UCA j´ai une petite surprise pour toi
Albert Wesker a redigé cinq rapports pendant les vingts années où il a occuppé l´un des postes de chercheur en chef au complexe Arklay d´ Umbrella. Ces rapports ont été écrits à Ada Wong, qui était son contact pour une organisation adverse.
Première partie :
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J´ai visité pour la première fois le complexe Arklay alors que j´avais dix-huit ans durant l´été.
C´était il y a vingt ans.
Je me rappelle encore aujourd´hui de l´odeur du vent brassé par les rotors de l´hélicoptère quand j´en suis descendu. Le manoir à l´architecture occidentale semblait ordinaire vu d´en haut, mais du sol j´avais une étrange impression. Une atmosphère désagréable s´en dégageait.
Birkin, qui était mon cadet de deux ans, semblait comme d´habitude ne s´intéresser uniquement au rapport qu´il avait entre les mains...
31 Juillet 1978 (Lundi)
Ils ont décidé de fermer le centre de formation de direction deux jours plus tôt, exactement le même jour où nous avons été envoyés ici. Cela m´a paru être à la fois bien combiné, et une simple coïncidence. La seule personne qui sache ce qui s´est vraiment passé ne peut être que Spencer.
A cette époque, il venait tout juste de développer le "Virus-T" aux États-Unis dans le complexe Arklay.
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Après que je sois descendu de l´hélicoptère, j´ai vu le directeur du complexe qui se tenait devant l´ascenseur.
Je ne me souviens pas vraiment de son physique, ni de son nom. Son titre importait peu, car de toute manière, Birkin et moi avions pris les choses en main dès notre arrivée. Nous étions responsables du projet, comme chercheurs en chefs. C´est bien évidemment Spencer qui avait eu l´idée de nous sélectionner.
Nous avons ignoré le directeur et avons pris l´ascenseur. La veille, j´avais mémorisé l´ensemble des plans du complexe. Birkin, sans aucune méchanceté, ne s´occupait pas de ce que les autres faisaient autour de lui.
Habituellement, les gens, qui font affaire avec nous, s´énnervent de notre attitude au bout de cinq minutes. Cependant, le directeur ne réagit en aucune façon à notre attitude à son égard.
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A cette époque, j´étais jeune et méprisant, et je ne me suis pas préoccuppé des pensées que pouvait ruminer cette personne.
En fait, je n´étais qu´une simple marionnette dirigée par les mains de Spencer et le directeur du complexe en avait parfaitement conscience.
Birkin ne leva pas les yeux de ses documents, alors même que l´ascenseur s´enfonçait dans les entrailles du complexe, jusqu´au sous-sol.
Ces papiers que lisait Birkin étaient la retranscription d´un rapport concernant un nouveau Filovirus appellé "Ebola", découvert deux ans plus tôt en Afrique.
Je pensais à cette époque que de nombreuses personnes, avec deux objectifs en tête, devaient être à la recherche de l´ Ebola: les unes pour soigner les gens, les autres pour les tuer.
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Comme vous le savez certainement, lorsque l´ Ebola infeste un hôte, le pourcentage de risque de décès est de 90%. Il détruit les tissus humains dans les dix jours qui suivent l´infection, et nous n´avons toujours pas trouvé actuellement de traitement pour soigner les malades, ou pour prévenir leur infection. En l´utilisant comme une arme, l´ Ebola deviendrait très certainement une source formidable de pouvoir.
Suite au "Traité interdisant les Armes Biologiques", la recherche expérimentale de telles armes était bien sur illégalle. Mais d´un autre côté, personne ne pouvait garantir qu´elle ne déboucherait pas sur la création d´une arme.
La recherche expérimentale est légalement acceptée, ce qui fait que la frontière entre les deux est plus que floue.
Car il est nécessaire d´étudier la façon dont l´ennemi utiliserait ce type d´arme afin de savoir comment s´en prémunir. Les procédés d´études en eux-mêmes sont exactement les mêmes, qu´ils soient fait dans le cadre de "trouver un remède" à la maladie ou bien dans celui de "l´utiliser en tant qu´arme".
Ce qui revient à dire que nous pouvions développer une arme au lieu de chercher à trouver un traitement efficace.
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Cette fois là, Birkin n´étudia cependant pas complètement le rapport sur l´ Ebola, pour l´une ou l´autre de ces raisons. Le virus avait trop de défauts.
Tout d´abord, il ne pouvait subsister que quelques jours et était détruit par les rayons ultra-violet du soleil.
Deuxièmement, le virus anéantissait si vite le corps de son hôte qu´il n´avait pas vraiment le temps d´en contaminer un autre.
Troisièmement, l´infection entre êtres humains nécessite un contact direct. De ce fait, la prévention était donc très facile à appliquer.
Toutefois, nous devons réfléchir à l´hypothèse suivante.
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Que se passerait-il si une personne contaminée, inconsciente de son état, essayait d´infecter d´autres gens ?
Que se passerait-il si l´ A.R.N. de l´ "Ebola" modifiait l´ADN des êtres humains, créant un homme qui ne pourrait pas mourrir facilement et qui possèderait le corps indestructible d´un monstre ?
Cela signifiait que quelqu´un pouvait devenir une "Arme Biologique Humaine", un être humain proche de la mort et infectant la population avec le virus.
Il était heureux que l´ Ebola ne dispose pas déjà de ces caractéristiques.
Ainsi, nous pouvions désormais nous approprier ces mêmes caractéristiques et les intégrer nous mêmes à un virus de notre composition.
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Spencer avait crée la société Umbrella afin de développer ce fameux virus. La version publique de la société présentait Umbrella comme une compagnie pharmaceutique, mais son véritable but était d´ élaborer un complexe capable de créer des "Armes Biologiques Humaines".
Il semblait qu´ils avaient découvert un "Virus Initial", qui transformait la structure de l´ADN humain.
Nous dévelopâmes le "virus mutagène" afin de créer une "Arme Biologique Humaine" à partir du "Virus Initial".
Voilà ce qu´était à l´origine le projet du "Virus-T".
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Le "Virus Initial", qui est en fait l´ ARN (Acide RiboNucléique), permettait facilement de produire des changements brusques et de créer un individu très fort.
Birkin s´intéressait à l´ Ebola parce nous pouvions créer un individu encore plus fort, en intégrant l´ ARN dans le "Virus Initial".
Un échantillon de l´ Ebola était déjà arrivé dans le complexe.
Nous changeâmes d´ascenseurs plusieurs fois et parvîmes finalement au plus haut étage du centre.
Dans cette pièce, même Birkin leva les yeux de ses papiers.
Ce fut notre première rencontre avec "elle".
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Ils ne nous avaient pas parlé "d´elle" au préalable. Son existence était un secret bien gardé qui n´avait pas filtré hors de ces murs.
Selon les archives, "elle" se trouvait là depuis que le complexe avait été créé.
"Elle" avait 25 ans à cette époque.
Cependant, nous ne connaissions pas son nom et ne savions pas pourquoi "elle" était là.
C´est sur "elle" que le "Virus-T" avait été expérimenté.
Ils commencèrent leurs expériences le 10 novembre 1967.
On lui avait donc injecté le virus pendant onze ans.
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Birkin marmonna quelque chose.
Je ne compris pas s´il s´agissait d´un juron ou d´une louange.
Nous avions atteint un endroit où toute marche arrière était impossible.
Notre travail serait-il couronné de succès ou pourrirait-il tout comme "elle" ?
Nous n´avions bien évidemment qu´un seul choix possible.
La position de son corps attaché au lit métallique remua quelque chose au fond de notre conscience.
Je me demandai si tout cela faisait parti du plan de Spencer.
(la prochaine entrée du compte rendu est datée trois ans plus tard)
la suite demain