon adversaire qui s’apprêtait à fondre sur moi. Ma lame déchira l’étoffe de son jean et s’enfonça dans le muscle et les tendons. Dans un cri déchirant, l’homme bascula en arrière en agrippant ses deux mains sur sa blessure d’où le sang coulait à flots. L’homme tomba au sol dans une flaque d’eau après un coup de poing dans le menton. Je posais alors ma main gauche dans la flaque d’eau et la droite sur le visage de mon adversaire sonné. L’eau de la flaque se transféra dans la bouche de mon adversaire qui s’étouffa et mourra noyé. Le deuxième homme était encore au sol, il ne bougeait presque plus. Je m’approchai alors de lui et lui planta le couteau dans l’œsophage.
L’homme que je venais de sauver était encore le coma, je le déposais alors à l’hôpital. La nuit commençait à tomber sur la ville, je partis donc en direction de ma planque et pensant à ce que j’avais réalisé aujourd’hui. Je m’installais dans mon lit et m’endormis.