Partie XIII, épilogue.
Stanley Krieger
« - Je vais rejoindre Prometheus. Je vais retrouver ma fille, peu importe les obstacles, peu importe ce que je devrais faire pour arriver à mes fins… Qui me suit ? »
J’étais encore trop fatigué pour répondre. Seul le flic de base prit la parole et annonça qu’il y réfléchirait. Ceci me fit doucement rire.
-Bravo ! Vous finirez mort et enterrés avant 40 ans.
Le flic me pointa du doigt et fit sa tête de playmobil énervé.
-Toi l’enculé de service sans foi ni loi tu fermes ta gueule ! Tu es toléré ici tu m’entends ?! Tu m’entends ?
-Je ne fais que de parler de ce que je connais, fiston. J’ai passé ma vie a vous traquer et…j’ai toujours été le gagnant. Un conseil, quand un mec comme moi entrera dans ta chambre la nuit pour te tuer, ça ne sert a rien de pleurer…
-Ca ne m’étonne pas de toi, tuer les gens qui dorment. Tu ne resteras qu’un ramassis de merde. Moi au moins je me battrai pour une juste cause !
-Tu m’en diras tant…
J’avais déjà taxé la réserve de cigarette de la navette et m’en allumais une en profitant un maximum de la fumée. Cette dispute stupide n’était due qu’à la fatigue, mais ça me faisait plaisir de voir que Matt disait enfin ce qu’il avait sur le cœur. Les autres étaient déjà prêts a nous séparer et s’étaient mis debout pour l’occasion. Je repris la parole une dernière fois.
-J’ai une surprise pour chacun de vous tous les gars.
Daniel, a la barre avec ce « Isaac Clarke », continuait de regarder droit devant lui, mais ça ne l’empêchait pas d’écouter tout ce qu’il se passait à bord.
-Tu vas encore nous faire une blague vaseuse sur la vie sexuelle de nos génitrices…
Je pris une nouvelle fois une grande bouffée de fumée, déçu d’avoir si peu attiré l’attention. Néanmoins, tous les regards étaient tournés vers moi, en silence et dans l’ombre. Nous étions prêts a tous nous endormir à même le sol.
-C’est en effet le cas mais d’abord j’aimerais vous poser une devinette : qu’est ce qui est en fer et abrite quatre multimillionnaires ?
-Nos mères…
-Mais non connard c’est nous !
Un peu énervé je finissais ma clope et jeta le mégot a même le sol. Je me levai et alla voir Daniel qui ne se retourna même pas vers moi.
-J’ai piraté les fond off-shore de la SCT sur Diniz, des fonds dormants totalement illégaux qui étaient tous en Suisse ! Jamais ils ne pourront porter plainte, et plus jamais ils ne pourront nous traquer !
Je me retournais vers le reste du groupe, qui avait disparu. Je n’en revenais pas du peu de réaction que cela avait suscité. Zeff était sur le pas de la porte de la cabine dans laquelle il allait dormir. Je lui adressais la parole avant qu’il ne ferme la porte.
-Désolé vieux, mais a ce moment la…je ne te connaissais pas. T’es toujours pauvre…
-Je m’en fous, « vieux ». Tout le monde s’en fout.
J’étais maintenant seul avec le mec qui conduisait la navette. Je m’assis à coté de lui. Il semblait avoir le même âge.
-Tu le crois toi à ces conneries ? On a vécu l’enfer la bas, on a tué des bestioles immenses à mains nues (surtout moi) et c’est comme ça qu’ils me remercient une fois que je leur dis qu’ils sont riches ?!
-Ouais je les comprends.
-Quoi ? De toute façon tu ne sais pas de quoi je parle.
-Je sais très bien de quoi tu parles.
-Ca, ça m’étonnerais.
-Si, je sais de quoi tu parles. J’ai affronté ces monstres moi aussi. Deux fois, et deux fois seul.
Je ne sus pas quoi répondre et eu le simple réflexe de me lever pour aller dormir. Je titubais un peu sous le coup de la fatigue. J’ouvris la porte d’une cabine et la referma derrière moi.
-Oh et puis allez vous faire foutre… !
J’allumais la lumière pour voir deux lits de libre. Mason avait prit le premier. Il fit un geste pour montrer que la lumière le gênait.
-Toi aussi va te faire foutre.
-C’est toujours un plaisir de parler avec toi, Stan. Merci pour l’argent au passage, j’étais endetté jusqu’au cou.
-Ouais, ouais.
-Tu vas en faire quoi de ton argent ?
-Ce sera ma retraite anticipée. J’irais à Paris et y resterais pour toujours…
Mason regardait le plafond, un bras sur les yeux pour se cacher de la lumière. Il était encore plus crevé que moi.
-Ca tombe bien car j’aurais peut être une proposition à te faire…à Paris.
Bon bah voila c'est à Sala de m'inventer une jolie fin à mon personnage 