J'ai failli poster sur le blabla
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[ - Chapitre 53 : Objectif Tram’ - ]
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Daniel Erikson
Nous sortîmes du bâtiment, que les monstres avaient laisser tomber grâce à Mason qui s’était sacrifié pour nous. Je regardai la rue, m’assurant qu’il n’y avait plus personne, puis dit :
- Je crois qu’il n’est pas nécessaire d’attendre… Je doute qu’il ait survécu. »
- On est plus que trois alors ? » Compléta Matt
- Oui, plus que trois… »
- Et on fait quoi maintenant ? » Demanda K
- Eh bien, on va aller là d’où nous sommes partis… Le centre commercial. En espérant bien sûr qu’ils aient survécus. »
En effet, je restais pessimiste en ce qui concernait la situation actuelle des survivants du supermarché, car ils étaient très nombreux, et parmi eux, seuls quelques-uns savaient se battre. De plus, ils n’avaient pas beaucoup à manger. Ma montre sonna minuit pour nous annoncer qu’une nouvelle journée commençait.
Je dis alors qu’il fallait qu’on se dirige vers une station de tram’. Matt et K acceptèrent et tous ensemble nous nous dirigeâmes vers notre nouvel objectif. Je me rappelai du quartier où nous étions, c’était le quartier agricole, là où se faisaient les cultures et où se trouvaient de nombreux animaux.
Le bâtiment de « Ferme » se trouvait non loin de notre position.
Aussi, nous avions une boule dans l’estomac, car les rues étaient étrangement désertes. Tout d’un coup, un gémissement lointain retentit, nous figeant sur place. Il venait de l’Ishimura…
Les secondes qui suivirent nous délivrèrent de notre paralysie. Des nécromorphes sortaient des rues, des nécromorphes basiques, ceux équipés de lames. Matt et K eurent le temps de se planquer dans un coin sombre, mais moi, dans la précipitation, je m’écroulai au sol et je redoutai le moment fatidique, je me préparai mentalement à la douleur de la lame qui s’enfonce dans ma chair, mais la seule chose que je ressentis, c’était qu’on m’écrasait. Les mutants me marchèrent dessus pendant un long moment, puis tout s’arrêta. Je me relevai, portant une main sur mon dos réduit en miette par la marche de ces créatures infernales.
- Bordel ! C’était quoi ça ?! » Criai-je
- Y a un truc qui cloche, on aurait cru qu’on était invisible pour eux ! »
- C’est peut-être pas plus mal… » Remarqua K
- Trêve de blabla, on verra ça qu’on arrivera… à destination. »
- ça va Dan ? » Me demanda Matt.
- Non, j’ai le dos réduit en bouillie… »
- Tu veux que je t’administre un kit se soin ? »
- Non, ça va, inutile de le gaspiller. »
Matt m’aida alors à marcher. Cependant, après quelques minutes de marches, on vit que le passage pour accéder à la station de tram’ état obstrué par de nombreux débris de bâtiments. Mes camarades semblaient perdre espoir lorsque je me rappelai que la station de tram’ était accessible depuis la « Ferme »
Tout de suite, nos regards se posèrent sur le grand bâtiment agricole, imposant et oppressant.
K engagea, puis nous le suivîmes, Matt et moi, jusqu’à arriver à la porte. Après un piratage rapide du panneau de commande, nous pénétrâmes dans le complexe, dont l’intérieur était sombre.
- Allumez les lampes de vos armes… »
- J’espère qu’on ne va pas croiser de nouveaux bestiaux inconnus… »
- On va où ? »
- Suivez le guide. » Répondis-je.
Je m’avançai, toujours aidé par Matt, et nous parcourûmes les salles les unes après les autres. Soudainement, j’aperçus, dans le halo lumineux de ma lampe, une silhouette étrange. J’en fis part à mes compagnons qui commencèrent à se mettre sur leurs gardes. Nous avançâmes encore un peu lorsqu’une table à côté de moi se reversa.
Une créature me bondit soudainement au visage et je sentis une vive douleur dans mon épaule, comme si on enfonçait une aiguille dedans… En plus gros. Matt avait trébuché et K se mettait à émettre des cris de rage. Je réussis à m’emparer de mon agresseur et l’envoyait contre un mur. Nous jetâmes la lumière de nos lampes sur lui et nous pûmes identifier l’ennemi. C’était un bébé. Celui-ci était pâle, et ses yeux n’avaient plus les couleurs de la vie. Une profonde plaie s’était creusée dans son dos, perpendiculaire à la colonne vertébrale. Trois tentacules en sortirent, équipés chacun d’un embout en forme de pique, l’un étant couvert à moitié de mon sang. Il agita ses tentacules dans le vent, puis les embouts pointus foncèrent sur nous après s’être détachés de leur proprio. J’en évitai un de justesse tandis que Matt s’en prenait un dans le bras. Il lâcha son arme tandis que K tirait sur la bestiole. La créature, affolée, s’accrocha au mur derrière elle et le grimpa avant d’atteindre le plafond et de dégainer ses tentacules, avec à nouveau des embouts épineux au bout, pointés vers l’ex-agent de la SCT. Je levai mon cutter plasma et tranchai l’une des tentacules de l’abomination qui cria. Les deux autres membres se rétractèrent dans les entrailles de la bestiole qui s’enfuit par un conduit de ventilation, brisant la plaque au passage, dont quelques bouts atterrirent sur K.
Celui-ci cria de douleur tandis que Matt s’allongeait, retirant l’épine de son bras. Moi, mon épaule me faisait mal, très mal, et l’attaque avait éveillé ma douleur au dos. K s’avança vers nous et sortit deux kits de soins, un pour moi et un pour Matt.
Après avoir repris quelques forces, nous continuâmes à déambuler dans les couloirs sombres du bâtiment lorsqu’on arriva à la salle où j’avais l’habitude de trouver des animaux. Il y avait un empilement de cadavre de vaches, dans un coin. L’odeur qui s’en échappait était insupportable. Soudainement, une raie jaune sortit de derrière l’empilement et se jeta sur K, déterminée à le tuer. Celui-ci la tua avant même qu’elle ne l’attrape.
- Saloperie ! »
- Je l’avais pas vu venir en plus… »
Je regardai l’Infecteur, puis je jetai un coup d’œil aux corps.
- Merde… Y a pas un truc qui va pas là ? »
- Ouais… Pourquoi ils sont pas transformés… »
- Je sais pas… Pourtant, y avait l’Infector… Il aurait pu les contaminer… »
- Et s’ils ne pouvaient tout simplement pas ? Et si ça touchait que les humains ? »
- Pas con… mais ça me fait flipper… Continuons, j’ai pas envie de rester là une minute de plus… »
Et c’est ce que nous fîmes. Durant notre trajet, nous croisâmes plusieurs cadavres d’animaux, poules, chiens, chèvres etc. Mais pas de cadavres humains, confirmant petit-à-petit notre théorie. Puis la porte de sortie apparue à mes yeux. Nous commençâmes à accélérer vers celle-ci, espérant sortir en vitesse de ce trou.
K fut le premier à se cogner dessus, pensant que les portes étaient automatisées. Il lâcha un juron et tapota l’hologramme bleu mais celui-ci disparu. En colère, il arracha le panneau à côté et plongea ses mains dans les circuits jusqu’à ce que la porte s’ouvre enfin. Nous sortîmes en trombe, et regardâmes avec joie l’extérieur, et plus précisément la station de tram’.
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