=> un gros bémol à ton discours quand même : dans RTW l'IA est totalement incapable de maintenir une ligne de front correcte ce qui permet au joueur de constament exploser les unités de l'IA par derrière. J'appelle pas ça "fonctionner remarquablement"...
Disons que les combats de l'antiquité étant principalement basés sur le choc des masses, une fois les armes de jet lancées, les défauts patents de l'IA se font moins sentir.
Par ailleurs, je dois avouer que je n'ai pas rejoué à RTW depuis X années, mais que j'en garde un bon souvenir.
En particulier, la carte stratégique n'avait pas vraiment d'importance et les mouvements des troupes très peu, car comme l'explique Bonaparte, une armée romaine peut parfaitement se fortifier et se défendre de manière autonome, sans qu'intervienne de manière cruciale la notion de prise à revers ou de flan (attention, je parle des mouvements stratégiques et non d'une bataille ou la prise de flan est évidemment très importante).
Mais, ainsi que l'explique Bonaparte, il en est tout autrement dans le déplacement d'une armée "moderne" : le mouvement stratégique devient en fin de compte plus important que la bataille elle-même. Parce qu'une armée moderne doit en permanence s'étaler, protéger ses ailes avec beaucoup de cavalerie pour éviter d'être tournée ou prise en enfilade. La manoeuvre sur la carte stratégique est donc le premier point-clé que devrait développer ce jeu (ce que faisait parfaitement le système Zücker pour ceux qui ont connu les Wargames papier). Or il ne le fait pas et garde rigoureusement le même système que dans RTW ou MeTW.
Le deuxième problème intervient le jour de la bataille : une armée de cette époque voit ses unités de ligne précédées d'une nuée de tirailleurs qui peuvent de camoufler, s'accrocher à un point chaud comme un bosquet ou des ruines de ferme ou de château. Ceci interdit l'envoi au casse-pipe de la cavalerie ou d'unités de ligne sans aucune préparation.
C'est pourtant ce qui se passe. Tant pis, ça viendra un jour...