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Chapitre 4:
Le doux silence d´un lieux paraissant abandonné de toutes formes de vie. De longs couloirs mornes,sombres et humides,délavés de toute couleur et de toute forme de gaieté. Des murs de métal contre lesquels sont appuyés plusieurs chariots,rouillés pour la plupart,contenant des flacons. Très peu de lumière,seulement quelques néons par-ci,par-là.
Mais ce silence harmonieux est bientôt brisé par le grincement que produisent les portes d´un vieil ascenseur. De celui-ci sort alors lentement un homme,dont la longue blouse blanche virvolte en l´air. Des cheveux noirs assez courts,grisonnant sur les côtés. Bien que se déplaçant avec souplesse,ses pas résonnent en écho sur le sol métallique. Cet homme en question arrive soudainement face à une porte. Il appuye alors sur un interrupteur de couleur bleue se trouvant à la droite de cette dernière. La porte fait alors un léger sursaut,avant de disparaître dans le plafond. L´homme avance et longe un nouveau couloir,plus éclairé cette fois-ci. Il arrive soudainement sur une sorte de passerelle l´amenant à une série de petites portes. Ce dernier s´arrête finalement devant celle du fond de la passerelle,derrière laquelle résonnent plusieurs voies. Puis,tout en jetant un coup d´oeil à sa montre,il entre dans la petite salle.
- Tiens Jeff!lança un homme qui se tenait appuyé contre le mur de la pièce. On finissait par se demander où tu étais passé.
- J´avais juste une dernière copie à faire à propos de la variante GA-1,lui répondit Jeff en se dirigeant vers le fond de la petite salle.
- Et le patron?lança soudainement Cyrille Strall,un jeune homme d´une trentaine d´années,dont les cheveux bruns étaient toujours en bataille. Comment va-t-il aujourd´hui?
- Mieux d´après ce qu´il disait,lui avoua Jeff en enlevant sa blouse.
Un silence consterné s´empara alors de la petite pièce éclairée.
- Vous...vous croyez qu´ils ont réellement l´intention de fermer le laboratoire?demanda soudainement Tony Kruger,un jeune homme plutôt timide. Pourquoi Umbrella en est-elle arrivée à prendre cette décision?
- Simplement parce que notre organisation ne lui est plus d´aucune utilité,lui répondit amèrement Jeff. Umbrella n´a plus de temps à perdre,avoua-t-il tout en se tournant vers son collègue. Maintenant qu´elle s´est rendue compte des immenses progrès dont ses scientifiques les plus qualifiés sont capables,nos reherches sont devenues malheureusement obsolètes à ses yeux.
Les quelques hommes présents dans la salle baissèrent lentement les yeux.
- Après toutes ces années de travail intensif,de bonne entente avec ses employés,je comprends bien que John ait reçut un coup la semaine dernière en découvrant la lettre dans son bureau,lança soudainement Nathan,toujours assis.
- John Rooney est un si bon patron...il ne mérite vraiment pas une telle chose,ajouta Michael Blore tout en nettoyant ses lunettes.
- J´en ai pourtant longuement discuté avec lui dans son bureau il y a plusieurs jours. Il était bien sûr encore sous le choc,mais il m´a néanmoins avoué qu´il gardait espoir,que tout n´avait pas encore été décidé. Mais au fil des jours,j´ai commencé à remarquer un nouveau malaise en lui,et cela particulièrement lorsqu´il m´a ramené du boulot il y a deux-trois jours. Chose que je n´ai d´ailleurs toujours pas élucidée.
Nathan se releva soudainement de sa chaise et jeta un coup d´oeil à sa montre. Il prit ensuite sa veste suspendue au mur et marcha vers la porte.
- Quoiqu´il en soit,lança-t-il soudainement à ses collègues,nous avons bien fait de prendre nos précautions. On ne sait jamais à quoi s´attendre...
Il lança un clin d´oeil à Jeff.
- Sur ce,messieurs,je vous quitte.
Il ouvrit alors la porte métallique et sortit dans le couloir.
Le silence s´empara à nouveau de la petite pièce.
Jeff,sans un mot,jeta un coup d´oeil à sa montre.
18h12
- Bon je vais me préparer gentiment,dit-il en se dirigeant vers l´armoire du fond de la salle.
- Vous avez sans doute tous entendu parler de la rumeur selon laquelle William Birkin aurait récemment découvert une variante du Virus-T?lança soudainement Cyrille en souriant.
- . ..dont la rapidité avec laquelle les symptômes s´infecteraient au sujet,aurait été amplement améliorée. Oui j´en ai entendu parler,lui répondit Jeff,tout en rangeant sa blouse dans l´armoire.
- Un certains Virus-G je crois,ajouta Michael.
Une minute passa sans que personne ne parle.
- Il nous en faudrait un échantillon,lança alors Cyrille,ce qui fit se retourner toutes les têtes qui l´entouraient.
- Un échantillon!!s´exclama Jeff. D´une des plus grandes découvertes qui soient sur le plan virologique.
Cyrille ne répondit pas mais continua de sourir.
- Tu es fou mon pauvre ami! Ce ne serait plus être simplement licencié,mais tous liquidés,oui!
- Imaginez seulement que j´arrive à m´en procurer un en secret,leur dit Cyrille. Même viré,nous aurions de quoi faire fortune!
- Je crois,mon cher Cyrille,que vous prenez vraiment tout à l´envers cette fois-ci. Nous tous ici,autant que nous sommes,n´avons jamais pratiqué ces recherches dans le but de faire fortune. Oh non!nous avons travaillé jours et nuits dans le but de faire de nouvelles découvertes en matière de virologie,afin de...
- Nous y voilà mon cher Jeff...lui répliqua Cyrille d´un mauvais sourir. Afin de quoi?? Afin de les tester sur des êtres-vivants,sur des cobayes en tous genres. Afin de créer des armes de destruction massif?? Des armes de guerre??
Jeff,soudainement mal à l´aise,baissa les yeux.
- N´avez-vous pas un gosse qui vous attend à la maison chaque soir Jeff?ajouta Cyrille,un sourir de vainqueur sur les lèvres. Comment réagira-t-il lorsqu´il apprendra que son père lui aura menti à propos de sa véritable profession depuis sa naissance?? Y avez-vous seulement songé?? Vous ne pourrez pas vivre éternellement en vous moquant de lui jeff,il finira tôt ou tard par tout découvrir. Et alors...
- Occupez-vous de ce qui vous regarde!!!lui cria Jeff,devenant furieux. Si je ne désire pas révéler à mon fils mon véritable boulot,cela ne regarde que moi!!!COMPRIS!!!hurla-t-il en soulevant Cyrille de ses deux mains.
- Hola!!on se calme les gars!!crièrent Tony et Michael en les séparant.
Jeff,rouge de colère,ramassa sa malette et se dirigea rapidement vers la sortie,claquant la porte derrière lui.
- Tu avais vraiment besoin de l´emmerder avec ça!lança Michael à Cyrille qui renfilait sa blouse froissée.
Cyrille le regarda alors de ses deux yeux perçants et lui adressa un sourir.
- Lorsque j´irai prendre du bon temps sur une île paradisiaque,retirée de tout,alors que vous tous serez sans le sou,vous vous rendrez finalement compte à quel point vous auriez mieux fait de moins me surestimé.
S´élançant à son tour vers la porte,un sourir de vainqueur sur les lèvres,Cyrille sortit et referma doucement la porte derrière lui.
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la suite tout bientôt!!!! 