Voilà la suite mes amis ! !!! immensément désolé pour le retard ( enfin, le smots ne suffisent même plus cette fois-ci, alos autant la fermer et postr simplement la suite ^_^)
ça va repartir sec croyer moi !
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suite chapitre 6:
- Je répète! Avons entendu une série de coups de feux près de l´avenue du Couchant!! Envoyez nous vite du renfort! s´écria Steve à travers l´interphone, pendant que son collègue faisait brusquement demi-tour dans un dérapage.
Jerry, les deux mains crispées sur le volant, appuya d´avantage sur l´accélérateur, des petits boyaux de rats morts ne cessant d´asperger le par-brise.
- Saleté d´bestioles! grogna celui-ci sous sa moustache grisâtre, le regard concentré sur la route.
Un orage gronda au même instant dans le ciel noir, couvrant un court instant le cri strident de la sirène de police.
- Tourne à droite au prochain croisement ! lui lança Steve d’un ton excité.
- Je sais ! Je sais ! s’énerva Jerry en serrant les dents.
Cela faisait si longtemps que nos deux agents ne s’étaient pas retrouvés dans une telle situation…comment auraient-ils pu garder leur sang froid ?
- Bon sang, marmonna Steve tout en rechargeant avec peine son arme entre ses deux jambes, ses mains se mettant à trembler. Si je m’y étais attendu!
Jerry, dont le regard noir et grave se tenait toujours braqué sur la route abandonnée, n’ajouta rien. Une véritable tension s’était en effet emparée de lui dès l’instant où tous deux, parqués avec leur voiture à côté d’une épicerie, avaient soudainement entendu résonner ces coups de feu quelque part au loin, derrière les toits sombres des petites maisons.
- Une personne armée court en ce moment même dans nos rues...des vies sont en danger...il me faut faire vite...se dépêcher à tout prix... à deux jours de la retraite... ce n’est pas le moment de flancher...
Non, en vérité il n’y avait pas que cela… Jerry avait beau répéter indéfiniment ces phrases dans sa tête, la véritable cause de cette tension qui l’animait était en réalité tout autre. Il ne pouvait en effet empêcher que ses yeux noirs ne reviennent à chaque instant se fixer sur l’avenue déserte qui défilait derrière la vitre. Il ne parvenait à se l’expliquer, mais il y avait pourtant bel et bien quelque chose de bizarre en ces rues sombre et silencieuses...trop silencieuses peut être. Quelque chose d´encore plus inquiétant que le fait de savoir qu´une personne armée s´y cachait. Oui...il y avait autre chose...Tous ces trottoirs abandonnés, ces maisons obscures, aux lumières éteintes, ces petits magasins fermés, ces terrains vagues et autres places vides... Cette ambiance...glaciale... Jerry n´aurait néanmoins jamais su dire à ce stade de l´histoire ce qui pouvait bien faire naître en lui de telles sensations. Et pourtant il savait, lui, et depuis bien longtemps d´ailleurs... Voilà des mois maintenant que chaque soir, lorsqu´il se tient à la fenêtre de sa cuisine, le regard posé sur la ville, il sait...il devine ce qui les attend tous, inévitablement. Ce gouffre béant dans lequel la ville tout entière ne cesse de s´enfoncer un peu plus chaque jour, sans que personne ne s´en rende compte...Enfin, toujours est-il qu’en réalité, Jerry Black était bien loin de s´attendre à l’envergure du cauchemard qui les attendait tous...dès la nuit prochaine!
- Toujours rien...s’impatienta soudainement Steve d’un ton trahissant une profonde nervosité, son cœur battant en sa poitrine. Pourtant je suis sûr que les coups de feu sont partis de cette zone...
Jerry, dont les yeux tentaient tant bien que mal de suivre la route derrière le par-brise tâché par le sang des rats, passa vivement ses doigts sur son front dégoulinant.
- Reste calme Steve... c’est tout ce que je te demande...
Une lueur blanche éclaira subitement les vitres de la voiture. L’hurlement de la sirène résonna encore quelques instants, puis, s’évanouit une fois encore alors que l’orage grondait en dessus de la ville silencieuse.
- . ..Tout va bien se passer, l’assura Jerry tout en maintenant son regard sur la route.
Steve, sans un mot, maintint son regard face à la vitre ruisselante.
- Rester calme... murmura finalement ce dernier tout en observant les maisons sombres qui défilaient sous ses yeux. Tu me dis ça comme si nous étions confrontés à ce genre de situation tous les jours...Raccoon City ce n’est pas New York tu sais... Cette ville dans laquelle nous avons grandi et toujours vécu n’est rien de plus qu’un petit coin tranquille et sans histoire après tout...oui, une petite bourgade à l´écart de la violence des grandes villes...
Un silence s’empara lentement de la voiture, chacun des deux hommes préférant rester tourné de son côté, comme s’ils n’avaient osé s’échanger un regard... osé faire face à la réalité...
- Et tous ces rats qui traînent encore dans tous les coins, va-t-on seulement songer à les enlever un jour!? S’énerva soudainement Steve en haussant le ton, la tension devenant trop forte pour lui. On aurait presque l´impression que plus personne ne fait rien dans cette ville !
- Si j’en crois le discours que Bryan Irons a tenu hier après-midi, nous devrions recevoir officiellement des renforts d´ici demain matin au plus tard, l´assura Jerry. Et cela autant pour nous aider à nettoyer la ville dans son ensemble, que pour faire évacuer de l´hôpital certains malades qui seraient dans un état très critique...enfin, tu connais le chef...ce n´est pas dans ses habitudes de donner trop de précisio...
Un coup de feu traversa brusquement le par-brise de la voiture dans un éclat de verre. Jerry, perdant le contrôle de son véhicule, freina d’un coup sec. Plusieurs coups puissants résonnèrent à nouveau quelque part dans la nuit, percutant diverses parties de la carrosserie dans des giclées d’étincelles. La voiture, patinant sur la route ruisselante, termina sa course folle contre le rebord d’un trottoir, les pneus explosant brutalement sous le choque de l’arrêt. Jerry, à moitié sonné, se redressa sur lui-même tout en empoignant son arme. Relevant lentement les yeux, il aperçut une silhouette partir en courant le long de l’avenue qui leur faisait face. Encore sous le choque, le vieux policier se dégagea du véhicule et se jeta sur Steve qui se lançait à la poursuite du fuyard.
- Tu restes là pour contacter les renforts ! ! lui cria Jerry tout en l’empoignant au niveau de l’épaule et en le rejetant vers la voiture.
- Mais je... ! s’exclama le jeune policier d’un air effaré.
- Tu restes là ! ! le coupa Jerry en s’éloignant.
Sans rien ajouter, ce dernier se mit à courir le long de la route, son arme en main. Une lueur blanche éclaira subitement la ville sombre. Jerry, malgré la pluie qui ne cessait de s’abattre sur son visage crispé, distingua alors la silhouette noire, arrêtée à un croisement. La personne en question ne cessait de tourner la tête d’un côté à l’autre comme si elle cherchait quelque chose ou plutôt quelqu’un…
Ralentissant lentement le rythme de sa course, Jerry braqua brusquement son arme en avant, le regard plus grave que jamais.
- Plus un geste où je tire ! ! hurla ce dernier, les gouttes de pluie tapotant sur le canon luisant de son pistolet.
Mais à son plus grand désarroi, l’homme en question se lança d’un seul coup en direction de la droite, comme s’il ne lui avait prêté aucune attention, et se mit à tirer violemment en direction de l’avenue obscure.
- Nom de Dieu ! s’exclama Jerry tout en se jetant par réflexe derrière une voiture parquée à sa droite. Mais sur qui il tire ce malade ! !?
Vérifiant d’un coup d’œil prudent ce qui se passait au niveau du croisement, Jerry remarqua que l’homme avait déjà disparu, le calme étant revenu sur les lieux.
- Merde ! !
Sentant une montée d’adrénaline s’emparer de lui, il se releva et, le souffle haletant, courut de toutes ses forces à travers la nuit sombre, le bruit de ses pas résonnant contre les murs des maisons silencieuses. Il eut un court instant l’impression de se retrouver plongé en arrière… Oui, en cette fameuse journée, il y a deux ans déjà... cette journée qui avait tout fait basculer… Non, il ne devait surtout pas y penser, tout ça, c’était du passé après tout. Il ne fallait pas…
Arrivé au niveau d’un lampadaire, Jerry s’y appuya et jeta un coup d’œil furtif sur l’avenue qui s’élançait dans le noir. Le fuyard était partit par là, il en était sûr. Il n’eut pas le temps de redresser son arme qu’un nouveau coup de feu résonna quelque part dans les environs. Jerry, s’étant d’abord baissé sur lui-même, se releva sans attendre et repartit au pas de course le long du trottoir, comprenant que quelqu’un était bel et bien en danger de mort. Mais alors qu’il se déplaçait prudemment, une balle éclata violemment une vitre de voiture à côté de laquelle il se précipitait. Vautré de tout son long sur la route salie par le sang des rats, Jerry roula rapidement sur le côté de cette dernière et ouvrit le feu à son tour, visant un peu au hasard dans la direction d’où était parti le coup. Chacune des pressions de son doigt sur la détente vibra longuement en lui, traversant son corps dans un frisson glacial. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus eu à s’en servir. De plus chaque détonation résonnait en ces lieux silencieux avec une telle puissance que Jerry s’en retrouva lui-même terrorisé, comme si la mort ne cessait d’hurler à tout instant. Sans plus attendre, il se relança de toute ses forces derrière le véhicule noir, une balle perçant avec violence au même instant le pneu à côté duquel il se tenait deux secondes plutôt. Le dos appuyé contre la carrosserie ruisselante, Jerry porta son arme contre sa poitrine et ferma lentement les yeux, le doux bruit de la pluie ayant désormais remplacé celui des coups de feu.
Rouvrant calmement les paupières, Jerry laissa glisser le chargeur de son arme et observa avec amertume les trois dernières balles reluisantes qui s’y trouvaient. Le lampadaire qui se tenait à côté de la voiture clignota subitement.
- A deux jours de la retraite... marmonna le vieux policier tout en rentrant le chargeur de son arme dans un claquement. Enfin...Steve est hors de danger, c’est tout ce que je voulais...
Des bruits de pas se mirent peu à peu à résonner derrière le véhicule. Des pas lents. Jerry, tout en levant les yeux sur le ciel noir, dressa d’avantage son oreille encore sifflante. Non, il ne rêvait pas, quelqu’un était bel et bien en train de s’approcher. Il sentit d’ailleurs les os des rats morts craquer successivement sous le poids de la personne en question. Le cœur battant, Jerry se redressa lentement sur lui-même, sans faire de bruit. Son arme en main, il attendit alors quelques secondes, immobile, la tête appuyée contre la carrosserie ruisselante. Une lueur blanche s’abattit alors brusquement sur l’avenue. Jerry, sans hésiter, se jeta d’un coup vif derrière le capot de la voiture et braqua son arme en avant...
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la suite demain si tout se passe bien! 