Texte numéro j'ai-perdu-le-compte (2e de la page 5, qui commence dans le froid)
On va commencer par placer 5 toutes petites lettres, qui ensemblent forment un grand mot : Bravo.
L'amélioration est simplement époustouflante (et j'en suis époustouflé, si tant est que ce mot existe). Une quantité bien plus importante de détails et de descriptions, on voit bien mieux ce qui se passe. C'est comme le vin : ça se bonifie avec le temps
Bon, 'videmment, rien n'est parfait
Certaines descriptions restent confuses. De petites incohérences nuisent au scénario par ci par là. Et tes soldats professionnels capables de réussir là où personne n'en est capable ... ne me semblent pas tant que ça professionels (deux des soldats qui se perdent pendant une course, et je ne pige pas comment ils ont eu l'idée de grimper dans ce camion)
Allez zou, relecture, et je note tout ce qu'il y a à relever
Au tout début, tu as commencé par la formulation "Machin était maintenant à l'endroit X". Mais c'est pas une formulation d'introduction. C'est plutôt utilisé après un déplacement décrit, c'est une formulation de "liaison".
Là, tu devrais d'abord décrire la colline enneigée, le froid, toussa (la description était d'ailleurs bonne), et ensuite faire "apparaître" les soldats au milieu de cet environnement.
Une phrase du style : "Au sommet de cette colline se trouvait l'escouade ...", après que tu aies décrit ladite colline.
La description qui suit est bonne, et on sent pas mal le froid. L'ennui, là, c'est qu'il y a des fautes de ponctuation : trop de virgules, et pas assez de points. C'est d'ailleurs un défaut récurrent sur tout le texte 
(Après, si t'essaies de mettre plus de points, fais gaffe à ne pas en mettre trop. Il faut le juste milieu).
Un exemple : "Il faisait extrêmement froid, sans vêtements chauds personne ..."
Là, soit il fallait mettre un point et commencer une nouvelle phrase, soit il fallait un mot de liaison. "Et", par exemple : "... froid, et sans vêtements ..."
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Mat guettait attentivement le ciel, une longue minute s’écoula, puis lorsqu’un énorme nuage passa devant la lune, d’un coup la région fut plongée dans le noir, il se tourna alors vers ses hommes.
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Là, il manque des points et des mots de liaison. Je te propose une autre version (parce que c'est plus facile par un exemple) :
"Mat guettait attentivement le ciel. Une longue minute s'écoula, jusqu'à qu'un énorme nuage vienne masquer la lune. La région entière fut alors plongée dans le noir. Il se tourna vers ses hommes."
D'ailleurs, sur ce même passage, je suis quand même surpris que ton personnage arrive à estimer le temps d'obscurité. Surtout sur une demie-heure, ce qui est énorme.
Il n'y a rien de plus changeant qu'un nuage. Dans ce cas, la lune peut réapparaître en quelques minutes (le vent tourne, le nuage se défait) ou en quelques heures (d'autres nuages arrivent, le nuage reste stationnaire).
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Ils plaquèrent leur dos contre la maisonnette et avancèrent, dos contre le mur
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Ici, comme à d'autres endroits que je n'ai pas relevés, tu as une méchante répétition : "dos" deux fois en une seule ligne.
Pense à utiliser des synonymes. Si tu n'en connais pas, une astuce que j'utilise tout le temps quand j'écris : tu mets "synonymes" sur Google et tu prends le premier lien. Après, t'as plus qu'à choisir.
Et si tu ne trouves pas de synonymes, tente de changer la formulation.
A peu près au même endroit : tu nous dis que les deux hommes sont armés de Kalash, mais après tu dis que les fusils sont posés sur une table. Mouais. Pas bien grave.
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L’un d’eux beugla quelques mots dans un dialecte inconnu
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Dialecte inconnu ? L'un de tes soldats parle russe, tu as parlé avant de "langue natale", et tu sais que les soldats sont russes. Alors, wtf ?
Après, le coup du sabotage.
Je crois que le premier réflexe d'un soldat découvrant un sabotage serait de se retourner pour voir s'il y a un ennemi à proximité, plutôt que de rester bêtement à le contempler.
Et ensuite, plutôt que de risquer une attaque au couteau, ton homme aurait plutôt du lui administrer une dose léthale de plomb.
Eventuellement, pour rester silencieux. Mais tes gars faisant une attaque de nuit, ils devraient avoir des armes silencieuses ... non ?
Et après, manque de professionnalisme : ton homme, en tranchant sa cible, aurait du lui plaquer la main sur la bouche pour l'empêcher de crier (bon, d'manières il a pas réussi à crier, mais s'il avait réussi ...)
Après, la phase d'exploration de la cabane est confuse ... j'arrive pas trop à dire pourquoi, mais on ne comprend que difficilement ce qui se passe. Les phrases n'ont pas de suite logique
Arrive ensuite un soldat ennemi. Je ne pige pas trop comment il n'a pas reconnu une voix étrangère (accent américain de surcroît. Sauf si Mikhail est Russe, auquel cas je le vois mal combattre contre les Russes, pour les Américains).
Bon admettons.
Ensuite, que le gars reparte sans le moindre soupçon, alors que l'électricité est coupée (pas de lumière) et qu'il n'a pas vu ses potes ... bref. Peu probable.
Et ensuite, on a pas de "conclusion" de l'incident : on passe à autre chose sans même un éventuel soupir de soulagement, qui aurait été bienvenu.
Juste après, tu aurais du mettre le "fit Mat en scrutant attentivement la carte des yeux." bien plus tôt dans le dialogue, au début. Parce que là, on doit attendre la fin de l'intervention pour savoir qui parle, et en faisant quoi.
Rien de bien grave, mais ça dérange un peu.
Viens ensuite le passage du camion frigorifique.
Ca marche pas mal dans les films d'espionnage et ce genre de trucs, parce que le transport est discret. Mais là, des forces spéciales en territoire hostile, qui doive tout de même savoir ce qui se passe au-dehors ... Moyen.
Et on voit où ça les conduit : embuscade. S'ils avaient avancé à pied, ils ne seraient pas tombés dans un tel piège.
Le passage du camion aurait mérité d'ailleurs plus de description : décrire le bruit de pas du conducteur, le moteur qui démarre, l'engin qui tremble, l'odeur infecte de la viande, que sais-je encore ?
Quand ils descendent du camion, ils sont à une dizaine contre trois. Et ils fuient ? Tu les abats en silence et tu fuies juste après, c'est plus sûr.
Parce que, pendant la fuite, même dans l'obscurité, ils devaient faire de sacrées belles cibles
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une tempête de neige se préparait, on appelait ça un blizzard
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"On appelait ça un blizzard" ? Argl, non, horreur. Si t'es dans un récit d'exploration ou documentaire, okay. Mais là, pourquoi dire que c'était un blizzard ?
Et enfin, comment ont-ils pu perdre de vue les autres ? Pas très professionnel de nouveau.
Ah que j'ai écrit un pavé gigantesque
Les différents trucs que j'ai relevés sont, en général, rien de bien grave.
Pour moi, le principal problème vient maintenant de la ponctuation. Après, il faudra améliorer encore un peu les descriptions.
Continue, c'est de mieux en mieux 