Le métalleux rebelle
C’est le plus répandu. Il a en général entre 12 et 18 ans et peu de repères musicaux. C’est alors que notre cher ami découvre les joies de la bande, des copains, etc. L’influence du gang s’exerce sur lui qui n’est qu’un mouton innocent en quête d’un modèle à suivre. Une véritable feuille blanche attendant d'être écrite. Grâce à ses petits camarades donc, il vient d'avoir LA révélation en écoutant des groupes « super dark » comme Rammstein, Linkin Park, System Of A Down, et surtout Slipknot (LA référence des métalleux rebelles). Il découvre alors ses nouveaux dieux. Comment a-t-il pu vivre auparavant sans eux ? En se distinguant des minettes qui écoutent Paris Hilton, des racailles et autres « mecs de la téci qui ont souffert leur race », notre métalleux se sent différent. Il pense écouter des groupes détenant la vérité vraie. Il a trouvé sa voie, sa raison d'être.
Evidemment, il faut qu'il affiche cette nouvelle personnalité au grand jour, donc, nouveau look. Il décide d’aller dévaliser les magasins de skate, comme l’Indien Boutique et Goéland Productions. C’est dans ces endroits qu’il trouvera son bonheur. Des baggys XXXL qui lui tomberont jusqu’aux genoux pour que l’on puisse admirer son caleçon, des pulls à capuche avec des messages hautement intellectuels tels « All we need is beer », « Fuck Bush », « casse-couilles et fier de l'être » etc.
Autre marque de fabrique du métalleux collégien : son sac à dos qu’il ne quittera plus, même vide, mystère encore irrésolu. Dessus, on y trouve toute sorte de choses : des badges « anarchie », dont il confond parfois le signe avec « peace & love », les autocollants officiels des groupes qu’il affectionne ainsi que des messages stupides marqués au Tipp-Ex : Che 4ever (dont il pense qu’il est espagnol…), le nombre 666 et le classique : « mort au capitalisme »… En effet, notre métalleux veut affirmer sa haine contre la société capitaliste dans laquelle il vit. Cette même société qui lui permet d’être ce qu’il est. C’est sa petite touche personnelle et croit être le seul à avoir le courage de porter des slogans aussi forts et engagés…
Oh putain, je me suis reconnu 
Je commence à flipper 