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FanFiction

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
30 avril 2004 à 01:54:42

Et la voici, la voilà, elle est là! Hop! La voilà passé. Désolé, vous l´avez manqué. Tant pis, une autre fois peut-être, et... D´AH! Ok je la publis. :rire2:

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
30 avril 2004 à 02:07:29

Chapitre 2 : Une bien triste nouvelle

« L´aube s´était levée, mais le ciel n´en fut pas moins sombre et le paysage était tout aussi déplorable. Néanmoins, il y avait plus de vie dans le camp. Je n´avais dormi que trois heures. J´ai l´habitude, comme il était coutume pour les guerriers nomades du Royaume de Ehb, de dormir très peu et d´un sommeil très léger, car on ne savait jamais quel genre de créature infâme et assoiffée de sang pouvait nous tomber dessus durant la nuit. Je pouvais donc marcher durant une journée complète sans même m´arrêter une seule fois. Et je le peux encore, à titre d´information. Je n´avais pas le choix si je voulais rester avec le clan de guerriers nomades auquel je m´étais rattaché. Nous formions la Horde de Braves. Chacun avait un surnom, le mien était Drek le Valeureux. Avec les Braves, il fallait suivre le rythme, sinon on était laissé pour contre et livré à soi-même seul dans les forêts les plus sombres et les plus hostiles des profondeurs de Ehb. Ce qui m´a aidé c´est que je m´étais lié d´une grande amitié avec le chef des Braves. Je n´avais que dix-sept ans à l´époque. C´était le plus grand combattant que portait ce monde. Il maniait l´épée avec une rapidité que personne n´a su égaler jusqu´à présent, pas même moi. C´est lui qui m´a presque tout appris. C´était aussi mon meilleur ami et sa fin fût terrible. Mais bon, je suis en train de perds le fil de mon histoire. Je disais donc que c´était une matinée sombre qui pesait sur le camp des rogues. Mais cela ne semblait toutefois pas affecter le moral de ces vaillantes guerrières. Il y avait des rogues partout. Certaines ajustaient leurs arcs par-ci, d´autres montaient la garde par-là. En d´autres mots, j´avais intérêt à rester tranquille car, même aussi fort et aussi rapide que j’étais, je ne donnais pas cher de ma peau si je faisais le moindre faux pas. J´astiquais donc mon épée calmement en observant ce qui se passait autour de moi.
Akara était devant sa tente, qui était un peu à l´écart. Elle discutait avec une femme qui était ni une guerrière rogue ni une amazone, du moins pas par son accoutrement. C´était une femme plutôt jeune, de vingt-cinq à trente ans au moins. Elle portait une cotte de maille qui lui couvrait presque tout le haut du corps avec une espèce de cape rouge qui partait de son épaule gauche jusqu´au bas du corps. Elle avait de jolis cheveux roux qu´elle avait entouré d´un bandeau noir. De toute évidence un officier de bataille. Malgré mon ouie très fine, je n´arrivais pas à entendre ce qu´elles se disaient. Mais cela me concernait car la femme officier tournait souvent son regard dans ma direction.
Tout comme l´amazone, elle ne semblait pas avoir confiance en moi. Je commençais à m´y habituer car je n´avais de cesse d´entendre les autres rogues chuchoter à mon sujet depuis que je m´étais levé. Elle dû voir que je la regardais, car la femme officier prit Akara par le bras et l´emmena derrière la tente.
Pour moi, ce qu’elles se disaient n´avait aucune importance, car j’allais bientôt partir pour Tristram et elles n´entendraient plus parler de moi. Et oui, j´allais retrouver ma petite soeur que je n´avais pas vu depuis si longtemps, Elia. Je l´avais laissée trop longtemps seule avec cette vieille folle d´Adria, une véritable demeurée. J´aillais aussi revoir Griswold, le forgeron du village. J´ai longtemps travaillé pour lui. Et aussi ce vieux débris de Deckard Cain. Un homme sage qui m´avait dit un jour que l´homme n´est un valeureux guerrier que dans son coeur, non dans sa gloire. Cette phrase hante mon esprit matin et soir depuis ce jour. Au moment où je voulus soulager un petit besoin essentiel, une voix familière retentit derrière moi. Une voix que je n´avais pas entendue depuis des années. Quoiqu´un peu ravagé par le temps, je la reconnus presque tout de suite.

- J´étais sûr que c´était toi, commença cette voix, le fameux " Guerrier Étranger" qui manie l´épée avec une rapidité surhumaine et qui a mit deux rogues d’élite par terre en moins de dix secondes. Tu sais que tu leur fiche toute une trouille ?

Je me retournai et fus content de revoir le même habit bleu et gris d´une couture typique des pays de l´orient. Le même visage légèrement bronzé garni d´une épaisse moustache d´un noir profond. Le même homme avec qui j´avais tant voyagé. Le même homme plein de bontés qui m´avait recueilli jadis dans un moment de désespoir.

- Warriv ! m´exclamais-je, yeux écarquillés et le sourire aux lèvres.
- Drek ! fit il, en avançant vers moi les bras tendus.

Je me levai d´un bond pour aller enlacer, amicalement bien sûr, ce vieil ami de longue date. Car en effet, je connaissais Warriv depuis très longtemps. La première fois que je l´ai vu, c’était quand j´avais quitté Tristram pour partir à l´aventure, mais je fus pris de court au beau milieu du désert, sans eau ni provision. En plus, je sentais que les vautours me regardaient plus bizarrement que d´habitude. Alors que je croyais que la fin était proche, cet homme est venu à me sauver. Il m´a amené à Lut Gholein, où j´ai pu faire le plein de provisions et acheter quelques armes avec l´argent que je m´étais fait en travaillant pour Griswold. J´ai ensuite pris le premier bateau pour Ehb. Je l´ai revu ensuite à Maren sur la Péninsule Utréenne, il y a trois ans. Le fait de le revoir après si longtemps, était d´un grand réconfort.

- Alors, comment te portes-tu, jeune Drek, me demanda-t-il joyeusement en relâchant son étreinte.
- Pas trop mal, répondis-je en faisant de même. Comme tu peux le voir, je m´amuse à terroriser tout un camp de pauvres rogues avec mes prouesses de combattant.
- Drek... Tu sais que ce n´est pas gentil prendre son pied à faire du mal au gens, fit Warriv, comme pour me gronder.
- C´était juste pour rire, répliquais-je d´un air un peu idiot.

Nous partîmes à rigoler. Décidément, ce vieux bougre n´avait pas changé du tout.

- Je t´offre quelque chose ? me demanda Warriv en reprenant son sérieux.
- Pourquoi pas ? Qu´est-ce que tu as ?
- De la bière noire tout droit sortit de la taverne de Falraen, la meilleure de toute la péninsule. T´as pas oublié, j´espère ?
- Comment oublier cette bière avec un léger soupçon de vanille, dont une seule gorgé est un péché cruel qui mérite un billet immédiat pour l´enfer.
- Je t´es pas demandé de me faire de la poésie, fit il tout en se mettant à rire de plus belle.

Nous marchâmes en direction de sa caravane tout en discutant de tout et de rien. J´écoutai Warriv me raconter ses derniers voyages à travers Sanctuary, mais mon esprit avait trouvé une autre occupation. Je surveillais la femme officier, désormais seule, du coin de l´oeil. Elle nous regardait intensément, moi en particulier. J´ignorais ce qu´elle me voulait et ça ne me plaisait pas.

- Est-ce que tu m´écoute ou tu fantasme sur Kashia ? fit Warriv en m´agrippant par le bras.
- Kashia ?
- Oui, Kashia ! L´une des dernières officier des rogues. C´est elle qui mène les rogues au combat, ici.
- Je vois, répondis-je, pensif. Elle a toujours l´air aussi aimable comme ça ?
- Non, je crois qu´elle n´apprécie pas beaucoup les étrangers et encore moins ceux qui font une entré comme la tienne.

Je décidai de laisser le sujet en suspend. Après tout, ce n´était pas entièrement ma faute. C´était cette foutu rogue qui n´avait pas appris à être polie avec les gens. Elle m´avait traité de " gros lard" et j´ai tendance à perdre mon calme quand on m´insulte. Soit... Nous continuâmes notre chemin et arrivâmes à sa caravane. Il me servit ma bière et continua à raconter son périple à travers le royaume. J´écoutais son histoire tout en sirotant ma bière et en jetant quelques coups d’oeil du côte de cette Kashia.

- Tu dis que Kashia n´aime pas les étranger, pourtant y´a l´air d´avoir pas mal de monde dans le coin, finis-je par dire, en voyant un groupe de personnes non loin d´un des tentes qui, de toute évidence, étaient ni des
rogues, ni des amazones ni même du sexe féminin.
- Beaucoup d´étrangers passent par ici mais repartent après une nuit de sommeil, quelques provisions et des armes. La plupart d´entre eux remercient Akara de son hospitalité en payant ou en lui rendant quelques services que seuls leurs compétences de guerrier peuvent lui offrir. Mais d´autres, par contre, restent ici et profitent de cette hospitalité juste pour être en sécurité dans un endroit tranquille et draguer les rogues à leur guise. De plus, ils n´ont aucun respect pour les autres.

- Répugnant... !
- Tu l´as dis. Mais parle-moi un peu de toi. Où vas-tu maintenant ?
- Chez moi, voir ma p´tite soeur.
- Ah oui ! ... ta soeur. Tu m´en as tellement parlé. Comment elle s´appelle déjà ? Elia, c´est ça ?
- Ouais, répondis-je en songeant à ma charmante et belle petite soeur.

Nous restâmes une fois de plus silencieux, mais Warriv n´avait pas l´air d´apprécier le silence car il ne mit pas beaucoup de temps à le rompre.

- Et où c´est, chez toi ?
- À Tristram.

Warrive avala sa gorgé de peine et me regarda alors d’un air surpris et apeuré, comme s´il s´était retrouvé face à face à un démon.

- Tristram ? ...
- Oui, Tristram..., répondis-je simplement en l´interrogent du regard. Pourquoi cette question ? Et pourquoi tu fais cette tête là ?
- Tu n´es apparemment pas au courant, fit il d´un air tristement grave.
- Au courant de quoi ? m´empressais-je de lui demander, inquiet.

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
30 avril 2004 à 18:11:08

Un paladin??? Où tu vois un paladin, toi? Drek se rapprocche pas mal plus d´un barbare que d´un paladin, sans tenir compte que s´en est pas un mais tout ça vous sera expliqué ultérieurrment dans l´histoire. Note, ne confront pas Drek et Logan. Le narrateur d´un récit c´est Drek et non Logan. Logan est un paladin, pas Drek. Compris?

Sniper_Wolf_13
Sniper_Wolf_13
Niveau 10
30 avril 2004 à 18:28:55

merci, chui po con, je sai faire la diffence, ms tu sai, qd ton gars y di: " je ne sui po comme ces barbares"... on peu se demander...
fin bon

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
01 mai 2004 à 00:46:46

Tout d´abord, désolé, je ne voulais pas te prendre pour un demeuré. Secondo, Drek n´est ni un barbare, ni un paladin. C´est un aventurier comme ça. Je sais que ça concorde moins avec le jeu mais comme je l´ai dit, je vais clarifier tout cela ultérieurement.

Sniper_Wolf_13
Sniper_Wolf_13
Niveau 10
01 mai 2004 à 08:05:55

Ok, on pourrai donc le comparer a un guerrier de diablo 1...

bon ossi non, j´attn tjs la suite ac impatience...

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
07 mai 2004 à 01:17:53

Il y a-t-il quelqu´un qui sais quel jour on est? Et oui! On est jeudi! Alors sans plus attendre, voici le chapitre 3 de mon récit intitulé:

" Un foi imperturbable"

Bonne lecture!

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
07 mai 2004 à 01:23:40

Chapitre 3: Une foi imperturbable

« Il y avait deux marchands d’armes et d’armures dans le camp. L’un était un marchand nomade, un certain Gheed. Il était coincé là en raison des régions avoisinantes tout à coup devenues hostiles. Il était venu me parler peu de temps après que j’ai massacré les quatre guignols. Cet escroc me racontait comment il faisait d’énormes profits en racontant à l’autre marchand des
supposés récits d’aventures. Le symbole de la cupidité même. L’autre était une femme assez jeune mais de forte carrure. Charsi, je crois. Elle avait de longs cheveux blonds couverts de suie et elle portait fièrement sa tenue de forgeron noire. Elle avait également une voix si délicate pour son apparence, quasi juvénile.

- Vous êtes un barbare, pas vrai ? , me questionna-t-elle d’une voix timide.

Je la regardai avec une légère frustration dans les yeux. J’en avais mare que les gens me prennent pour une des ces brutes complètement stupides qu’étaient les barbares. Moi, contrairement à eux, j’ai eu une éducation. Je sais lire et écrire. Je sais manipuler plusieurs armes, pour ne pas dire presque toutes les armes. Je sais parler une autre langue, et je sais aussi faire un sort de feu, mais je ne le maîtrise pas à la perfection. Qui plus est, je ne l’ai utilisé qu’une seule fois car je n’aime pas vraiment la magie. Je préfère et très de loin un bon combat corps à corps.

- Non, je n’en suis pas un, rétorquais-je finalement.

Elle resta un moment silencieuse et quant à moi, je continuai à inspecter les armes. Je tombai sur un splendide arc long. Je n’en revenais pas, il était fait en markle, un bois qu’on ne retrouve que dans les forêts au abord de Meren, dans la Péninsule Utréenne. C’est un bois extrêmement résistant et est réputé pour sa combustion lente ainsi que ses propriétés magiques. En effet, beaucoup de mages et de grands sorciers prient leur bâton de cette forêt. Lans, le chef des Braves, me disait que c’était causé par les fées qui peuplaient ces bois. Il disait que lorsque les fées se déplaçaient, leurs ailes déposaient une sorte de poussière magique un peu partout et que parfois, cette poussière retombait sur les racines des arbres. Lorsqu’il pleuvait, elle se mêlait à l’eau qui allait nourrir les racines. Je me trouvais trop vieux pour croire en ces sottises que l’on contait aux jeunes enfants pour qu’ils dorment. Mais mon opinion changea lorsque je fus sauvé par elles, trois ans plus tôt.

- Intéressant, hein ? , fit la voix mélodieuse de la forgeronne. C’est Warriv qui me l’a apporté. C’est du tarkle, je crois, hésita-t-elle.
- Du markle, corrigeais-je, les yeux toujours fixés sur l’arc.

Je jetai un coup d’oeil dans sa direction, elle m’interrogea du regard.

- C’est du markle, repris-je, agacé. Un bois très rare qu’on ne retrouve que sur la Péninsule Utréenne, très loin d’ici.

Je saisis la corde avec mes doigts et je m’apprêtais à la tendre lorsque Charsi s’empressa d’ajouter :

- N’essayez pas, même moi je n’y suis pas arrivé. Je ne sais pas à qui appartenait cet arc, mais il devait être drôlement f...

Elle s’arrêta de parler net et me fixa les yeux écarquillés. J’avais tendu l’arc jusqu’au niveau de l’oreille. Elle n’arriva pas à dissimuler sa stupéfaction. En fait, elle me regardait comme si j’étais le divin Créateur en personne.

- Vous êtes... Drek, balbutia-t-elle d’excitation, Drek le Valeureux ?
- Non, répondis-je sachant trop bien que c’était faux.

Mais la forgeronne ne semblait pas m’avoir entendu, sans doute sur le coup de l’excitation. J’ignorais ce que Warriv lui avait dit, en supposant qu’elle ait apprit mon nom de lui, mais il avait intérêt à s’expliquer.

- Warriv a dit que vous seriez le seul à pouvoir le faire, enchaîna-t-elle sans me laisser finir, excité comme une gamine. Il m’a tant parlé de vous. Je suis un peu jalouse j’aimerais bien partir à l’aventure, mais...

Pendant qu’elle débitait ses conneries, je faisais des pieds et des mains pour contrôler la rage qui je sentais monter en moi, Drek le Valeureux n’était pas un héro. Le grand guerrier qu’il fut a aussi été tenu responsable de bien des désastres.

- Il suffit ! , éclatais-je, finalement. Assez !

Le silence revint durant un moment. La pauvre femme était terrifiée, telle une gosse tombée face-à-face avec une bête enragée. Car c’est ce que j’étais devenu après mon départ de la péninsule, une bête le coeur rempli de rage.

- Cet homme est mort, repris-je, plus calme, il y a plusieurs années déjà.

Charsi n’insista pas et retourna à ses occupations, vexée. Une autre personne que je n’aurai pas à la bonne. Une voix résonna derrière moi, qui m’interpellait. Charsi, en entendant le nom de Drek et en voyant que cela ne pouvait s’adresser à personne d’autre que moi, retrouva son sourire. Je me retournai. Cette voix qui m’appelait était celle de Kara. Je l’avais reconnu par son arc.

- Que me voulez-vous ? , lui demandais-je quand elle fut assez près de moi.
- Akara veut vous voir, fit-elle d’un ton sec sans pour autant laisser paraître une quelconque hostilité.

Je sentais que j’allais avoir des problèmes.

- Je dois partir, lançais-je, cherchant à tout prix une échappatoire.
- Nous savons, mais elle désire s’entretenir avec vous une dernière fois.

Cela ne devrait prendre que quelques minutes.

- C’est déjà trop, conclus-je, espérant qu’elle en reste là.

Mais mes espoirs furent vains. Au moment où je ramenais mon regard sur l’arc que je tenais encore entre les mains, j’entendis un léger grincement de bois. Je compris alors l’importance que cette femme accordait à sa tâche.

- Vous ne m’avez toujours pas vu faire une démonstration des mes compétences à l’arc, poursuivi-t-elle avec un brin d’arrogance. Vous voulez essayer ?

Je poussai un léger soupir, vaincu. Je voulais partir, mais je ne voulais pas non plus avoir les rogues sur le dos et être obligé de toujours surveiller mes arrières durant mon voyage pour ne pas me prendre une ou deux flèches dans le dos. Et j’en avais assez des emmerdes. Déjà que je suis sûrement banni d’Ute, le diminutif d’Utréenne ( c’est comme ça que les gens l’appellent là-bas), pour y avoir relâché un fléau dévastateur. Je leur devais bien ça de toute façon, pour toute la pagaille que j’avais causée.

Je me tournai donc vers Charsi en lui demandant :

- Combien pour l’arc et un carquois de flèches ?
- Je vous l’offre. Tout est gratuit pour vous et revenez me voir si vous avez besoin de quoique ce soit, dit-elle toujours aussi enjoué.

Je la regardai un instant, puis son sourire s’enfuis et son regard se déroba. Puis je la remerciai et sa joie revint subitement. Je fis signe à l’amazone que je la suivrai et elle rangea sa flèche. Je la suivis jusqu’à la tente d’Akara où celle-ci m’attendait. Mais elle n’était pas seule. Il y avait cette Kashia, Warriv et Nila. Je sentais de l’hostilité venant de Nila et Kashia. Cette haine pour moi était aussi intense de l’une que de l’autre, telle que ça leur donnait des airs de famille. Akara de son côté, semblait presque ravie de me voir. Je n’arrivais pas à cerner cette femme. J’avais foutu la merde dans son camp et elle m’accueillait à bras ouvert.

- Heureux que vous aillez pu venir, fit-elle avec son sourire de femme habituelle.
- Écoutez, je suis vraiment désolé d’avoir foutu le bordel chez vous, mais...

Elle m’interrompit d’un geste de la main.

- Je ne vous en veux pas. Je suis même heureuse que vous nous ayez débarrassé d’eux.
- Ah oui ? , lançais-je, surpris. Donc vous saviez se qu’ils manigançaient ?
- Nous les avions à l’oeil depuis un certain temps, moi et Warriv. Nous attendions seulement que des preuves pour les mettre dans le même état que vous avez mis.

J’avais du mal à comprendre. Pourquoi aurait-elle besoin de preuves pour chasser ou tuer qui que ce soit dans son propre camp. Elle m’expliqua alors qu’elle avait un certain ordre à respecter et elle ne voulait pas que les autres voyageurs pensent qu’elle faisait massacrer des innocents par plaisir. Inutile, mais cela ne me regardait pas.

- Mais ce n’est pas pour ça que je vous ai fait venir, reprit-elle.
- Vraiment ? Pourquoi, alors ?

Elle s’éclaircit la voix et poursuivi.

- Warriv nous a dit qui vous étiez. Il n’a pas cessé de venter vos exploits et votre courage, Drek le Valeureux.

La rançon de la gloire. J’en avais mare d’être pris pour un héro. Je croyais qu’en venant ici, personne ne saurait qui j’ai été et que je pourrais enfin oublier Drek le Valeureux. Mais je me trompais. Warriv ne savait pas toute l’histoire. Il n’a pas vu le mal ce que j’ai fait sur la péninsule. J’étais loin d’être le héro qu’il croyait que j’étais.

- Ne vous fiez pas toujours à tout se qu’on vous raconte sur moi, répliquais-je simplement, ne voulant pas entrer dans les détails.
- Tu as toujours été trop modeste, fit Warriv, le sourire aux lèvres.

Je lui lançai un regard sombre et son sourire s’effaça, comme pour Charsi. J’adore cet effet que fait ce regard aux gens.

- Peu import que vous ayez une grande renommée ou non. Nous vous avons vu l’oeuvre en matière de combat et je crois que vous êtes en mesure de nous aider.

À ce moment, je me suis souvenu de ce que Warriv avait dit, qu’Akara pouvait demander quelques services qui impliquait d’avoir l’étoffe d’un guerrier. Je n’avais pas le temps pour ça, car j’avais ma soeur à sauver. Il n’était pas question que je perde mon temps avec ces conneries.

- Je ne suis pas intéressé.
- Ne refusez pas tout de suite. Écoutez au moins ce que j’ai à vous proposer.

Akara marcha vers sa tente tout en racontant son récit. Elle me conta elle comment elles avaient été chassées de leur monastère par une puissante démone nommée Andarielle. Elle me raconta aussi que plusieurs de leurs soeurs avaient été corrompues par celle-ci et qu’elles étaient les seules survivantes. Tout à fait passionnant, si j’avais eu le goût de dormir. Quand elle eu fini sa « touchante » histoire et moi de piquer mon petit roupillon, intérieurement bien sûr ( oui je sais me montrer courtois sous mes allures de brute enragée), je repris la parole sur mon ton habituelle.

- C’est très émouvant tout ça, mais qu’est-ce que j’ai à y gagner moi, là-dedans ?

Elle se tourna vers moi et me regarda droit dans les yeux.

- Comme je vous l’ai dis, nous avons affaire à un démon très puissant, mais nous ne savons que très peu de choses sur elle. Deckard Cain peut nous aider. C’est un sage versé dans la magie Horadr...
- Oui, je connais Deckard Cain, la coupais-je. Venez-en aux faits, si vous voulez bien.
- Puisque vous allez à Tristram, nous voudrions que vous rameniez Cain ici.
- Et c’est tout ? , demandais-je, stupéfait.
- Non...

Elle marqua une pause et jeta un oeil vers Kashia pour revenir dans ma direction ensuite.

- Nous apprécierions que vous nous aidiez dans notre lutte contre Andarielle.
- Nous y voilà, fis-je, tout fier de moi comme si j’avais élucidé le mystère du siècle. Pourquoi moi ? Il y a déjà plusieurs braves guerriers dans votre camp sûrement prêts à jouer les héros.
- Ils sont, pour certains, très braves, mais ils ne veulent pas risquer leur vie dans cette périlleuse campagne. Si quelqu’un d’assez courageux pouvait les encourager et les guider, ils accepteraient peut-être.
- Donc, vous voulez un général pour guider les troupes.
- On peut dire ça, oui, conclut-elle, amusée par cette remarque.

J’avançai vers Akara, les bras croisés.

- Et qu’est-ce qui vous fait croire que Cain est toujours en vie ?
- Qu’est-ce qui vous fait croire que votre soeur l’est toujours ? , me demanda-t-elle avec un zeste de prétention dans sa voix.

Je me tournai vers Warriv encore une fois, furieux. Il baissa les yeux, gêné. Il parlait trop et je n’aimais pas ça.

- Mais je répète, j’y gagne quoi là-dedans ?
- Tristram est très loin d’ici. Nous pouvons vous donner le moyen d’y aller en quelques heures.

Je poussai finalement de nouveau un soupir de découragement. Décidément, ce n’était pas mon jour. Quoi que je dois dire que l’offre était alléchante.

- D’accord pour Cain, soupirais-je en revenant vers Akara, mais oubliez-moi pour Andrielle. Je ne veux pas me mêler de ça. Je veux rentrer chez moi avec ma soeur et vivre tran...

Nous fûmes interrompu par un visiteur impromptu. Une rogue passa comme un coup de vent et se planta devant Akara. Elle la salua et lui annonça que les éclaireurs étaient revenus.

- Bien, je viens dans quelques minutes, fit-elle à la rogue.
- Mais il y a un problème, rajouta la rogue.

Kashia réagit fortement à cette annonce.

- Que ce passe-t-il ?
- Une seule des quatre rogues est revenue et elle semble très mal-en-point.

Akara et Kashia se regardèrent à nouveau.

- Allons-y, fit Akara en suivant la rogue.

Ils suivirent tous les cinq, Akara, Kashia, les jumelles et Warriv, la rogue vers l’infirmerie. Si on me demandait aujourd’hui pourquoi, je ne serais encore le dire, mais je les suivis également. Une fois arrivé, nous nous dirigeâmes vers le lit le plus entouré. Du regard, je croisai les deux rogues qui m’avaient si soigneusement accueilli, plus tôt ce matin là. Je leur décrochai un sourire mesquin et elles eurent un léger geste de recule ( tant pis pour la courtoisie).

- Que s’est-il passé ? , interrogea Kashia en devançant Akara.

Une vielle femme, qui semblait être plus expérimentée en médecine que les autres, affirma :

- Elle dit qu’elles ont été attaquées quelque part dans les plaines. Elle ne s’en tirera pas.

Akara s’approcha de la rogue blessée et parla doucement d’une voix réconfortante comme elle savait si bien le faire.

- Qu’as-tu vu ?

La main sanglante de la rogue s’accrocha vigoureusement à la robe d’Akara et elle se souleva un peu de son lit. Ses yeux étaient écarquillé et vitreux, et sa bouche crachait le sang.

- Ils ar... rivent, commença-t-elle d’une voix faible. Un... repaire sur les pl... aines. Flavie est... encore...

Tout à coup, sa respiration s’éteignit et ses yeux grands et vides pointèrent l’horizon. Elle lâcha prise et retomba sur le lit. Elle avait rendu son dernier souffle.
Akara se releva et tourna son regard sur moi, et je lui rendis. Je savais exactement où elle voulait en venir. Une foi imperturbable... Je ne serais pas étonné que cela cause sa perte un jour. »

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
08 mai 2004 à 04:39:18

Tien!! Pas de commentaires!! Serais-je en train de sombrer dans l´oublie? Mon récit manquerait-il d´intérêts? Hummm…… Ennuyeux, cela est. Oui, humm…. Trouver une solution je dois ou à jamais, mon récit sera perdu. :snif:

fricofaye
fricofaye
Niveau 10
08 mai 2004 à 09:31:16

C´est pas grave si t´es pas lu mec, tu postes plus et puist c´est tout.

fr

fricofaye
fricofaye
Niveau 10
08 mai 2004 à 09:34:03

Franchement j´ai pas tout lu car l´imposante taille de ton récit m´en empêche ( non pas que je n´aime pas lire de grosses oeuvres mais sur internet ça reste un peu fade de lire, enfin c´est mon avis). Mais bon je vais copié oute ton histoire et l´imprimer ; )
Je te dirais quoi ensuite.

Ah et surtout, je l´ai déjà dit et je le redit, n´écris pas pour les autres mais pour toi, et fais attention aux critiques de certains, j´ai déjà vu des élloges concernant une fanfic très.....moyenne ^^

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
08 mai 2004 à 17:30:40

Oui je sais Frico, mais je tiens à se que les gens les lisent sinon cela me rapporte quoi d´encombrer le forum d´un topic inutile? Surtout que, comme tu le dis, mon récit est très gros. D´ailleurs, je comprends que tu n´aimes pas lire des gros récits sur Internet, car il est vrai que ce n’est pas la même chose que de le lire en livre ou sur feuille. Soit...

Pour les critiques, se sait se que j´ai à travailler et je n´ai pas besoin des autres pour me le dire. Tout se que je veux, c´est qu´on me dise si on apprécie l´histoire et non la qualité de l´écriture.

Donc, à jeudi prochain.

TheCrawler

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
13 mai 2004 à 02:14:14

Avant de publier la suite de ma fan fiction, j´aimerais savoir: aimez-vous l´HISTOIRE? Au diable le français ou les tournures de phrases maladroites, vos critiques sont bien reçuent, certe, mais là, je ne me base que sur l´histoire. Alors je veux savoir, elle est bonne ou pas? Si oui, je vais continuer à la publier ici, sinon, je n´encombrerai pas le forum d´un topic inutile. Il serait donc apprécié que de me le dire avant demain. Merci.

- TheCrawler

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
14 mai 2004 à 02:39:30

Voila quand même le chapitre 4. Bonne lecture!

TheCrawler
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Niveau 7
14 mai 2004 à 04:48:32

Chapitre 4 : Héro ou trouble-fête

« Nous étions dans la tente de Kashya. Elle était un peu plus grande que celle d’Akara. Assez pour contenir cinq ou six personnes. Il y avait dans un des coins un lit avec un arc et un carquois de flèches traînant à son pied. Plus au milieu, se tenait une table sur laquelle étaient étendues quelques cartes et plans. Une seule lampe, suspendue au-dessus de la table, servait d’éclairage. Un petit coin douillet, quoi !
Nous étions tous présents autour de cette table. Kashya expliqua, penchée au dessus de ses cartes, où elle avait envoyé ses rogues ce matin, donc où devait se trouver le repaire. Moi, j’étais un peu à l’écart, me demandant encore ce que je faisais là. De plus, je ne saisissais pas exactement de quoi elle parlait. Akara dû voir que je ne suivais pas les explications, car elle m’expliqua qu’elles envoyaient des éclaireurs par intervalle de trois jours pour trouver la source d’où provenaient tous les monstres et zombies qui erraient dans les plaines entourant le camp, et jusqu’à maintenant, les recherches s’étaient avérées infructueuses.

- Donc, c’est là que vous irez, reprit Kashya.

Je levai les yeux. Tous les regards étaient braqués sur moi. Je savais que j’aurais dû rester à l’extérieur.

- Oh non ! N’y pensez même pas, rétorquais-je.
- Il est un peu tard pour ça.
- J’ai dit oui pour Cain et c’est tout !

Kashya cogna sur la table avec force. Tous les objets qui s’y trouvaient se mirent à planer une demi seconde au-dessus de la table.

- Écoutez-moi, gros imbécile, grogna-t-elle. Nous vous avons offert, malgré moi, notre hospitalité même après votre entrée plutôt déplacée ! Nous ne vous avons pas foutu dehors du camp après que vous ayez semé la pagaille ici !

Pendant qu’elle se vidait le coeur, Kashya avançait vers moi telle un félin sur sa proie. Je croyais qu’elle allait me bondir dessus à tous moments pour me déchiqueter sauvagement en morceaux.

- La seule chose qui s’oppose entre l’envie qui me ronge l’esprit de vous trouer la peau et vous, ajouta-elle une fois arrêté si près de moi que je pouvais entendre et sentir sa respiration, c’est qu’on croit que vous pouvez nous être utile. Donc, vous allez vous rendre utile ! Compris ?

Elle fit une pause, et je n’ajoutai rien. Elle me foudroya carrément des yeux. Je ne savais quoi dire. Elle avait raison. Mais j’étais trop orgueilleux pour l’admettre.

- Alors, vous acceptez, ou vous préférez goûter à la lame de mon épée ?

Je me penchai légèrement sur elle pour approcher ma tête de la sienne, question qu’elle entende aussi ma respiration.

- Essayez, pour voir, fit-je entre les dents.

À une vitesse que je qualifierais de « rapide », Kashya porta sa main sur son épée avec la ferme intention de la retirer de son étui et de me l’enfoncer dans le corps. À cette tentative, je ne fis que donner un léger coup presque imperceptible sur le côté de mon attaquant. Cependant, celui-ci fut freiné en voyant Akara s’interposer, en posant sa main sur celle de Kashya qui tenait l’épée, entre son envie folle de m’envoyer auprès des anges et moi.
Kashya me porta un regard haineux et ne lâcha pas son arme. J’affichai un sourire satisfait en jetant un petit coup d’oeil vers le bas, pour ensuite revenir sur elle. Son visage passa de la colère à la confusion et elle fit de même. C’est là qu’elle vit la pointe métallique d’un couteau, dépassant de mon poing refermé, très près de l’ouverture de sa côte de maille. Elle s’avoua vaincu et rangea son épée. Je fis la même chose avec mon couteau, tournai les talons et je pris le chemin de la sortie. Ensuite, je retournai à la tente que l’on m’avait assigné pour remballer mes affaires. J’en avais assez vu ici, pour moi il était temps de partir. Cependant, après quelques minutes de solitudes, Warriv vint me rejoindre.

- Que se passe-t-il avec toi, Drek ? me demanda-t-il, visiblement contrarié.

Je me tournai vers lui et lui pointai mon doigt sous le nez en signe d’avertissement.

- Toi, ne commence pas, grondais-je, ne voulant rien entendre, je n’ai pas besoin de sermons aujourd’hui !

Nous restâmes un court instant à nous fixer droit dans les yeux, Warriv afficha un visage plein de déception que je n’avais jamais vu chez lui. C’était le seul ami qu’il me restait dans ce bas monde et j’étais en train de l’envoyer se balader.

- Qui plus est, qu’est-ce que tu leur as raconté pour qu’il me prennent pour de ces guerriers légendaires ? commençais-je à le questionner. Pourquoi cette foutu Akara tient tant à m’avoir comme...

Je m’interrompis, cherchant le mot juste.

- Comme héro ? compléta Warriv.
- Ouais, disons !

Warriv s’approcha de moi lentement, sans pour autant paraître troublé par mes excès de colères.

- Écoute, Drek. Le jeune garçon que j’ai connu, jadis dans le désert, était un héro. Il ne renonçait pas et rien ne lui faisait peur. Akara l’a vu aussi. Tous les guerriers qui ont accepté étaient bien courageux, certes, mais aucun d’entre eux n’est revenu et les monstres rôdent toujours.
- Qu’est-ce qui te fais croire que ce sera différent pour moi ?

Il mit ses mains sur mes épaules et parla doucement à la manière d’Akara.

- Drek... Pour la plupart, ils partaient pensaient être des héros. Quand je t’ai connu, tu savais que tu en étais un. Tu le sentais au fond de toi. Les choses que tu faisais, les combats que tu menais, c’était plus qu’héroïque. Tu n’avais pas peur. Pourquoi ? Car tu y croyais dur comme fer. Pour toi, c’était clair que tu étais fait pour ça.

Sur ces paroles, je sentis une profonde honte grandir dans mon coeur. Il est vrai qu’avant d’être banni d’Ute, j’ai fait de grandes choses. Mais j’avais aussi, par ma faute, perdu un être cher et beaucoup de personnes ont péri. À cette pensée, je dû user de tout mon contrôle pour retenir les larmes qui montaient à mes yeux.

- Tu es un héro, Drek, reprit Warriv. Tu me répétais tout le temps que c’était ton destin de le devenir.

Je baissai les yeux et détendis mes muscles. Warriv avait raison, c’était mon plus cher désir. On m’offrait la chance de pouvoir prouver ma valeur. Même si cela ne me tentait guère, je pourrais peut-être m’accorder le pardon que je cherchais, et il est vrai que Tristram était très loin d’ici. Je ramenai mes yeux sur mon ami et fis naître un sourire sur mes lèvres.

( suite) ->

TheCrawler
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Niveau 7
14 mai 2004 à 04:54:38

( suite)

Un peu plus tard, je me rendis, avec Akara, Warriv et les deux jumelles amazones, dans la tente qui faisait office de taverne. C’était l’endroit où les guerriers nomades et les voyageurs se recueillaient pour boire ou manger. On y conversait bruyamment, tel qu’Akara ne parvint pas à passer outre le bruit pour demander le silence. Je décidai alors d’user d’initiative.

- VOS GUEULES, criais-je à gorge déployée, ET ÉCOUTEZ LA DAME !

Le silence tomba spontanément et tous nous regardèrent. Le calme maintenant établi, je laissai la parole à Akara.

- Braves guerriers et preuxs voyageurs, nous sollicitons votre aide. Des démons ont instauré un repaire, non loin d’ici. Il se peut qu’ils décident d’attaquer le camp d’ici les prochains jours. Toutefois, si vous nous apportez votre aide, nous arriverons probablement à les repousser.

Je vis bien qu’elle n’avait captée l’attention de pratiquement personne. Ces hommes et ces femmes qu’abritait cette tente ne semblaient pas en quête de gloire ou d’aventure. Mais je savais se qui pourrait les motiver.

- Écoutez, commençais-je en coupant Akara dans son discours, il y aura une récompense de 500 pièces d’or pour ceux qui accepterons et vous aurez le droit de ramasser tout se que vous trouverez.

À cette annonce, plusieurs d’entre eux se redressèrent sur leur siège et semblèrent écouter les oreilles grandes ouvertes. J’avais attisé leur attention. Les plus riches et les moins intrépides d’entre eux ne bronchèrent même pas.

- Alors, qui est avec nous ? repris-je, souhaitant qu’il y ait au moins une réponse.

Il eut, à mon grand désarroi, un long moment de silence. Je n’avais pas visé le point rouge de la cible, je le craignais. Au moment où je croyais devoir doubler la prime, une voix s’éleva de fond de la tente, là où était rassemblé un petit groupe de guerriers.

- Absolument tout ce que nous trouvons, pas vrai ? fit cette voix.

Celui qui parla était un homme assez costaud. Malgré le fait qu’il était assit, il ne semblait pas plus grand que moi, mais sa carrure était un peu plus imposante. Il était entouré de cinq personnes : quatre hommes et une femme. Tous portèrent des armures improvisées. En fait, on aurait dit des restes d’armures fixées sur des tuniques, mais avec une perfection telle qu’on aurait juré qu’elles allaient ensembles. Si ils n’avaient pas dépensé un prix exorbitant sur les armures, ils s’étaient repris sur leurs armes. Épées longues, épées à deux mains, haches de guerre, masses d’arme... Tous les six portaient des armes puissantes et dispendieuses.

- C’est exact, lui répondis-je en lançant un regard complice è Akara, qui me fixait, les yeux plein de questions. N’est-ce pas Akara ?

Le chef des rogues hocha la tête. Pour l’homme costaud, le temps était à la réflexion. Pendant ce court moment, Akara me chuchota son opinion septique à propos de succès des négociations. J’eus tôt fait de la rassurer en affirmant que ça marchait à tous coups.

- Eh bien, s’exclama finalement l’homme costaud en se levant, vous pouvez compter sur Qual-Kehk et le clan des Crânes de la Mort !

Les cinq autres lancèrent en choeur un grand cri d’enthousiasme. Nous en avions au moins six, c’était déjà ça. Toute fois, c’était encore peu.

- D’autres volontaires ? lançais-je à la petite assemblée.

À cette demande, nous vîmes se redresser d’un bond, dans un bruit de frottement métallique, un homme une armure d’un métal scintillant. Sa peau, qui était d’un noir pénétrant, faisait contraste avec son armure.

- J’irai à votre aide, dame Akara, dit-il, avec une noblesse ridicule.

Je pouffai de rire intérieurement. Cet homme était-il si hâtif de mourir ? C’était lamentablement hilarant. Personne d’autre n’avait l’air intéressé à cette proposition... je reformule : personne « d’intelligent » n’avait l’air intéressé à cette proposition. C’était compréhensible. Pourquoi risquer la mort pour une poigné d’or ?
Je terminai de me préparer pour le voyage et je m’apprêtais à aller voir Akara, lorsque j’eus une visite inattendue : le guerrier suicidaire noir en armure. Il me salua et je lui rendis brièvement et ajoutai, en me dirigeant vers la sortie :

- Vous devriez vous préparer pour la bataille.
- Je suis fin prêt, déjà, répliqua-t-il.

Je le félicitai et continuai ma route. J’avais autre chose à faire que d’engager la conversation, surtout avec lui.

- Qui êtes-vous ? lança-t-il avant que je sois trop loin pour l’entendre.

Je m’arrêtai net. Que me voulait-il ? Que me voulaient-ils tous ? J’avais accepté cette quête pour avoir la paix, croyant enfin n’avoir plus de compte à rendre à personne. Mais voilà que je devais répondre aux inutiles questions d’un, par le soin porté à l’armure et ses agis d’homme courageux, paladin. Ils se croient si supérieurs, ceux-là, et ça, ça me mettait en rogne.
Je pivotai sur moi-même pour faire face à mon interlocuteur. Il se tenait bien droit. Visiblement à l’aise et en parfaite équilibre dans son armure. Il portait aussi une sorte de couronne en guise de casque et une cape partant de ses épaulettes et tombant jusqu´au niveau des genoux. En effet, il semblait prêt, épée rangé et bouclier à la main.

- Je suis celui à qui il est préférable de ne pas parler ! rétorquais-je.
- Oui ! J’ai déjà entendu cette légende quand j’étais enfant. Mais si j’ai bonne mémoire, c’était un monstre hideux tout cornu qui faisait peur aux enfants qui s’aventuraient trop loin dans les forêts entourant Kurast, et à ce que je vois, vous n’avez pas de cornes.

Je m’avançais rapidement de ce petit arrogant de paladin. Il commençait à étouffer ma patience.

- Est-ce que tous les paladins sont chiant comme vous ou est-ce simplement vous qui ne savez pas apprécier la vie à sa juste valeur ?
- Vous êtes Drek Ilagore, n’est-ce pas ?

Mon coeur cessa de battre un instant en entendant mon nom. Qui était cet homme ? Comment savait-il mon nom ? Toutes sortes de questions me traversèrent l’esprit, mais une seule franchit les parois de mes lèvres.

- Que me voulez-vous ?
- Juste faire connaissance.

J’étais très énervé. Partagé entre la colère et l’incrédulité. J’espérais qu’il puisse me foutre la paix.

- Je suis Logan, fit-il en me tendant la main.

Je ne bronchai pas et fis apparaître l’impatience dans mes yeux. Il vit que je n’étais pas enclin aux salutations, alors il retira sa main.

- Pourquoi voulez-vous faire connaissance avec moi, lui demandais-je ?

Je lui adressai un regard suspicieux, mais il ne parut pas le remarquer. Qu’est-ce qui le rendait si confiant ?

- Disons que nous avons un ami commun, u...
- Ah ! ... Je vois..., le coupais-je. Et je suppose que cet « ami » n’a cessé de venter mes qualités de combattant ou mes prouesses à l’épée et c’est pour ça que vous voulez mon amitié, c’est ça ?

Le paladin eut un rire en coin très agaçant, même si tout chez cet homme m’agaçait.

- Pas vraiment, non. En fait, à ce qu’on m’a dit, je crois même être en mesure de vous battre.

Ces mots me heurtèrent telle une gifle au visage, quoiqu’en fait, cela me fit plus l’effet de milliers de piqûres de mouches sur mon orgueil. Le vouvoiement était devenu inapproprié, maintenant.

- Vraiment ? Tu m’en diras tant.

Et je me retournai pour repartir. Du moins, c’est ce que je voulais qu’il croie. Mais en un éclair, je refis demi tour sur mon axe en sortant mon épée. D’un coup sec, mais à force modérée, je l’abatis sur cet insolant, question de ne pas trop lui faire de mal. Cependant, ma lame s’immobilisa, avant même de toucher son armure, dans un grand bruit de choc métallique. Après un bref moment de stupeur, je vis la lame argentée du paladin, à demi sortie de son étui, faire obstacle è la mienne.

- T’es plutôt rapide pour un paladin, lui lançais-je d’un ton provocateur.
- Si je me fie à ce que j’ai entendu, répliqua-t-il, on dirait que vous vous êtes amélioré.

Là, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Ce crétin vantard allait voir de quel bois je me chauffe. Furieusement, je repoussais mon adversaire vers l’arrière et déclarai :

- Le premier qui se fait désarmer ou jusqu’à abandon.
- Un duel, hein ?
- Ouais et sans bouclier.

Le paladin regarda son bouclier un instant avec réticence et, après mures réflexions de sa part, il le lâcha. Il allait mordre la poussière. Nous commençâmes le duel. Tous deux derrière nos épées, nous nous fixâmes mutuellement. De mon côté, je sondais intensément son regard pour tenter de deviner ses pensées. C’était une tactique que Lans m’avait enseignée. J’espérais aussi que de la sorte, mon adversaire s’impatiente attaquerait le premier. Mais il n’en fit rien. Sa patience était de fer.
Après un moment, je crus que nous finirions par ne faire qu’un avec le sol et que l’on deviendrait un monument historique. Les gens viendraient par milliers pour voir « Les Duellistes ». À cette terrifiante pensée, je décidai de prendre l’initiative. D’ailleurs, mes jointures commençaient à me démanger.
Je frappai donc le premier. Je fis mon premier coup, mais nous entendîmes le bruit caractéristique de nos lames s’entrechoquant. Alors j’attaquai encore, mais ce fut le même résultat. Et encore une fois... même chose. Ce petit jeu devenait de plus en plus héritant. J’arrivais plus difficilement à garder mon sang froid. Néanmoins, ce merdeux n’avait encore rien vue.

- Je vois que ton expertise du combat est loin d’être limité, lui dis-je tout en gardant la même arrogance. J’aurai beaucoup de plaisir à te remettre à ta place.
- Ne vous méprenez pas, mon ami, je suis la plus fine lame de tout l’orient, répondit-il avec le sourire aux lèvres.

Je poursuivis le combat, la rage au coeur. Mon désir d’écraser ce maudit paladin comme un vulgaire insecte s’accentuait progressivement, et tant pis si on avait un guerrier de moins pour la bataille. J’avançai sur lui avec vigueur en lui envoyant un déluge de coups aussi rapidement qu’il m’était possible de faire, compte tenu de la distance entre lui et moi. Tous, il les para avec agilité. Après une très courte pause, je refis la même manoeuvre. Mais le paladin ne sembla pas se décourager. Je gagnais en colère, mais perdais en maîtrise. Je refis encore une série de coups, mais le dernier sonna plus creux ; j’avais relâché me prise sur mon épée. J’avais fais paraître un signe de fatigue. Une erreur que mon adversaire ne mit pas longtemps à percevoir. Donc il en profita pour pivoter sur lui-même, m’administrer un bon coup dans le ventre avec le manche de son épée, ce qui eut pour effet de me faire complètement lâcher prise sur mon arme, et il n’eut qu’à la saisir en passant. Bref, j’étais vaincu.
Je m’écroulai sur les genoux, les bras repliés sur mon abdomen, en tentant de retrouver mon souffle. Je n’arrivais pas à croire d’avoir été vaincu comme ça. Moi, Drek Ilagore, fils de Marekl Ilagore et ancien membre de la Horde des Braves, vaincu par « UN » paladin ! Mon orgueil chéri en avait prit un coup.
Pendant que je respirais difficilement, toujours recroquevillé sur le sol, le paladin s’approcha de moi. Il me tendit mon épée en me disant que j’avais bien combattu. Il me tendit également la main pour m’aider, mais je la repoussai énergiquement du revers de la main.

- Fiche-moi la paix, grognais-je d’une voix étouffé. Hors de ma vue !

Le paladin n’insista pas. Il jeta mon épée devant moi et s’éloigna. Si j’en avais eu la force, j’aurais saisi mon épée, je me serais levé d’un bond et j’aurais enfoncé la lame tranchante de mon arme dans l’armure de cet enfoiré pour qu’elle traverse son corps d’extrémité en extrémité. Mais pour le moment, j’avais des choses plus importantes à faire, comme respirer. »

TheCrawler
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Niveau 7
19 mai 2004 à 18:23:06

Avertissement! La présente est pour aviser que je ne publirai pas de fan fiction demain pour la bonne raison que je n´ai pas encore fini d´écrire le chapitre 5. Je n´ai pas beaucoup le temps d´écrire ces temps-ci alors je vous prie de m´excuser. Mais vous pouvez être sûr que, lorsqu´il sera fini, vous serez les premiers à le lire. Merci.

TheCrawler

TheCrawler
TheCrawler
Niveau 7
27 mai 2004 à 00:13:23

Désolé, mais pas de fan fiction cette semaine non plus. J´ai trop de travail ces temps-ci donc je n´ai pas beaucoup de temps pour écrir. Mais dés que je m´y mettrai, il ne devrait plus être long car j´ai presque fini. Je crois que votre patience sera bien récompencé. Du moins, ce sera à vous d´en juger. :ok:

TheCrawler

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