Matt
Chapitre introduction personnage Scott Landers.
Station spatiale Astridius, secteur 7 logement du personnel. 7:00 am. 31 décembre.
La sonnerie irritante du réveil m'extirpa de mon sommeil. Me déplaçant avec la vigueur d'une limace, je cherchai d'une main à éteindre l'odieux appareil.
"Tais toi bon sang.... Mais tais toi!"
Les yeux encore collés par la fatigue, ce fut d'une cadence de pas lourdes et irrégulières que je me dirigeai vers la salle de bain. L'eau chaude commença à m'insuffler peu à peu un regain d'énergie. Sans aucun doute l'un des meilleurs et rares moments de la journée. Je m'habillai en vitesse pour aller profiter du plaisir numéro deux de la vie, manger. Hélas, le réjouissement s'ébranla rapidement à la vue de mes maigres réserves de nourriture, paye misérable obligeait. 975 crédits par mois, tout juste des miettes. J'allai devoir encore manger leurs merdes lyophilisées dans le réfectoire si je désirai boucher le trou de mon estomac. Avant de partir, je regardai fixement l'un des poster qui décora mon appartement minable. Je plaquai mon front sur l'illustration de l'héroïne puis je laissai glisser mes mains doucement le long des extrémités de l'image. Dans un état subjectif, j'inspirai et j'expirai profondément.
"Haaa moooeee"
Se situant à environ un kilomètre de chez moi, je rejoignis la station de tram à pied. Marcher..... c'était vraiment le truc que je ne supportai pas. Je commençai déjà à sentir des crampes et des sensations de brûlure aux mollets. En général j'évitai le regard des passants, tous ces gros cons emplis de préjugés grotesques. Malheureusement, ce genre d'être, il y en avait à la pelle. Pour éviter de croiser leur sale gueule arrogante, je concentrai mon attention ailleurs, comme par exemple les structures métalliques impeccables des bâtiments, les panneaux publicitaires alléchants ou encore l'immense dôme qui nous recouvrait, vue dont je me lassai jamais. Ha quand même..... après douze longues minutes de torture musculaire, j'arrivai enfin à ma première destination.
Une fois assis à l'arrière du transport, bien à l'écart de tous ces connards, je repensai à la même interrogation comme les précédents jours. Cette même interrogation qui me détruisait petit à petit mentalement. Combien de temps encore allai je tenir dans ce contexte? Je ne supportai plus le métier que je pratiquai, ni les gens qui m'entourèrent. Je ne possédai plus aucune motivation, et parfois même aucune envie de vivre. La routine ne me dérangea le moins du monde, mais celle que je vécus au quotidien me répugna au plus au point. Tiens ...bizarre... la voilà la raison de tous ces bruits de couloirs..... "Qu'ils avait réussit à le ramener ici" "C'est pas croyable, il est là gnagnagna"..... Par la vitre, se trouvait au loin un ancien vaisseaux au destin funeste, un brise surface plus exactement, le fameux USG ishimura. Mais pourquoi diable avaient ils récupéré cette épave? Peut être pour le démanteler et recycler ses matériaux? Futur monument historique? Ho et puis merde je m'en cognai royalement, j'avai d'autres soucis en tête. Une voix robotisée, que je trouvai bien sensuelle au passage, me tira in extrémis de l'endormissement.
" Prochain arrêt secteur 11 zone industrielle, passez une bonne journée "
J'arrivai devant l'agence ou je devais prendre connaissance des mes instructions journalières. Je ne saluai pas mes collègues de travail. Je les méprisai. Et sans surprise, ce fut réciproque. Aucune importance. Je me hâtai vers l'hologramme central de la pièce pour évaluer rapidement les tâche à effectuer. Ho misère, pfffffff........ j'allai devoir faire parti de l'équipe de nuit pour des réparations dans une chaufferie. Complètement abattu, je me trainai vers le vestiaire, tout en maudissant mon chef de service. Le dégout total effaça complètement ma faim. Dépité, j'ouvrai mon casier pour me mettre en tenue de travail. et j'observai attentivement le cutter plasma que j'avais entreposé, engrangeant des films dans mon esprit détraqué. Premier scénario, je chopai l'arme et je tirai sur tout ce qu'il bougea aux alentours, y compris cet enculé de vieux con qui me tyrannisa depuis des années. Pour le deuxième, je me foutais une balle dans le crâne tout simplement. Il n'y avait rien à espérer de cette vie pitoyable..... Finalement je refermais le casier violemment, signe évident de ma profonde couardise..... Retour à la réalité.....
Un autre instant de réflexion me tirailla la conscience. Étrange, hormis ces désagréments, je ressentis un mauvais pressentiment Une angoisse qui monta peu à peu, largement plus intense de ce j'éprouvai au quotidien....
Désolé pour les fautes d'orthographes 