Une dizaine de véhicules encerclèrent les soldats, et immédiatement plusieurs hommes en descendirent et ouvrèrent le feu sur leurs cibles, n’ayant nulle part où se réfugier. Leurs corps furent foudroyés par les balles ennemies, ils s’effondrèrent sur le sol et ne bougèrent plus. Les hostiles se mirent à fouiller la zone, à la recherche d’un éventuel survivant, ils remuèrent les corps, jetèrent rapidement un coup d’œil dans les ruelles environnantes, puis visiblement déçus de ne pas avoir trouvé ce qu’ils cherchaient ils remontèrent dans leurs véhicules et reprirent leur route.
De l’autre côté du village, perchés sur une colline, deux hommes en tenue de camouflage avaient observé le massacre sans pouvoir intervenir.
- QG, ici Charlie, on a perdu Bravo, je répète, on a perdu Bravo.
- Charlie, aucun survivant ? répondit une voix grésillante et métallique.
L’homme prit ses jumelles et jeta un dernier coup d’œil à la place où avait eu le lieu le carnage.
- Négatif QG, aucun signe de vie, répondit-il d’une voix faible et incertaine.
- Bien reçu, on vous envoie un hélico pour vous sortir de là, il sera là dans 15, terminé.
L’homme reposa la radio, et lança un regard à son camarade.
- Dis, tu crois qu’ils ont eu plus de chance en Russie ?
A plusieurs centaines de kilomètres d’ici, un groupe d’hommes armés étaient en pleine forêt enneigée. Il faisait froid, le vent soufflait fort et un silence de mort régnait. Rien ne bougeait, comme si le temps lui-même s’était arrêté, aucun signe de vie nulle part.
- Putain les autres en ont de la chance, beugla un homme.
- Tu parles de Derrick, Adams et des autres ? répliqua un autre soldat.
- Ben ouais, l’Arabie Saoudite c’est mieux que la Russie, on se les gèle grave là.
- Fermez-la vous deux, leur lança un autre individu.
Le commando devait être composé de quatre à cinq personnes, il y avait deux à cinq mètres de distance entre chacun d’eux, ils marchaient tous vers la même direction, veillant à garder les mêmes positions par rapport aux autres. Soudain, le groupe s’arrêta net, le soldat en tête avait levé la main.
- Ok, on y est, ça doit être là, dit-il d’une voix rude et grave.
- Un chalet paumé au milieu des bois, vous êtes sur de vous chef ? lui demanda un autre.
- Qu’est-ce que tu croyais ? Qu’on allait nous planter une multitude de panneaux et de pancartes pour nous indiquer le chemin ? se moqua l’un de ses camarades.
- Chut, en voilà un qui est sorti pour fumer une clope.
- Qu’est-ce qu’on fait chef ?
- Quatre, il est à toi.
- Je m’en occupe, répondit une voix féminine.
Un soldat à la corpulence plus faible que les autres s’avança. Il saisit son arme, un M21 équipé d’un silencieux. Il s’allongea dans la neige, rapprocha la lunette de son œil, plaça son doigt sur la gâchette. Il eut un long silence, puis d’un coup la cible s’effondra dans la neige sans aucun bruit.
-Joli… J’aimerais pas l’avoir comme femme.
Le tireur s’approcha d’un de ses alliés et lui donna un violent coup de poing dans les côtes.
- Ferme-la Jordan.
- Hey à quoi ça sert qu’on nous donne des noms de code si vous ne les utilisez même pas, s’énerva l’un d’entre eux.
- Bon, Trois si je te reprends à te moquer de Quatre… Quand à toi Deux plutôt que de penser à la façon de nous appeler, va me planquer ce cadavre. Bon voilà le topo, Deux et moi on va passer par devant, Trois tu les prends par le flanc droit, Quatre tu entres par l’arrière. Cinq, tu vas rester là, tu nous préviens si y a un problème.
Le groupe de soldats se sépara, chacun d’entre eux partait d’un côté différent. L’un d’entre eux, s’avançait vers la porte principale, tenant fermement son arme d’une main en la pointant vers la porte avec un couteau dans la main gauche.
- Star et Deux en position, à vous, dit-il à faible voix.
- Trois paré.
- Quatre en place.
- Cinq prêt.
- Bien, à mon signal on entre, à trois.
- Un.
Quatre laissa s’échapper un soupir.
- Deux.
Deux regardait son chef d’une étrange façon, malgré sa cagoule, ses yeux restaient visibles. Son chef y lisait de la peur et de l’incompréhension. Il regarda longuement son frère d’armes, puis plaça une sorte de carré blanc sur la porte en bois, il régla le minuteur puis se replaça sur le côté de la porte. L’autre soldat fixait sa montre du regard.
- Trois !
D’un coup, la porte disparut dans une terrible déflagration, laissant place à un écran de fumée.
-Allez, allez ! Hurla Star.
Les deux hommes s’engouffrèrent dans la fumée.
- Trois et Quatre, à vous !
Deux autre explosions simultanées firent trembler la maison. A l’intérieur, c’était la panique, à travers la fumée on distinguait de nombreuses silhouettes courir dans tous les sens en hurlant des paroles incompréhensibles. Star plaça un ennemi dans sa ligne de mire, il tira une balle, la cible s’effondra sur le sol. Rapidement il changea de cible, il aligna deux ennemis et appuya sur la gâchette. Le premier s’écroula durement sur le plancher mais le deuxième avait eu le temps de repérer son assaillant et le tenait en joue. Une balle traversa la gorge de l’hostile.
- Je lance une grenade, à couvert.
Une énorme explosion se produisit au milieu de la pièce, les fenêtres éclatèrent, les murs se fissurèrent puis un énorme nuage de poussière avait envahi la pièce. Plus aucun bruit, toutes les cibles avaient été tuées.
- C’est fini ? demanda l’un des hommes.
- Faut croire, bon on perd pas de temps, récupérez ce qui est récupérable et puis on rentre à la maison. Cinq, rien à signaler de ton côté ?
- Je peux pas parler, ils sont là…
- Cinq, tu me reçois ? répéta le chef d’escouade.
- Chef faut dégager de là, ça sent pas bon.
- Merde… Ils savaient qu’on allait venir, ils nous ont eu, dit Quatre d’une voix inquiète et fébrile.
- Pourquoi tu dis ça ? lança Trois.
- Jetez un coup d’œil à l’extérieur.
Star tira un rideau, à l’extérieur plusieurs hommes armés encerclaient la maison et avançaient vers le chalet.
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Alors cette suite? 