J´ai compris! il croit que ce n´est pas moi qui écrit ma fanfic. Tu vois boby, je suis lente d´esprit je n´y avais pas pensé!
Chapitre Dixième : Horadrims
Dans un recoin sombre de la taverne " Le Scarabée " , des volutes de fumées vertes s´élevaient de derrière un monticule de livres entassés sur une table. Malgré le brouhaha ambiant deux personnes y étaient profondément assoupies, un homme et une femme. A l´autre bout de la pièce Atma la tenancière servait un groupe de barbares à la chevelure rubiconde, de grands gaillards parlant fort dans une langue gutturale. Ceux-ci venaient d´entamer une chanson paillarde et le guerrier assoupi relevait la tête quand deux nouveaux venus drapés d´ombre firent leur apparition. Le premier, un guerrier à l´allure fière et à la peau noire comme du bois d´ébène se dirigea résolument vers la tenancière et lui tendit un lourd paquet . .
-Et voilà également voter argent, dit il en sortant quelques pièces d´or d´un coffret qu´il portait sous le bras.
-Je ne saurais vous exprimer toute ma gratitude ! répondit Atma avec un sourire triste.
Il s´éloigna et rejoignit sa compagne qui était assise au bar en grande discussion avec deux autres femmes.
-Il est curieux de penser que les égouts ont été construit sur un ancien tombeau, tu es sûre de ça Kariss ? demanda Antiopé après avoir avalé sa gorgée de bière.
-Sans aucun doute ! Mais le plus intéressant est sans doute à venir. J´ai récupéré ceci dans le tombeau.
Elle exhiba un vieux parchemin fripé
-Et moi j´ai pris ça ! ajouta le paladin en ouvrant sa cassette remplie de pièces d´or.
-Ca va renflouer nos finances. Peut-être aurions nous été obligées de vendre notre corps pour payer notre chambre. dit Kashia.
Le paladin ne releva pas et demanda ou était Cain.
-Là-bas ! Derrière la montagne de livres. Faites attention calypso s´est cassé la jambe. Elle est d´un humeur massacrante. Ne la réveillez pas.
-Comment a t-elle fait ?
-Eh ! Nous aussi on bosse ! Disons qu´elle s´est faite sauter dessus par des bestioles quand elle descendait un falaise et qu´elle est tombée.
Le groupe se dirigea vers le fond de la pièce. De derrière un muraille de parchemins, deux petits vieillards rabougris comme des raisins secs émergèrent alors. Ils saluèrent le paladin et sa compagne qu´ils n´avaient pas vu depuis la veille au soir et reprirent leurs places
-Excusez nous de ne pas vous demander comment se sont passées vos affaires mais nous sommes actuellement dans des recherches fort délicates et nous ne devons surtout pas perdre de temps ! dit Cain
-Surtout pas perdre de temps ! répéta l´autre en hochant sa barbiche.
-Vous avez découvert ou se situait le tombeau de Tal-Rasha ? demanda le paladin
-NON ! Bien sûr que non ! s´emporta le vieux mage. Vous rendez vous compte qu´il nous faut retrouver l´emplacement d´un tombeau oublié depuis mille ans ? Regardez autour de vous ! Nous cherchons mais cela prend du temps ; certains documents sont en Horadrim ancien tandis que d´autres sont écrits dans la langue du sud !
-A ce propos j´ai trouvé ceci dans le sarcophage de la créature. dit Kariss en tendant à Cain son papier.
-Grumbll . .sarcophage vous dites ? Donnez ça ! Mmm . .
Au bout de quelques secondes son visage devint livide. Ses mains tremblaient. " MISERICORDE ! " son cri avait retenti jusqu´à l´autre bout de la salle ; tout le monde s´était retourné. La sorcière émergea.
-Oui ! Asseyez vous ! Écoutez ! dit Cain en faisant de grands gestes. Le tombeau que vous avez découvert était celui d´un ancien Horadrim ! Radament c´est cela ?
Kariss acquiesça d´un signe de tête
-C´est fantastique ! Ce parchemin est un cadeau du ciel ! Je vais aller droit à ce qui nous intéresse. Écoutez ! . .pour ouvrir le tombeau de Tal-Rasha il faudra vous munir du Bâton Horadrim. Mais par précaution celui-ci a été séparé en deux morceaux, qui se trouvent l´un à la grande oasis au delà de la grande plaine, l´autre dans le temple des Vipères qui surplombe la ville oubliée. Les deux morceaux ne peuvent être rassemblés que grâce au cube Horadrim, lequel se trouve au fond du vieux tombeau de roche . .mmm . .
-Tombeau de roche c´est le nom inscrit sur le transporteur par lequel nous sommes revenus ça. interrompit Calypso
-Oui ? Alors il ne doit pas être loin ! . .une fois que le bâton est assemblé, placez le dans l´orifice au fond du tombeau et l´accès à la chambre de Tal-Rasha vous sera ouvert . . Et bien voilà de quoi vous occuper demain !
-Ca ne dit pas ou est ce tombeau par hasard ? interrogea la rogue
-Non, mais ça c´est mon affaire et celle de Drognan.
Il jeta un coup d´oeil à son ami qui s´était endormi la tête sur un vieux livre ouvert ; " Mmm . .je crois qu´il est l´heure de dormir pour tous. " Et sur cette déclaration chacun prit le chemin de son lit.
La fraîcheur de la nuit à Lut-Gholein apporta à tous soulagement et réconfort ; les lits d´Atma paraissaient d´autant plus moelleux que c´était la première fois, depuis le début de cette histoire, qu´ils ne dormaient pas sur des couchettes au sol. Longtemps après ils devaient regretter la douceur des nuits dans la blanche cité.
Le soleil ne s´était pas encore levé qu´ils étaient déjà reparti. Dans le scintillement du transporteur, les sept avaient disparu et s´en étaient allé à leur mission. Les sept ? Oui les sept ! Le matin même, sur l´insistance de Daeron ils avaient engagé un mercenaire, ou un guide comme préférait dire le paladin. Le guide en question, un homme de Greiz, répondait au nom de Mizan, un grand brun taciturne et à la forte carrure. " Et puis sept c´est toujours mieux que six " ,avait ajouté Calypso, " sept c´est un chiffre magique ! Ca porte chance ! " Elle n´avait pas tout à fait tort ce matin là, car de fait ils trouvèrent très rapidement l´entrée du tombeau de roche et après en avoir nettoyé les différents niveaux, s´emparèrent du cube Horadrim, premier objet de leur quête. Rejoignons les maintenant, il est neuf heures et le groupe marche en direction de l´Oasis.
-Qui a le cube ? demanda Calypso pour la énième fois
-C´est moi ! répondit Antiopé
L´ensorceleuse se retourna pour s´en assurer
-Je n´arrive pas à l´ouvrir, dit l´amazone, ce truc doit marcher à coup de baguette magique.
Calypso lui répondit par un regard sceptique
-C´est du plomb fondu qui coule sous mes hardes ! gémit le paladin.
Il marchait d´un pas lourd, ralenti par son armure pesante.
-Tu veux un ouvre boite mon mignon ? lui lança ironiquement Kariss en dégainant un katar
-Non ! Merci ! répondit-il avec un sourire jaune.
Pas un nuage dans le ciel, pas un abri, rien ; ils étaient pris enter terre et lumière. Seul le mercenaire ne se plaignait pas ; taciturne comme à l´accoutumée il marchait au milieu du groupe, répondant par un " mmm " aux questions de Nicolède. Un " Mmm " plus fort que les autres se fit entendre quand on descendit une petite dénivellation pour arriver devant un plateau couvert de cailloux. Mizan s´avança et le groupe marqua un arrêt.
-Ici le soleil frappe, dit-il en désignant l´étendue immense devant eux. C´est l´enclume. A midi le soleil frappe sur l´enclume
-Le soleil frappe ? interrogea l´amazone
-Oui. Et alors c´est la mort. Il faut avoir traversé avant midi. De l´autre côté se trouve l´Oasis à ce qu´on dit.
-Vous n´en êtes pas sûr ! s´indigna la rogue ruisselante
-Stop ! coupa le paladin. Nous n´avons pas de temps à perdre alors !
Chacun reprit son paquetage et ils se remirent à marcher, Mizan en tête. Ils allaient d´un pas ferme, quelquefois se forçaient pour courir. Mais la sorcière avait d´énormes difficultés à suivre dans cette étendue caillouteuse et souvent il fallait que le druide ou le paladin la prennent sur leur dos ; mais le poids d´un tel effort était trop grand pour eux et même des constitutions plus robustes n´auraient pu le fournir aussi longtemps. Mais il ne fallait pas s´arrêter et quand ils regardaient au ciel le soleil montant vers son zénith, la peur grandissait en eux d´être pris entre le marteau et l´enclume et alors une pensée plus forte que leur fatigue leur faisait presser le pas. Dix heures. Onze heures ! La température montait. Calypso s´écroula. Aussitôt elle fut prise en charge par Kariss et Kashia qui la remirent debout. Le druide lui donna une grande potion de couleur rouge puis elle se remit à marcher, à demi consciente, toujours clopinant derrière les deux archères. Le désert ne semblait pas avoir de fin. Onze heure et demie. Une trombe passait à des kilomètres de là, colonne blanche sur l´azur du ciel. La sorcière s´écroula à nouveau au moment ou sa vue troublée avait cru discerner au loin une tache verte à l´horizon. Sans un bruit la rogue s´affaissa elle aussi. Midi moins quart.
Quand elles se réveillèrent, l´une et l´autre furent très surprises de se retrouver à l´ombre d´un grand palmier avec devant elles la figure souriante du paladin.
-Buvez doucement, dit le mercenaire en leur tendant à chacune un gobelet d´eau.
L´une et l´autre s´en emparèrent avidement.
-Cela vient des puits de l´oasis, dit le paladin, vous êtes restées longtemps inconscientes et nous avons eu très peur.
-Vous avez trouvé . . le bâton ?
-Non. Ici il y a du bon et du mauvais, l´eau claire des puits a attiré bon nombre de créatures malveillantes. Regardez autour de vous.
Jusqu´ici elles n´avaient pas prêté attention aux nombreux cadavres qui jonchaient le sol alentour. Des scolopendres géants, des scarabées aux proportions démesurées.
-Il n´y a ici ni tombeau, ni coffre, ni cache, ni trésor. Mais nous avons peut-être trouvé quelque chose et maintenant il va vous falloir nous suivre.
L´ensorceleuse jeta un oeil à sa jambe et s ´aperçut qu´elle avait été à nouveau bandée pendant son sommeil. La douleur s´était également estompée.
-Très bien ! dit-elle en se levant
Daeron et Mizan les conduisirent toutes deux à travers l´oasis jusqu´à ce qu´ils aperçoivent Nicolède, Kariss et Antiopé assis au loin sur le sol à côté de ce qui semblait être l´orifice d´un tunnel.
-Après toi ! fit le druide au paladin une fois qu´ils furent arrivés.
Le guerrier ceignit son heaume blanc et dégaina son épée. après quoi il s´engouffra résolument dans l´orifice. Les autres suivirent à tour de rôle. Au delà, le scintillement du bâton de Calypso révélait des parois de sable spongieux, enduites d´une substance collante. Toujours confiants ils avancèrent à travers un dédalle de boyaux tortueux et étroits qui s´enfonçaient toujours plus profondément sous terre. La découverte d´un cadavre de garde englué au détour d´un couloir amoindrit cette confiance superbe ; la rencontre avec une trentaine de vers de sable cinq minutes plus tard la dissipa totalement.
-Ca va pas être de la tarte ! fit le paladin
Et il se mit à pourfendre systématiquement les créatures
-La chienlit commence ! fit la sorcière. Pousse toi va !
Le paladin se tassa pour laisser passer sa compagne. Celle-ci tapota sur la crosse de son bâton puis la plaça devant sa bouche. Aussitôt l´enfer se déchaîna sur les quelques vers présents. Un geyser de flammes sortit de la bouche de Calypso qui grilla instantanément tous les ennemis dans une lumière aveuglante.
-Ca va prendre trop de temps quand même ! remarqua le paladin
-Je peux tenter la téléportation sauvage ! répondit-elle
-C´est quoi ? demanda la rogue
-Je nous téléporte tous dans le boyau le plus proche en dessous de nous. Grosse consommation d´énergie pour moi évidemment mais on peut essayer ! Donnez vous tous la main !
Ils disparurent quelques secondes après pour se réintégrer dans une autre partie du tunnel, malheureusement beaucoup plus peuplée cette fois-là.
-Mais qu´est-ce que tu nous a fais, espèce de cruche!