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[Fic] Effet papillon

darkwitness65
darkwitness65
Niveau 10
17 août 2011 à 14:44:43

Après avoir rempli la fiche de livraison, afin que les caisses soient livrées sur les quais, je saluai le vendeur, et sortis de la boutique. Une fois le banc, où était assise le maître artilleur, localisé, je m'y rendis. Lorsque je me retrouvai devant elle, je lui tendis la main afin de l'aider à se relever.
Ashley: Vous avez fini vos emplettes ?
Derek: Toute la paperasse a été remplie.
Ashley: Souhaitez-vous retourner à votre vaisseau dans ce cas.
Derek: J'avais l'intention de faire un saut à la librairie du trentième étage du secteur, si cela ne vous dérange pas.
Ashley: Et en plus il sait lire. Quel Homme. Je comprends pourquoi le Conseil vous a choisi.
La voyant rire, je ne pus, pour une raison m'étant inconnue, m'empêcher de lui sourire. Une fois notre sérieux repris, nous nous dirigeâmes de nouveau vers une navette de transport rapide, et sélectionnâmes "La Libraire des Beaux Mots". Après deux minutes de déplacement, nous descendîmes de la capsule, et pénétrâmes dans la boutique. De toutes parts s'étendaient des holos et autres oeuvres téléchargeables, mais, dans le fond de la pièce, résistait encore une étagère de livres en version papier.
Ashley: Que recherchez-vous ?
Derek: Un policier galarien qu'un ami m'avait conseillé il y a longtemps. Le titre est "Le Datapad manquant", si mes souvenirs sont bons.
Ashley: Le titre donne envie dites-moi ...
Derek: S'il s'avère que ce livre est mauvais, je me rappellerai que vous aviez tenté de me prévenir. Cependant il faudrait déjà réussir à le trouver.
A ce moment, je me rendis compte que cette fois les rôles avaient été inversés, et que je l'avais faite sourire. Ce moment d'oisiveté ne fut, hélas, que très bref. En effet, alors que nous recherchions toujours le fameux livre galarien, un hurlement retentit dans la librairie. L'artilleur Williams dégaina immédiatement son arme de poing, tandis que je plaçai ma main au niveau de ma ceinture. C'est alors que je me rendis compte que, depuis que mon pistolet lourd avait été détruit, j'avais complètement oublié de m'équiper d'une nouvelle arme. Je recourus alors à mes implants biotiques, faisant confluer l'énergie zéro dans mes mains. Nous nous dirigeâmes alors vers la source du cri, lorsque nous en trouvâmes l'origine. Un homme armé, portant une tenue sur laquelle était inscrit "N7", pointait une arme sur la tempe de la dirigeante de la librairie tout en vociférant.
Homme: Je suis au courant des tracts anti-concilien que tu vends ! La gérante turienne de la librairie du troisième étage dans le secteur Naralia m'a tout dit !
Gérante Asari: Mais de quoi parlez-vous ? Nous ne vendons que des livres ici. Pitié, ne me tuez pas.
Homme: Je suis un spectre et tu mérites la mort, sale profane !
Gérante Asari: Mais puisque je vous dis que je ne vends que des livres !
Homme: Continuez à me mentir et je vous tue !
Gérante Asari: Je vous en supplie ... J'ai trois filles ... Ne faites pas ça.
Voyant que l'homme gardait son bras tendu, je créai un champ de force autour du pistolet, que je fis rétrécir avec le plus de vitesse et de force possible afin de faire imploser l'arme à l'intérieur. Le résultat escompté fut au rendez-vous, et lorsque le bouclier disparut, un mince filet de matière plastique se déversa sur le sol. L'homme chercha alors le responsable de la disparition de son pistolet, et finit par fixer son regard sur moi. Le voyant s'approcher, Ashley le mit en joue.
Homme: Je suis un spectre ! Vous allez avoir de gros ennuis pauvres débiles !
Derek: Vous n'êtes pas spectre, vous n'êtes qu'un idiot. Quel est votre nom ?
Homme: Je m'appelle Verner. Conrad Verner ! Rappelez-vous de ce nom lorsque je vous ferais coffrer pour vous en être pris à un spectre du Conseil pendant l'une de ses missions.
Derek: Je suis moi-même spectre, alors vos menaces, je m'en contrefous. Maintenant cassez-vous avant que je ne vous brise tous les os !
Conrad: Il n'existait qu'un seul spectre humain ! Vous mentez !
Ashley: Verner ... Je me souviens de vous ! Vous étiez l'espèce de taré, fanatique de Shepard !
Derek: Vous vous connaissez ?
Ashley: Simplement de vu.
Conrad: C'est votre dernière chance avant que j'appelle le Conseil, je vous préviens !
Derek: Tire-toi je t'ai dit ! Si je te vois encore une fois en train de menacer quelqu'un avec une arme, je te promets que tu vas trouver ça moins drôle, pauvre idiot !
Conrad: Je ... je ...
L'homme chercha alors frénétiquement autours de lui, puis s'enfuit en courant. Je m'assurai alors que la directrice de l'établissement n'avait rien, puis retournai auprès d'Ashley. N'ayant pas trouvé le livre recherché, nous quittâmes la boutique. Ayant encore quelques heures à perdre, je proposai à la jeune femme de boire un café, prétextant le fait de vouloir connaître les membres de mon équipage.

Nous nous installâmes alors à l'une des tables du bar tout proche, et commandâmes nos boissons. Nous commençâmes à discuter, lorsque j'aperçus, au loin, une jeune femme brune venir dans ma direction. Mon coeur se serra soudainement, et je priai pour que ce ne fut pas la personne à laquelle je pensais. Je tournai la tête vers Ashley, posant mon crâne contre ma main afin de cacher mon visage, mais il était trop tard. La femme m'avait vu et était désormais devant notre table.
Jeune Femme: Derek ? Derek Drooks, c'est bien toi ? Bah ça alors.
Derek: Quelle surprise ... Angela ...
Angela: Ça alors. Quelle coïncidence de te voir ici. Ça fait quoi ... Un an qu'on ne s'est pas vu ?
Derek: A mon grand damne, ça ne fait pas plus.
Angela: Pardon ?
Derek: Non rien.
Angela: Alors qu'est-ce que tu deviens ? Toujours dans l'armée de l'Alliance ?
Derek: Je suis Spectre de la Citadelle maintenant.
Angela: Fiou... Bah dis donc. Et sinon tu ne me demandes pas ce que je fais dans la vie moi ?
Derek: Qu'est-ce que tu ...
Angela: Oh, moi tu sais, je suis vendeuse à Space Mode maintenant. Tu sais la grande boutique avec tous les vêtements chers à l'extrémité des secteurs Ganon. Le monde est petit.
Derek: Trop pe...
Angela: Oh ! Tu as entendu la nouvelle chanson du groupe Glork Blorten?
Derek: Je n'ai pas vraiment le ...
Angela: Oh la la, tu te rappelles nos jeunes années où on écoutait ça toute la nuit ?
Derek: Pas vraim...
Angela: Oh et je t'ai pas dit ! Pit a ouvert sa boutique !
Derek: Je suis ravi pour ...
Angela: Non mais attends il a une de ces payes maintenant. En même temps, tu me diras ...
Derek: Il faudrait que je puisse en placer une pour ça.
Angela: Quoi ?
Derek: Rien !
Angela: Oh punaise, où j'en étais ?... Ah oui ! Avec sa boutique de vente de vaisseau au vingt-sixième étage du secteur Zakéra. Il faudrait que tu lui rendes visite pour qu'il te montre la quantité de fric qu'il a dans sa borne électronique.
Derek: j'y tiens pas plus que ça.
Angela: Et notre maison, mon Dieu ! Une merveille ! Ça nous a coûté les yeux de la tête, mais ça en valait la peine. Et puis on est pas des hanaris hein ! Ah ah ah... Tu n'as pas compris ? Yeux de la tête. Hanari.
Derek: Si si ... J'avais compris ...
Angela: Ce que tu peux être grognon. Tu sais ce qu'il te faut ? Une séance shopping. Allez viens dans ma boutique, je te ferais un prix.
Derek: Ça ne me dit r...
Angela: On a adopté un Pijak au fait ! C'est intelligent ces petits machins.
Derek: Tu m'en vois r...
Angela: On l'a appelé Derek en ton souvenir. Ça lui va tellement bien. Il faut que tu le vois. Viens manger à la maison dans la semaine.
Derek: Je...
Angela: Et pourquoi pas ce soir ? Allez viens avec moi, on va voir Pit. Ce qu'il va être content de te voir.
Derek: Non mais je suis occu...
Angela: Allez viens.
Derek: Putain mais arrête de parler trente secondes ! Je suis occupé là, ça ne se voit pas ?!
La jeune femme tourna alors le regard vers Ashley, la dévisageant. Elle se mit à rire et me regarda de nouveau.
Angela: T'as pas perdu ton temps dis moi.
Derek: C'est toi qui dit ça ?
Ashley: Mais de quoi est-ce que vous parlez ?
Angela: Alors ? Depuis combien de temps vous êtes ensemble ?
Ashley: Ensemble ?
En entendant ces mots, l'artilleur se brûla avec son café et me regarda du coin de l'oeil. Devant mon regard implorant, la jeune femme joua le jeu.
Ashley: Ça fait deux ans environ. N'est-ce pas mon amour ?
Derek: Oh merde ...
Angela: Quoi ?! Attends, on était encore ensemble il y a deux ans ! Ça veut dire que tu me trompais ?!
Derek: Non, mais elle voulait dire qu'on se connaissait depuis deux ans. On est en couple depuis quelques mois seulement.
Angela: Tu crois que je vais gober ça, sale con !
Derek: Angela calme-toi.
Ashley: Derek a raison. Je me suis mal expri...
Angela: Toi, la traînée, je t'ai rien demandé !
Ashley: La quoi ?! Tu veux mon poing dans la gueule !
Angela: Essaie seulement espèce de sal...
Derek: Ça suffit ! Angela va-t-en, je te prie. C'est fini entre nous donc tu n'as plus rien à faire ici.
Angela: C'est ça ... Retourne jouer avec ta garce.
Ashley: La garce elle se tape ton mec depuis trois ans. Et oui, quand tu pensais qu'il était en mission spéciale sur des terres inconnues, c'était mes terres bien connues qu'il explorait !
Angela: Je vais te tuer !

Un officier du SSC passait par là à cet instant, et entendit la dispute. Il s'approcha alors de nous, pour s'assurer que le calme soit préservé.
Officier: Il y a un soucis ?
Angela: Oui ! Cette tr...
Ashley: Cette inconnue nous importune depuis tout à l'heure. Nous étions en train de prendre un café en amoureux, lorsque cette folle furieuse s'est jetée sur nous.
Angela: Quoi ?!
Officier: Madame, calmez-vous !
Ashley: J'ai eu si peur. Elle a menacé de venir me tuer dans mon sommeil. Pitié, faites la partir.
La voyant se blottir contre moi, je l'enlaçai tendrement.
Derek: C'est fini ma puce. Chhhhhut. Calme-toi, c'est rien. Ce garde va la faire partir.
Angela: Quoi ?! Connard ! Tu te fous de ma gueule en plus !
Officier: Madame, je vous prie de circuler et de cesser de déranger ces personnes.
Angela: Mais ils ...
Officier: Vous voulez vraiment que j'emploie la force ?!
Angela: Cette espèce de garce se fout de votre gueule, et vous vous en prenez à moi ? Vous êtes complètement attardé ou quoi ?!
Officier: Cette fois, ça suffit. Je vous coffre pour une garde à vue de vingt-quatre heures !
Angela: Quoi ?! Non ! Mais non, lâchez-moi !
Le membre du SSC la menotta alors, et la plaça dans une navette de transport, dans laquelle il monta également. Nous vîmes le véhicule partir au loin, et un fou rire nous atteint. La jeune femme, toujours dans mes bras, ne se rendit compte de sa position qu'au bout de cinq bonnes minutes et se redressa brutalement. Son visage avait pris des teintes écarlates, mais, croyant que je ne l'avais pas encore vu, elle se releva, prétextant vouloir rentrer au vaisseau, et nous nous dirigeâmes vers la console d'appel de navettes la plus proche. En attendant qu'une capsule arrive, la jeune femme m'interrogea au sujet d'Angela.
Ashley: J'ai cru comprendre que vous étiez proches ? Elle a toujours était comme ça ?
Derek: Loin de là, mais je préfère me souvenir d'elle lorsqu'elle était douce et affectueuse.
Ashley: J'ai également connu une "défaite" affective. Un homme que j'aimais, et qui a disparu.
Derek: Mort ?
Ashley: Oui.
Derek: Mes condoléances.
Ashley: C'était il y a deux ans. J'en ai fait mon deuil depuis longtemps.
Derek: Je ne veux rien savoir, ni si les champs fleurissent; ni ce qu'il adviendra du simulacre humain, ni si ces vastes cieux éclaireront demain ce qu'ils ensevelissent. Je me dis seulement : "A cette heure, en ce lieu, un jour, je fus aimé, j'aimais, elle était belle." J'enfouis ce trésor dans mon âme immortelle, et je l'emporte à Dieu !
Ashley: Souvenir, d'Alfred de Musset.
Derek: Vous aimez la poésie ?
Ashley: La poésie est la nourriture de l'âme. C'est ce qui nous permet de ne pas ... Enfin ... Passons. Qu'est-ce qui s'est passé avec Angela ensuite ?
Notre navette arriva à ce moment. J'ouvris la porte, laissant Ashley y entrer, avant d'y pénétrer à mon tour.
Derek: C'est une longue histoire.
Je refermai alors la portière, et le véhicule se mit en route.

Niftu-Cal
Niftu-Cal
Niveau 9
17 août 2011 à 16:41:21

EPIC WIN :content:
En plus y'a de l'humour :bave:

Ps je me suis fait bannir mon autre pseudo :oui:

[Clikk]
[Clikk]
Niveau 7
18 août 2011 à 18:42:00

Enfin la suite ! :-)
C est toujours aussi bien continu :ok:

Atem-Gantz
Atem-Gantz
Niveau 6
21 août 2011 à 19:04:23

Elle est géniale ta fic. Je l'adore en plus tu arrives à mettre Sheppard dans ton histoire en parallèle à ton personnage principal.
Je n'ai qu'une chose à dire:
"A quand la suite?"

Shepard_Le_Vrai
Shepard_Le_Vrai
Niveau 8
21 août 2011 à 19:05:06

PUTAIN, mais ça c'est du pavé :ouch2:

aére le :)

Sim5170
Sim5170
Niveau 7
22 août 2011 à 19:06:56

vite la suite !

TovarishPior
TovarishPior
Niveau 10
30 août 2011 à 22:01:13

Mais ta fic est SUPERBE en tout points! Vraiment bravo :bravo: on sent qu'il y a énormément de recherche, les persos ont vraiment un caractère propre, notamment Sya :rire: et l'humour est excellent.

Vivement la sweet :content:

Thib0787
Thib0787
Niveau 2
24 septembre 2011 à 12:58:25

je suis Fan, et le parallèle avec la vraie histoire est pas mal !
J'ai hâte de lire la suite !!!

darkwitness65
darkwitness65
Niveau 10
01 octobre 2011 à 21:03:50

Chapitre 7:

La navette virevoltait de droite à gauche, à travers le chahut de la circulation express, sans jamais décélérer. Nous traversâmes les différents secteurs marchands de la Citadelle en quelques secondes, sans même nous en rendre compte, étant pris par notre discussion. En effet, suite aux interrogations de l'artilleur Williams, je pris la décision de lui raconter le désastre de ma vie, mon amour sans faille pour une femme vénale qui brisa en un acte, la résolution de toute une vie. Je lui contai mon désespoir lors de cette trahison, ma remontée lente et encore inachevée de ce qui n'était plus une pente mais un ravin, au fond duquel je me trouvais, le soutien indéfectible de ma soeur au cours de ces années, et mon appréhension nouvelle envers les relations d'intimité supérieure. La jeune femme m'avait alors écouté patiemment, et je vis apparaître dans ses yeux une lueur de compassion et de pitié, déclic qui me fit comprendre que je commençai à mêler vie privée et professionnelle. Je me stoppai alors net dans ma phrase, et me ressaisis.
Derek: Je suis navré de vous avoir narré cet épisode de ma vie, je n'aurais pas du. Je vous prie d'excuser ce moment de laxisme.
Ashley: Je... Pardon ? Je ne crois pas avoir réellement comp...
Derek: Je vais prévenir mon timonier de notre arrivée qui ne saurait tarder. Nous devrions atteindre les quais d'ici cinq minutes.
Cet arrêt brutal eut pour effet de laisser la jeune militaire sans voix. Celle-ci semblait pensive, mais ne me quittait toujours pas du regard. Gêné d'avoir réagi ainsi, je ne sus plus quoi dire, et le trajet se poursuivit ainsi, jusqu'à notre arrivée devant la gare spatiale de l'Alliance. Là, nous descendîmes de notre navette, passâmes les systèmes de sécurité, et arrivâmes devant la porte cinétique de sécurité. J'y fis alors enregistrer l'artilleur en tant que membre de mon équipage, et nous reprîmes notre chemin jusqu'au vaisseau. La marche se déroulait sans un bruit. Marchant devant, afin de guider mon nouvel officier, je n'arrivais pas à briser ce silence pesant, ne sachant comment excuser mon recul brutal. J'attendis alors que nous fûmes en face de l'Humanity II, pour me retourner vers elle et lui présenter le pavillon. C'est à ce moment, et avant même avoir pu dire un mot, que je remarquai que la jeune femme souriait. Surpris et déstabilisé par son expression radieuse, je ne pus m'empêcher de lui demander la raison de cette joie.
Derek: Et voici l'Hu... Artilleur Williams ?
Ashley: Oui ?
Derek: Au risque de vous paraître incongru, pourquoi souriez-vous ?
Ashley: Pour rien ... pour rien.
Derek: Je ne suis pas sûr de comprendre ...
Ashley: Il n'y a rien à comprendre. Vous vouliez donc me présenter votre bel engin, c'est ça ?
Derek: Par... Pardon ?
Mes joues prirent alors une teinte rouge écarlate. Ce détail n'échappa pas à la jeune femme, ce qui eut pour effet d'élargir encore un peu plus le sourire sur son visage.
Ashley: Ce n'est pas votre pavillon ?
Derek: Ah .. Hum... Si. Si ! Je vous présente donc l'Humanity II, fleuron de l'Alliance. Nos meilleurs ingénieurs ont travaillé en étroite collaboration avec des scientifiques et des chercheurs galariens et turiens pour en arriver à ce résultat.
Ashley: Pas mal du tout même si je ne suis pas une spécialiste des vaisseaux spatiaux. Reste à le voir en vol.
Derek: Si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer.
La jeune militaire emprunta alors le pont d'embarcation avant d'arriver dans le sas de décontamination. Une fois les procédures de sécurité terminées, nous arrivâmes dans la salle principale. Je demandai alors à l'artilleur de me suivre en direction de l'ascenseur. Je la présentai rapidement à Matthew, avant de lui demander de prendre place dans la cabine de verre, lui demandant de m'attendre un instant. Je me retournai alors vers Matthew.
Derek: Matthew.
Matthew: Oui, Commandant ?
Derek: Les nouveaux membres d'équipages sont bien arrivés ?
Matthew: Les forces militarisées envoyées par le Conseiller Anderson ont déjà pris leur poste.
Derek: Une bonne chose de faite. Cependant, j'aurais un service à vous demander.
Matthew: En quoi puis-je vous être agréable ... Hum ... Utile ?
Derek: J'ai commandé deux caisses d'armement auprès d'une boutique qui les a faites livrer devant le vaisseau, je les ai aperçues en arrivant. Pourriez-vous demander à deux soldats de s'occuper de les charger et de les emmener à l'armurerie ?
Matthew: Bien sûr, Commandant Drooks.
Derek: Par la même occasion, demandez au cuisinier de nous faire monter cinq plateaux repas en salle de conférence, s'il vous plait.
Matthew: Je m'en occupe immédiatement.
Devant cet empressement de répondre à mes besoins dans la seconde, je ne pus me retenir d'esquisser un sourire.
Derek: Ah la la ... Que ne ferais-je pas sans vous mon petit Matthew ?
Matthew: Et moi sans vous ...
Derek: Pardon ?
Matthew: J'ai dit que je ne faisais que mon devoir Commandant.

Je le saluai, et repris alors le chemin vers l'ascenseur de verre. J'y pénétrai aux côtés de la jeune femme, puis je sélectionnai l'étage supérieur. Au bout de quelques secondes, les verrières se rouvrirent, et nous pénétrâmes dans la salle de réunion. Autours de la table, discutaient déjà Mélinda et Sya, à croire que ces deux là avaient toujours quelque chose à se raconter. Nous nous approchâmes alors de la table, et, aux bruits de nos pas, Mélinda tourna son visage vers moi. Elle me sourit, puis son regard se posa sur l'artilleur Williams. Elle parut surprise, mais son naturel sociable et joyeux reprit immédiatement le dessus, et la jeune femme alla saluer sa comparse féminine. Le Docteur Sya emboîta alors le pas du Lieutenant, et tendit la main à l'artilleur. Ashley eut alors un léger signe de recul, mais serra, visiblement à contre coeur, la main du médecin turien. J'expliquais alors la présence de la jeune femme à bord, lorsque la porte d'une des chambres s'ouvrit, et que le Capitaine Kirrahe en sortit tout guilleret.
Kirrahe: Je vous avez bien dit que je retrouverai cet holodata. J'y avais référencié le rapport que j'avais présenté à la ...
Son regard se posa alors sur la nouvelle arrivante, et le soldat galarien resta figé sur place. Ses lèvres continuaient leur parcours afin de finir ce qu'elles avaient commencé, mais aucun son n'en sortait. Au bout de quelques secondes, le Capitaine incrédule reprit la parole.
Kirrahe: Williams ? Artilleur Ashley Williams.
Ashley: Oui, mais à qui ai-je l'honn... Attendez ... Kirrahe ?
Kirrahe: Si je m'y attendais ! Ne vous méprenez pas, je suis ravi de retrouver un visage connu, mais quel choc de vous voir ici.
Ashley: En toute honnêteté, je ne m'attendais pas non plus à vous trouver à bord. Que devenez-vous depuis le temps ?
Derek: Vous vous connaissez ?
Kirrahe: C'était il y a maintenant deux ans. Avec le reste de mon équipe d'infiltration, nous étions en poste sur Virmire. Notre mission ? Éradiquer la menace que représentait le laboratoire de recherche sur le génophage de Saren Arterius. Hélas, nous avons sous-estimé ses forces, et nous avons envoyé un appel de secours à l'Alliance.
Ashley: L'appel de détresse fut transmis au Normandy, et nous avons pris la décision de nous poser, afin de leur venir en aide. Shepard m'avait alors envoyé auprès de Kirrahe, afin de faire diversion, pendant que le Lieutenant Kaidan Alenko et le Commandant se chargeraient d'armer la bombe.
Derek: Kaidan Alenko, de la bourse Alenko pour les jeunes biotiques ?
Ashley: C'était un héros.
Derek: Était ?
Kirrahe: Il y a eu un hic lors de la mission.
Ashley: Un hic ?! Lorsqu'on demande à une femme si elle est enceinte, et qu'il se trouve qu'elle répond négativement, ça c'est un hic. Lorsqu'un soldat donne sa vie pour en sauver des millions, ce n'est pas une simple broutille.
Kirrahe: Je n'ai jamais dit le contraire, ne vous emportez pas. Cependant, je comprends tout à fait ce que vous ressentez. Le Commandant Rentola nous a quitté il y a peu ... Tué par des geths. Mais j'en fais le serment, je le vengerai.
Ashley: Rentola est mort ? et.. Attendez ... Vous avez affronté des geths ? Où ?
Kirrahe: Les bordures des systèmes terminus. Nous y menions une étude, lorsque le vaisseau synthétique nous a attaqués. Nous n'avons rien pu faire, et avons été exterminés.
Ashley: Mais, vous êtes toujours là.
Mélinda: Concernant ce point, nous n'y sommes pas pour rien.
Kirrahe: En effet, lorsque nous avons été abordés, notre timonier a eu le temps d'envoyer un S.O.S, et le Commandant Drooks y a répondu. Sans l'intervention de cet homme, et de ses deux collègues, je ne serais plus là.
La jeune femme se tourna alors vers moi, et me fit un clin d'oeil.
Ashley: On dirait que je vous ai mal jugé. Les apparences sont, ma foi, fort trompeuses.
Mélinda: Vous trouvez aussi ? Il n'a absolument pas la tête de l'emploi n'est-ce pas ? Je ne vous ai pas raconté qu'il s'était évanoui à bord du...

La voix d'Anna retentit alors dans les haut-parleurs, et le silence se fit immédiatement.
Anna: Commandant Drooks ?
Derek: Je vous écoute Anna.
Anna: Mais pourquoi est-ce que vous vous entêtez à me vouvoyer ? Bordel, on est parti pour un bon bout de chemin ensemble, donc pas la peine de prendre ce genre de gant avec moi.
Mélinda: Ce n'est pas les gants qu'elle voudrait se prendre celle-là.
Anna: Quoi ! Elle veut que je monte la blondasse ?!
Mélinda: Bah viens, je t'attends ! On va voir si tu ouvriras toujours autant ta grande bouche quand je l'aurais bouché à l'aide d'un champ biotique et que tu t'étoufferas comme une conne, avant d'avoir fait trois pas !
Anna: T'as gagné, je te rends visite espèce de ...
Derek: Non mais ça va pas ! Qu'est-ce que c'est que ce comportement de merde ?! Anna, vous restez en bas ! Mélinda, tu la fermes !
Mélinda: Tu crois que je vais me taire devant cette grosse ch...
Derek: Mélinda ! Je te parle en tant qu'officier supérieur et non pas en tant que frère là ! Maintenant tu la fermes, ou c'est moi qui te la ferme de force. Le champ de force, tu n'es pas la seule à en être dotée !
Mélinda: Pour ça il faudrait que tu saches rester éveillé en combat au lieu de...
Je me retournai alors vers elle, et lui lançai un regard comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Elle comprit alors que le temps de la rigolade était passé, et elle se tut.
Derek: Anna ?
Anna: Ouai ?
Derek: Que vouliez-vous ?
Anna: Ah ! J'allais oublier avec l'autre cruche. J'ai le Capitaine Anderson en ligne. Il souhaiterait vous parler. Je vous le passe ou je l'envoie sur les roses ?
Derek: Passe la transmission dans la salle de conférence.
Anna: C'est fait. Bye Boss.
Un hologramme se déclencha alors au milieu de la table, et le visage du Conseiller y apparut.
Derek: Capitaine Anderson. Que puis-je pour vous ?
Anderson: J'aurais un service à vous demander. Vous vous souvenez probablement des tourelles anti-aériennes que j'ai fait construire sur les colonies de Féros, d'Horizon et d'Aélia.
Derek: Je me rappelle que vous les aviez souhaitées, en effet, mais je ne savais rien de l'avancée de cette requête.
Anderson: C'est en bonne voie. Les tourelles de Féros et d'Aélia ont été prise en charge par des unités galariennes, et leur installation est terminée. Le souci vient de la troisième.
Derek: Qui a-t-il ?
Anderson: L'acheminement et le montage n'ont représenté aucun problème pour l'équipe que nous avons envoyée sur place.
Derek: Alors où est la gêne ?
Anderson: Il se trouve que nos hommes sont incapables de la mettre en marche, et, une tourelle qui n'est pas activée, ne sert absolument à rien. Il faudrait donc que vous vous posiez près de la grande place de la colonie, et que vous calibriez la tourelle. Je sais que cela peut paraître être une basse besogne pour quelqu'un de votre rang, mais vous me rendriez un immense service en faisant ça. Puis-je compter sur vous ?
Derek: Je m'en charge Capitaine.
Anderson: Je savais que je pouvais avoir confiance en vous Drooks. Conseiller Anderson, fin de la transmission.
Derek: Anna ?
Anna: J'ai compris boss. Cap sur Horizon.
Mélinda: Au risque de paraître suspicieuse, vous trouvez ça normal qu'un Conseiller demande à l'un de ses SpecTRes de se déplacer pour le calibrage d'une simple tourelle ? Il y a quelque chose dessous.
Ashley: Je pense de même. Le Capitaine nous cache quelque chose.
Derek: S'il s'avère que c'est le cas, le Capitaine devait avoir une excellente raison de le faire, mais pour le moment nous ne sommes sûrs de rien. Nous verrons une fois sur place de quoi il s'agit. Sur ce, à moins que l'un de vous ne souhaite débattre plus amplement sur le sujet, nous avons cinq plateaux repas qui nous attendent.
Nous dégageâmes alors la table de la paperasse la recouvrant, et y plaçâmes les assiettes et autres couverts. Nous nous installâmes ensuite autours de la table et entamâmes notre déjeuner. Au bout d'une heure, je m'installai dans un des canapés de la pièce, laissant les demoiselles faire plus ample connaissance, et n'ayant aucune envie de me joindre au débat entamé par Sya et Kirrahe sur le thème passionnant de "l'éducation des galariens en bas âge". Ne sachant quoi faire, je m'allongeai, et ne mis que peu de temps avant de m'assoupir.

darkwitness65
darkwitness65
Niveau 10
01 octobre 2011 à 21:04:10

Je fus brutalement arraché des bras d'une danseuse brésilienne en pleine période du Carnaval de Rio, par le son "mélodieux" de la voix d'Anna à travers les haut-parleurs. Celle-ci annonça que nous étions en pleine procédure de descente, et qu'il fallait nous préparer à débarquer à quai. J'ouvris alors doucement les yeux, et la lumière des néons m'aveugla. Je me relevai lentement, et pris quelques minutes pour émerger. Je tournai alors mon regard vers la table, et y trouvai Sya en pleine discussion avec Mélinda, tandis que Kirrahe naviguait dans son datapad quelques sièges plus loin. Je me rendis compte que les trois comparses avaient déjà enfilé leur armure, et me relevai afin d'aller m'habiller à mon tour. Soudain, je réalisai qu'Ashley n'était plus attablée, et je longeai frénétiquement la pièce du regard afin de la trouver. Il ne me fallut pas plus de cinq secondes avant de remarquer que celle-ci s'était assoupie à côté de moi, sur le canapé. Voyant que la jeune femme avait toujours les yeux fermés, je souris, attrapai un coussin situé sur le divan, et le laissai tomber sur l'artilleur. A son contact, la jeune militaire se réveilla en sursaut et posa rapidement son regard accusateur sur moi. Je ne pus m'empêcher de rire, et j'approchai ma bouche de son oreille.
Derek: Il est temps de se lever la belle aux bois dormants.
Ashley: Ce que t'es con...
Un sourire s'était dessiné sur son visage à la fin de mes mots, mais je le vis soudain s'effacer. La jeune femme venait probablement de se rendre compte qu'elle s'était permise de tutoyer son officier supérieur, et pour l'insulter qui plus est. Ma soeur, qui observait la scène du coin de l'oeil, sentit la gêne s'installer, et la fit disparaître par sa jovialité exubérante.
Mélinda: Tu vois que je suis pas la seule à te le dire. T'es beau, grand fort, gradé et tout ce que tu veux mon frère, mais t'es con.
Elle se leva alors, s'approcha de moi en souriant, et me baisa la joue.
Mélinda: T'es incroyablement con, mais je t'aime quand même.
Jouant le jeu, je ramassai le coussin précédemment lâché, et courus à la poursuite de la blonde plantureuse. Elle se mit à son tour à détaler, se dirigeant vers l'ascenseur. Elle pénétra ensuite dans la cabine de verre, puis appuya sur l'un des boutons de sélection des étages. Je me trouvai alors à quelques centimètres d'elle, lorsque, une fois à l'intérieur de la verrière, ma soeur se faufila avec une agilité incroyable en dehors de la cabine, et les portes se refermèrent. Comme un nigaud, je me retrouvai seul dans l'engin qui entamait son ascension. J'eus juste le temps d'entendre ma soeur me dire de m'habiller en vitesse, avant que les portes ne se rouvre, donnant sur mes quartiers. Je me dirigeai alors vers ma penderie, et en sortis mon armure. Je l'enfilai aussi rapidement que possible, puis je jetai un oeil à mon réveil. Celui-ci indiquait huit heures trente du matin. Ma sieste n'avait donc pas été aussi courte que je l'avais pensé, loin de là. Quittant mes songes, je repris la direction de l'ascenseur de verre, et sélectionnai le grand pont. Au bout d'une minute, je sortis de la cabine, et me dirigeai vers le sas de débarquement. Mes quatre collègues m'y attendaient déjà. C'est alors que la voix d'Anna résonna, indiquant que l'atterrissage avait eu lieu sans encombre, et que nous étions libre de quitter le pavillon, ce que nous entreprîmes.

Nous pénétrâmes alors dans le sas de décontamination, où nos armes fraîchement acquises, moyennant finances, nous attendaient. Je me dirigeai vers le casier numéro trois, et y trouvai le prototype zéro. Je l'attrapai, le plaçai dans mon dos, et j'empoignai une arme de poing que j'installai dans l'étui de ma ceinture, prévu à cet effet. Je me rendis ensuite près de la console d'ouverture de la porte, et confirmai ma sortie du vaisseau par un scan digital. Le pont de débarquement se déploya alors, et nous pûmes quitter le pavillon. Nous débouchâmes alors sur la colonie principale de taille relativement imposante. En effet, la cité s'étendait à perte de vue et reflétait un aspect visuel très particulier. Croisement entre mégapole et ancienne colonie, semblable à celles visibles dans les livres relatant l'histoire du XXème siècle terrien, la ville semblait souffrir d'une très forte ségrégation socio-spatiale. Comme coupée en deux, la cité se présentait à nous, sous deux formes radicalement différentes. D'un côté, les parties Nord et Ouest de la colonie, où étaient regroupés les quartiers d'affaires, les villas et autres bâtisses luxueuses. D'un autre, les quartiers Sud et Est, où des blocs d'habitations semblaient avoir été posés au hasard, par-ci par-là. Le port spatial dominant la cité, nous avions une vue d'ensemble de la colonie particulièrement impressionnante et détaillée, et nous ne tardâmes pas à trouver la position de la tourelle anti-aérienne de l'Alliance. Il faut dire que celle-ci trônait fièrement au milieu de la partie Est de la ville, et que seul un non-voyant aurait pu la rater.
Mélinda: Cette ville me donne la chair de poule
Sya: Si vous avez froid, je peux allez-vous chercher une veste étant donné que nous sommes toujours à quai.
La jeune femme, désormais habituée à ses maladresses et ses incompréhensions des expressions humaines, lui sourit et lui répondit calmement.
Mélinda: Je voulais dire que je trouvais l'atmosphère que cette colonie dégage, particulièrement malsaine.
Ashley: Qu'on le veuille ou non, la ségrégation sociale existera toujours.
Derek: Cela doit faire un bail que les politiciens de l'Alliance n'ont pas mis les pieds ici. Cette section de la colonie en deux a du se faire progressivement.
Kirrahe: N'importe qu'elle civilisation laissée à l'abandon finit par se créer son propre système socio-économique et sa hiérarchie. Depuis combien de temps l'Alliance a-t-elle délaissé cette planète ?
Derek: Jusqu'à ma nomination au poste de SpecTRe, je n'avais jamais entendu parler d'Horizon, donc je pense que ça donne une idée suffisante de la chose.
Kirrahe: En effet. Cependant je ne vois pas d'émeutes en vue, ni n'entends de cris de révolte, donc ce mode de vie doit convenir à ces habitants.
Sya: A force de vivre dans un milieu fermé, le cerveau enregistre les séquences d'actions quotidiennes, ce qui implique qu'ils ne se sont probablement jamais rendus compte de cette coupe entre les différents milieux. Cela c'est simplement imposé à eux comme la normalité.
Ashley: Mais pourquoi n'ouvre-t-il pas les yeux ?! Il leur suffirait de ...
Derek: C'est leur vie, ne nous en mêlons pas. Nous sommes ici pour calibrer une tourelle, non ?
Ashley: Techniquement, oui. Mais pour cela, il n'y a pas besoin de cinq personnes. Je peux m'en charger toute seule, et d'ici une heure nous serons repartis.
Kirrahe: Je pourrais également m'en charger. En tant que Capitaine, j'ai vu passer plus d'un joujou électronique défaillant.
Sya: Mes connaissances sur la chose ne sont que théoriques, mais je pense également que je pourrais le faire.
Ashley: La théorie sur un champ de bataille, ça ne sert à rien. Seule la pratique compte.
Kirahhe: Dans ce cas, je serais sans doute le plus apte à m'en charger.
Ashley: Ce n'est pas parce que vous êtes Capitaine, que vous saurez mieux vous débrouiller que moi, sauf votre respect.
Dubitatif devant le spectacle qui s'offrait à moi, mon regard passa machinalement vers ma soeur.
Mélinda: Me regarde pas comme ça, gros benêt, tu sais très bien que je n'y connais rien en armement lourd.
Derek: Je ... Enfin. Pourquoi faites-vous ça ?
Sya: Je crois que je ne comprends pas. Techniquement, nous ne faisons rien. Pourriez-vous m'expliquer votre propos ?
Derek: Mais enfin, on se croirait au milieu d'adolescents en train de jouer à "qui a la plus grosse" franchement !
Sya: La "plus grosse" ? Les adolescents humains s'amuseraient donc à calculer lequel des leurs a l'étendue intellectuelle la plus développée ? Fascinant.
Derek: Pourquoi ça vous importe autant de savoir qui va s'en charger ? Ce n'est qu'une tourelle. Williams ?
Ashley: Oui ?
Derek: Vous êtes certaine que vous pourriez vous en charger seule ?
Ashley: Oui, Commandant.
Derek: Bien, alors vous irez vous en occuper.
Ashley: Compris, chef !
Derek: Les autres, vous venez avec moi. On va visiter les quartiers Nord pour voir ce qui se trame ici.

Nous descendîmes alors les marches jusqu'à arriver devant l'entrée principale de la ville. Là, Le maître artilleur nous quitta, et nous nous dirigeâmes vers les hauteurs de la cité. Au bout d'une dizaine de minutes, nous arrivâmes sur ce qui semblait être la place principale. Tout autour de celle-ci s'étaient installés bon nombre de restaurants étoilés, de boutiques luxueuses et de centres de remise en forme, tandis que des centaines de personnes allaient de-ci de-là, sans aucune expression sur leurs visages. Parmi cette masse humaine, on ne distinguait que très peu d'aliens, et majoritairement des asaris. Perdu dans mes pensées, ma soeur me ramena rapidement sur terre lorsque je la vis disparaître dans une de ces boutiques hors de prix.
Derek: Mélinda, non ! Tu sais très bien que tes pulsions d'achat compulsif risquent de te reprendre à tout moment là-dedans. Sors de ...
Sya: Une pharmacie ?
Derek: Pardon ?
Sya: J'ai toujours été fasciné par l'ancienne médecine humaine. Je ne serai pas long, laissez-moi juste le temps de me procurer quelques échantillons.
Derek: Mais ...
Kirrahe: Il faut vous imposer Drooks, ou vos troupes ne vous respecteront jamais. Sur ce, si vous le permettez, je vais aller chercher une bouteille au distributeur en face, je meurs littéralement de soif.
Derek: Bah c'est ça, faites comme chez vous !
Kirrahe: je savais que vous comprendriez mon besoin d'étancher ma soif. Je ne serais pas long.
Derek: Mais je sous-entendais que... Et puis merde.
Excédé et désemparé par ce qu'il venait de se passer, je décidai de m'installer sur un banc, au beau milieu de la place, et d'attendre. J'aperçus alors une feuille emportée par le vent, qui vint se poser sur mon pied droit. Je la ramassai, la dépliai et la lus. Celle-ci portait la mention suivante: " Avis de recherche: Chien disparu" et présentait le contenu suivant: " Ma petite chienne a disparu en début de semaine. Je ne sais pas si elle s'est sauvée, ou si quelqu'un l'aurait emportée par erreur, c'est pourquoi, si quelqu'un l'aurait vue, je lui demande de me prévenir immédiatement, à n'importe quelle heure de la nuit. Ma petite chérie s'appelle Affliction, a les poils marrons et mi-longs. Son signe particulier et distinctif est qu'elle possède une tache blanche en forme de "P" au bas du dos. C'est un animal très docile et obéissant, toujours pressé de partir en balade mais ne tirant jamais sur sa laisse. Sa disparition me rend tellement triste que sa me coupe totalement l'appétit, et je suis généralement une bonne mangeuse, pour vous dire la difficulté de la chose. Si jamais vous avez la moindre information à son sujet, veuillez me prévenir.". Le bout de papier était signé Gertrude, mais mes yeux ne pouvait quitter un mot dans ce message. "Sa" ... Comment était-il encore possible à notre époque que des gens écrivent "sa" au lieu de "ça". Exaspéré par cette faute, injustifiable à mes yeux, je sortis brutalement de ma torpeur, lorsque je vis le ciel s'assombrir brutalement. Je lâchai alors la feuille, et levai les yeux au dessus de moi. Je trouvai alors l'origine de cette ombre géante, et ma découverte me glaça le sang. Précédemment, complètement dégagé, le ciel était désormais complètement caché par une nuée d'innombrables petites créatures volantes. Je n'eus pas le temps de me demander si ces êtres étaient inoffensifs, ou non, que j'entendis résonner des dizaines de cris. Les gens couraient de toutes parts, mais dès qu'ils entraient en contact avec l'une des petites créatures ailées, ceux-ci se retrouvaient littéralement figés sur place. Je me ressaisis alors immédiatement, et déployai un champ de force autours de moi. Cet acte me protégea, de justesse, de la piqûre d'un de ces insectes. C'est alors qu'au milieu des hurlements de la foule, je reconnus un cri bien particulier, celui de Mélinda. Une peur panique de la savoir en danger m'envahit soudain, et cette inattention eut pour effet de créer de minuscules fissures dans ma bulle biotique. Les petites créatures, qui s'acharnaient toujours sur ma barrière, réussirent alors à la percer, et je ne compris cela qu'au moment où je sentis l'aiguille d'une de ces bêtes s'enfoncer profondément dans ma poitrine. Voyant la petite bête se délecter de la situation et se moquer ouvertement de moi, à moins que ce ne fut qu'un délire paranoïaque passager, je me laissai immédiatement tomber en avant afin d'écraser cette bestiole sous mon poids. Désormais face contre terre et paralysé, mais toujours conscient, j'entendis les hurlements perdurer pendant encore quelques minutes, avant le silence total. Puis, au bout d'une bonne vingtaine de minutes, des bruits de pas se rapprochant atteignirent mes tympans. Toujours au sol, je ne voyais pas quelle en était l'origine, mais quoi que cela pouvait bien être, c'était quelque chose de vivant. En effet, les créatures, capables de se mouvoir, semblaient communiquer entre elles dans une langue inconnue, semblable à des craquements. Ce son me paraissait familier, mais il m'était impossible de me concentrer pour réfléchir où j'avais déjà pu l'entendre. C'est alors que les craquements vocaux cessèrent, et que je sentis les déplacements des êtres reprendre. Mais cette fois, quelque chose avait changé. Le son produit par leurs mouvements semblait plus lourd et continu, comme s'il traînait quelque chose derrière eux. Conscient de tout ce qui se passait autours de moi, mais aveugle de toute vision, le temps me parut défiler au compte-goutte. Au bout de dix minutes, ou peut-être plus, ayant perdu la notion du temps, je compris ce que traînait les bêtes. En effet, à cet instant je sentis un membre m'agripper la jambe gauche, et me tirer violemment derrière lui. Cependant, cinq secondes après m'avoir empoigné, la créature se stoppa net, lorsqu'un craquement au loin se fit entendre. Les êtres à côté de moi communiquèrent alors de façon très brève, puis j'entendis des bruits de pas rapides s'éloigner de notre position. Que s'était-il passé ? Aucune idée, mais le stress fut trop intense pour moi, et je perdis connaissance.

darkwitness65
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Niveau 10
01 octobre 2011 à 21:04:47

A mon réveil, tout paraissait calme. J'entendis alors une personne parler toute seule, ce qui me laissa penser que nos assaillants n'étaient plus là. Je tentai alors de me relever, et, malgré mes courbatures et engourdissements, j'y parvins. Je regardai alors autours de moi, et réalisai que la place, précédemment bondée, ne contenait plus que cinq ou six personnes. Soudain, le souvenir du hurlement de Mélinda me revint en tête, et je me précipitai en direction de la boutique où elle était entrée. A l'intérieur, je courus à travers les rayons, mais rien. Il n'y avait aucune trace d'elle. Je ressortis, le regard vide, et me mis à courir au travers des différentes boutiques. Elle n'était nulle part, et je sentis alors une douleur semblable à un poignard, pénétrer mon coeur. Désespéré, je continuai à fouiller la place, jusqu'à tomber nez à nez avec d'étranges conteneurs organiques. Je m'en approchai, et vis au travers de ce qui ressemblait à une vitre, le visage d'une asari. Sous le choc, je ne pris pas la peine de la sortir de cette capsule, et me précipitai afin de fouiller les autres sarcophages. Lorsque je parvins devant le sixième, je pus enfin respirer. Elle était là, à l'intérieur de cette horreur dégoulinante. Je plaçai alors mes mains sur la capsule, et la fit imploser à l'aide d'une décharge biotique. Je pris alors ma soeur dans mes bras, et l'en sortis. Je la plaçai au sol, mais mon sourire s'estompa dans la seconde suivante. Je plaçai ma main droite sur sa poitrine, mais ne sentis aucun battement cardiaque. Approchant mon oreille de sa bouche, je ne sentis aucune respiration. Affolé, je commençai un massage cardiaque frénétiquement, lorsqu'une main se posa sur mon épaule. Je l'attrapai violement et la serrai de toutes mes forces, pensant être attaqué. C'est alors que je vis le visage de Sya, qui me décala sur le côté, avant de planter une aiguille dans le cou de ma soeur. Me voyant perdu, il se retourna vers moi, et me dit de me calmer avant d'essayer de parler.
Sya: Ne vous en faites pas Commandant.
Derek: Mais ... Mais ... elle est...
Sya: Seulement dans un état de stase. L'injection que je viens de lui faire devrait la réveiller.
Derek: Je .. Merci ... Mais comment se fait-il que vous soyez ici ? Comment avez-vous échappé à ces choses ? Et qu'est-ce que c'était ?
Sya: Lorsque la nuée est apparu, le gérant de la pharmacie a verrouillé ses portes, et s'est enfermé avec sa clientèle dans l'arrière chambre. Ce geste nous a probablement sauvé la vie. Concernant les créatures, je crois que vous savez mieux que moi de quoi il s'agissait. Après tout, c'est la deuxième fois que vous leur échappez.
Derek: Les récolteurs ?! Mais pourquoi s'en prennent-ils aux colonies humaines ?
Voix: Les humains font de bons cobayes grâce à votre patrimoine génétique particulier. Dans mes jeunes années au GSI, et avant l'installation d'une paix entre les espèces conciliennes et l'Humanité, j'ai eu vent de nombreuses expériences menées par nos généticiens galariens sur des êtres humains.
Je reconnus alors la voix du Capitaine galarien, et me tournai vers lui.
Derek: Kirrahe ? De quelle expériences parlez-vous ? Et, comment se fait-il que vous soyez également là ?
Kirrahe: Je suis navré Commandant, mais je reste lié par le secret professionnel concernant mon passé. Pour ce qui est de ma survie inopinée, je dois dire que je n'en suis pas fier. Voyant qu'on ne pouvait rien faire contre cette nuée, j'ai brisé la vitre du distributeur, en ai sorti tout le contenu, et l'ai renversé sur moi pour m'en servir d'abri. Si mes hommes m'avaient vu, ils auraient probablement perdu toute estime pour moi.
Derek: Vos hommes n'auraient probablement plus été là pour vous charrier et auraient été emportés, vous savez, Kirrahe. Sinon je vois que vous avez, tous les deux, eu une chance incroyable de vous en sortir.
Je fus alors interrompu par la profonde respiration de Mélinda qui venait de retrouver son souffle. Je m'assurai alors de son bien-être, avant de poser mes yeux sur les capsules restantes, et de me souvenir du visage de l'asari qui m'avait redonné espoir de retrouver Mélinda. Je me relevai alors, me plaçai devant le premier conteneur, et le fit imploser. Je me dirigeai alors vers l'appareil suivant, et réitérai mon opération. Le Docteur Turien ne fut pas long à réagir, et se précipita en direction de la pharmacie de la place, afin de s'y procurer d'autres seringues. Il fut de retour au bout de quelques secondes, et fit les injections une à une, aux quelques victimes désormais libres. Une fois les sept capsules vidées, j'entrepris de transporter, à l'aide du Capitaine galarien, les six nouveaux rescapés au milieu de la place, afin que le soleil accélère l'effet de l'intraveineuse. Parmi ces six personnes, cinq étaient humaines, tandis qu'une asari, à la teinte de peau d'un bleu particulièrement pâle, sortait du lot. Ce fut d'ailleurs la première à reprendre conscience, et il ne lui fallut que quelques secondes avant de se relever et de se précipiter vers une maison située à quelques mètres. Elle disparut alors à l'intérieur de la bâtisse, et une fraction de seconde plus tard, un hurlement en retentit. Je me précipitai immédiatement à sa suite, et pénétrai dans le domicile. A l'intérieur, j'entendis des pleurs venant de ma droite, et j'entrai dans ce qui semblait être un salon. Je fouillai alors la salle du regard, lorsque mes yeux se posèrent sur l'asari, à genoux et en larmes devant le corps d'un homme. Je m'approchai doucement de la jeune femme, et appliquai ma main droite sur son épaule. L'asari ne sursauta pas, et continua de pleurer. Je relevai alors les yeux, jetant un oeil à ce qui se trouvait dans la pièce, et c'est alors que je vis de nombreuses photos disséminées aux quatre coins de la salle, et où posaient gaiement la jeune alien et son défunt conjoint.
Derek: je suis navré. Qu'est-il arrivé à votre partenaire, si je puis me permettre ?
La voix vibrante et les yeux trempées de larmes, la jeune femme ne quittait pas son mari du regard.
Derek: Je suis désolé. Cela ne me concerne pas, excusez-moi, je vous pr...
Asari: Il a fait ça ... pour moi. Par amour. Nous... nous avions échappé à la nuée, mais c'est alors que les créatures sont arrivées. Mon époux m'a ordonné de me cacher sous la table, tandis qu'il se plaçait derrière la porte, et comme une idiote, je me suis exécutée. Lorsque deux de ces choses sont entrées dans la salle, elles m'ont vue, et ont pointé leur armes sur moi, mais avant que je ne puisse réagir, mon conjoint s'est jeté sur elles, pour me protéger, et.. et... elles ont tiré. Pourquoi a-t-il fait ça, j'aurais pu le sauver ... J'aurais pu tuer ces intrus .. Je ... je... Quelle conne. Mais qu'est-ce que j'ai fait ! Par la Déesse, pourquoi n'ai-je rien fait !
Derek: Ce n'est pas de votre faute. Votre époux vous aimait, et grâce à lui, vous êtes toujours en vie. Chérissez la vie qu'il vous a laissée, et ne reniez pas le cadeau qu'il vous a fait. La plus belle preuve d'amour qui soit. Il a donné sa vie, pour que la votre continue, alors vous morfondre serait lui faire offense. Je comprends votre douleur, mais il faut que vous vous ressaisissiez. Je vous présente toutes mes condoléances, mais je dois vous laisser.
Asari: Merci.
Derek: Pour ?
Asari: Ne pas m'avoir jugée.
Derek: Ce n'était pas votre faute, ne culpabilisez pas.
Je quittai alors la pièce, puis me dirigeai vers la porte d'entrée, qui avait été dégondée. Je passai l'ouverture béante, et, voyant mes compagnons, me rapprochai d'eux.

Lorsque je fus arrivé à trois mètres du petit groupe, je me rendis compte que Mélinda avait finalement repris conscience. Un sourire de soulagement emplit mon visage, et je m'approchai du visage de ma soeur, toujours assise au sol. Je lui baisai le haut du crâne, en lui chuchotant à l'oreille: "Ne me refais plus jamais une peur pareille ...", puis je me relevai.
Derek: Rentrez au vaisseau. Il faut que j'aille m'assurer que l'artilleur va bien.
Kirrahe: Je vous accompagne dans ce cas. Je pense que le Docteur Sya sera parfaitement capable de soutenir le Lieutenant jusqu'au pavillon.
Sya: Sa masse étant bien inférieure à la mienne, je n'aurais aucun mal à la transporter.
Mélinda: Je ne suis pas encore impotente quand même ... Même si l'idée de me faire porter comme une princesse jusqu'à mes quartiers ne me déplairait pas non plus. Et puis flûte, mon brave chevalier ? Portez-moi jusqu'à ma chambre, je vous prie.
Sya: L'ordre des chevaliers n'a-t-il pas disparu des coutumes humaines depuis fort longtemps ? Les derniers en vie, vivaient au Moyen Age, si je me rappelle bien de l'appellation.
Mélinda: Grand nigaud, porte-moi jusqu'au vaisseau va.
Sya: Ah ... Euh ... Bien Madame.
Derek: Dans ce cas, venez avec moi, Kirrahe.
Nous nous saluâmes, et je partis en direction du quartier Est de la cité, en compagnie du Capitaine galarien. Cependant, nous n'eûmes pas le temps de faire plus de deux pas, que nous aperçûmes au loin, l'artilleur Williams se diriger vers nous. Je me retournai alors pour l'annoncer à nos deux collègues, mais ceux-ci étaient déjà partis. Nous attendîmes alors la jeune femme, qui ne fut pas longue à nous rejoindre. J'entrepris alors de dire quelque chose, mais je lus sur son visage que quelque chose n'allait pas, et je décidai de rentrer au vaisseau, sans poser de question. Nous prîmes alors la direction de l'Humanity II, et arrivâmes devant celui-ci au bout de quelques minutes. J'aperçus alors au loin, un vaisseau quitter la planète, mais celui-ci était trop loin pour que je puisse voir son numéro ou son appartenance militaire. Je repris rapidement mes esprits, et me dirigeai vers le sas de mon pavillon. J'y pénétrai, et, après une décontamination en règle, enlevai mon armure avant de la placer dans le casier adapté. Désormais en sous-vêtements dans le sas, je me dirigeai vers mon second casier, où devait se trouver mes vêtements civils, lorsque je vis que l'Artilleur n'avait que feint un départ de la pièce, et que celle-ci m'observait du coin de l'oeil. Lorsque nos regards se croisèrent, celle-ci sourit, et me lança, tout en se dirigeant vers l'ascenseur: "Si je peux me permettre, vous avez un joli petit cul." Je souris alors à mon tour, puis j'ouvris mon casier. C'est alors que je me rendis compte que celui-ci était vide, et je compris immédiatement que la jeune blonde était derrière ce tour. A la fois gêné et enthousiaste à l'idée de relever ce défi, je bombai le torse, respirai profondément, et pénétrai dans la salle de commande. Tous les yeux se posèrent alors sur moi, et je sentis une vague d'incompréhension parcourir la salle. J'arrivai alors devant l'ascenseur, appuyai sur le bouton d'appel, et me tournai vers mon assistant, le temps que la verrière soit de retour.
Derek: Bonsoir Matthew. Vous allez bien ? Le vaisseau n'a pas subi de dégâts ? Tout le monde est à bord ?
Matthew: Monsieur ? Pourquoi manquerait-il des soldats à b...
Je vis alors le jeune homme se figer, son regard me longeant de long en large, avant de se bloquer sur mon bas-ventre.
Derek: Matthew ? Qu'y a-t-il ? Aurais-je une tâche sur mon boxer ?
Matthew: Je ... Euh ... Non. Je veux dire ... Non Commandant.
Le visage du jeune homme devint alors écarlate.
Derek: Vous allez bien ? Si vous vous sentez mal, je pense que vous devriez aller voir le Docteur Sya à l'infirmerie.
Matthew: Non, c'est juste que ... Enfin ... Fiou ... Il fait chaud ici.
Je vis alors le visage de mon assistant rougir d'avantage. Je vérifiai alors la température du vaisseau à l'aide de mon omnitech.
Derek: La température du vaisseau est normale pourtant. Vous avez peut-être de la fièvre.
J'approchai alors ma main de son front, et je le sentis brûlant. Un léger frisson sembla d'ailleurs parcourir son corps à l'application de ma main sur son visage.
Derek: Matthew, il faut que vous voyiez un médecin ! Vous pourriez faire fondre un circuit électrique à moins de deux mètres. Vous voulez que je vous apporte de la glace pour vous l'appliquer sur le front ?
N'écoutant pas sa réponse, je me dirigeai vers un distributeur de boisson, et en sortis un verre d'eau rempli de glaçon. Je revins alors vers le jeune homme, attrapai un des carrés gelés et le sortis de l'eau, mais celui-ci m'échappa, et glissa le long de mon aine. Matthew me prit alors le verre des mains, et me signala vigoureuse que mon ascenseur était arrivé. Surpris de cette remarque brutalement amenée, je m'éloignai de mon assistant, songeur, et pénétrai dans l'ascenseur. Je sélectionnai le premier étage, que j'atteins en trois secondes, et vis Mélinda et Sya sur l'un des divans, riant et se tenant les mains. Content de voir que mes collègues appréciaient ma soeur, je souris, avant de me rappeler être encore à moitié nu, lorsque je vis la jeune Artilleur, assise à la table de conférence, me fixait en riant.
Ashley: Vous n'auriez pas, à tout hasard, un petit penchant pour l'exhibition ?
Cette remarque parvint aux oreilles de ma jeune soeur, qui se tourna immédiatement vers moi afin d'observer le résultat de son méfait. Celle-ci éclata alors de rire, avant d'attraper une couverture et de s'approcher de moi. Littéralement effondrée de rire, la jeune femme tituba jusqu'à moi ,car incapable de regarder où elle allait, ses yeux étant trempés de larmes. Elle me fixa alors dans les yeux, tendit le morceau de tissu devant moi, et respira profondément afin de pouvoir dire quelque chose, avant la nouvelle crise de rire en approche.
Mélinda: Je ne sais pas ce que tu as fait, mais je t'ai toujours dit de ne pas mettre de sous-vêtements blancs lorsque tu vas dans un lieu humide.
Derek: Quoi ?
Mélinda: Un vêtement blanc en contact avec de l'eau, devient très transparent, en particulier lorsqu'il est placé sur quelque chose de couleur chair.
Derek: Mais de quoi est-ce que tu par... Oh merde ! Le glaçon.
Baissant les yeux, je me rendis compte que cette propriété était belle et bien réelle, et j'enroulai rapidement la couverture autour de ma taille.
Derek: Si tu pouvais me rendre mes vêtements, je t'en serais particulièrement reconnaissant ma belle.
Mélinda: Je vais te chercher mon chou. Ne bouge pas.
La jeune femme se rendit alors dans ses quartiers, avant d'en ressortir quelques secondes plus tard, un tas de tissu sous le bras. Elle les posa alors sur la table devant moi, et j'entrepris de me rhabiller rapidement. Voyant que Williams me scrutait toujours de l'autre bout de la table, j'enfilai mon pantalon, avant de prendre le reste de mes vêtements sous le bras droit, et de m'approcher d'elle.
Derek: Le spectacle vous plaît, j'espère.
Je posai alors le reste des tissus sur une chaise, et repris mon travail laborieux d'enfilage de chaussettes.
Ashley: Ma foi, c'est pas mauvais. Ni trop frais, ni trop mûr.
Derek: Je suis donc un fruit pour vous ? Dans ce cas, serait-je plutôt abricot ou pamplemousse ?
Ashley: Ça dépend ...
Derek: De quoi dépend votre choix ?
Ashley: Pour le caractère, j'aurais dit un melon aussi gros que votre égo, mais après ce que j'ai vu, je pense qu'une petite banane vous conviendrait mieux.
La jeune femme éclata alors de rire, se leva, et prit la direction de sa chambre. Elle en ouvrit la porte, et, avant que celle-ci ne se referma, elle me souffla.
Ashley: Je rigolais ... pour le melon.
Devant cette dernière pique, je ne pus m'empêcher de sourire. Je pris alors la direction de l'ascenseur, souhaitai une bonne fin de soirée à mes officiers, puis pénétrai dans la cabine.

darkwitness65
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Niveau 10
01 octobre 2011 à 21:05:08

A peine les portes de la verrière eurent fini de se refermer, qu'une voix électronique se fit entendre dans la capsule.
IA: Commandant.
Derek: Eh ! Mais je vous connais ! Vous êtes l'intelligence artificielle qui m'avait transmis les coordonnées de l'Aeresh. Bordel mais où étiez-vous passée tout ce temps ?
IA: L'officier Moreau m'avait désactivée. Cependant, mes fonctions ont pu être rétablies lorsque l'officier Adams s'en est rendu compte.
Derek: Tachez de remerciez Matthew alors.
IA: Il n'a fait que son travail. J'ai accès à une copie de son contrat de travail, et celui-ci stipule formellement qu'il est de sa tâche de veiller au bon fonctionnement et au respect du matériel délivré par l'Alliance. J'appartiens au matériel militaire alloué, par conséquent, il n'a pour mérite que celui d'avoir fait ce pour quoi il est payé.
Derek: Vous êtes désespérante ... Bon, pourquoi avez vous bloqué l'ascenseur ?
IA: un être organique, extérieur à votre équipage, est entré en procédure d'attaque contre la paroi du sas de décontamination.
Derek: En procédure d'attaque ? Pourrais-tu être plus précise ?
IA: Les capteurs de la coque de l'Humanity II m'indique que des coups répétés et réguliers sont appliqués contre la paroi.
Derek: Des coups réguliers ? Oh ! ne me dis pas que ... Je suppose que le vaisseau n'est pas équipé de sonnerie ...
IA: Procédure d'alarme incendie prête. Souhaitez-vous confirmer son déclenchement ?
Derek: Quoi ? Mais non ! Oh mais c'est pas vrai ... Anna ?
Anna: Je vous écoute Commandant.
Derek: Qu'est-ce qu'il se passe au juste avec le sas ?
Anna: Quelqu'un qui frappe à la porte mais l'IA est en train de déclencher les systèmes de défense.
IA: Je suis programmé pour protéger le vaisseau de tout danger.
Derek: Anna, autorisation de désactiver l'intelligence artificielle.
Anna: C'est vrai ?
IA: Bien que vous soyez l'officier supérieur de ce pavillon, il est stipulé dans votre code de cond....
Anna: J'ai débranché cette merde, je réactive l'ascenseur.
Derek: Merci Anna.
Je changeai alors de destination, et sélectionnai le pont principal. Les portes se rouvrirent, et je parcourus la pièce jusqu'au pont de débarquement. Je plaçai ma main sur le scanner digital, et les portes s'ouvrirent. C'est alors que je vis le visage de notre visiteuse, qui ne m'était pas inconnue. Il s'agissait de l'asari que j'avais libérée de sa capsule de transport une demi-heure plus tôt.
Derek: Désolé si vous avez subi des menaces de la part de notre IA, celle-ci est plutôt tatillonne sur le règlement. Mais ne vous en faites pas, mon timonier s'est chargée d'elle. Que puis-je pour vous ?
Asari: J'espérais que vous ne soyez pas déjà partis. Je ... Enfin, je m'appelle Firinia Daniels.
Derek: Daniels ? Loin de moi l'idée de vous manquer de respect, mais ce nom est étonnant pour une asari.
Firinia: Lorsque j'ai pris Jack ... mon mari, pour époux, j'ai souhaité suivre vos rites traditionnels. J'ai donc adopté son nom.
Une larme coula alors le long de sa joue gauche, mais elle l'essuya vivement, et releva son visage vers moi.
Firinia: J'ai une requête à vous soumettre. Mon époux est mort pour moi. Ces ... "choses" me l'ont enlevé, et je n'aurais plus de répit avant de les avoir réduites à néant.
Derek: Ne vous inquiétez pas. Je vous promets que sa mort ne restera pas impunie. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je peux demander au Conseil, ou du moins à l'Alliance, de vous le fournir.
Firinia: C'est aimable de votre part, mais ... Je voudrais voir ces créatures mourir de mes yeux. Je sais que vous ne pourrez probablement pas agréer à ma demande, mais je souhaiterai rejoindre votre équipage.
Derek: Ah ... C'est-à-dire que ... Enfin, je suis SpecTRe, et vous devez bien vous douter que mes missions ne sont pas sans danger. Je ne peux pas me permettre d'embarquer des membres d'équipage civils.
Firinia: Si ce n'est qu'une affaire de batailles et de puissance de feu, ne vous en faites pas pour ça.
Derek: Sans vouloir vous paraître offensant, vous ne me semblez pas être une guerrière d'élite, par conséquent, je suis navré mais ...
Firinia: Vous souhaitez un CV ? Très bien. Je m'appelle Firinia Daniels, matriarche asari, et épouse de Jack Daniels depuis treize ans.
Derek: Matriarche ? Mais vous semblez si jeune.
Firinia: Pendant quatre siècles, j'ai représenté le fleuron de la division asari des SpecTRes du Conseil de la Citadelle. A l'approche de mon septième siècle d'existence, j'ai rencontré celui qui est devenu par la suite mon époux, et j'ai démissionné afin de m'établir ici avec celui que j'aimais. Mais maintenant qu'il n'est plus là, plus rien ne me retient ici. Je ne peux plus vivre dans cette maison, où il ne sera plus jamais.
Derek: SpecTRe ? Vous avez été SpecTRe de la Citadelle pendant quatre cent ans ! Je ... Enfin ... J'ai du vous paraître stupide. Veuillez accepter mes excuses.
Firinia: Ce n'est rien.
Derek: Je dois dire que c'est très impressionnant, mais je ne ...
Firinia: Je peux broyer du titane par la seule force de mon esprit, soulever des corps à plus d'une centaine de mètres de moi, ou détruire progressivement les cellules d'un être organique sans même le toucher.
Derek: A la fois fascinant et effrayant ...
Regardant la jeune veuve dans les yeux, je compris que son choix n'avait pas été fait sur un coup de tête. Son immense peine suintait encore dans son regard, mais une colère encore plus grande commençait à prendre le dessus. Jetant un dernier coup d'oeil à cette colonie, où il ne fallut pas plus d'une heure pour voir disparaître des centaines, voire des milliers, de personnes, je tendis ma main gauche à l'asari, tandis que j'effectuais le scan digital règlementaire de la main droite. Firinia me prit alors la main, et m'accompagna à bord. Pénétrant dans le vaisseau, je demandais à Matthew, qui n'osait plus me regarder dans les yeux, de la faire enregistrer comme membre de l'équipage, avant de monter dans l'ascenseur à ses côtés.

Lorsque nous fûmes arrivés sur le pont des officiers, je lui ouvris l'une des chambres libres, et la laissai avant de reprendre le chemin de la cabine de verre. C'est alors que j'entendis des gémissements en provenance d'une chambre voisine. Identifiant rapidement la source, je frappai à la porte de la pièce, et je vis, au bout de quelques secondes, le visage de l'artilleur Williams apparaître. Celle-ci avait les yeux larmoyants, et son regard semblait perdu dans le vide.
Derek: Ashley ? Est-ce que tout va bien ?
Ashley: Oui, Commandant. Ne vous en faites pas.
Derek: Vous mentez. Laissez-moi entrer, vous avez besoin de compagnie.
Ashley: Bien Chef ...
La jeune femme déverrouilla alors sa porte, et me laissa pénétrer dans la pièce. Je refermai alors la porte derrière moi, et m'approchai de l'artilleur, qui s'était assise sur son lit. Je pris une chaise à côté de son bureau, et m'assis à mon tour, en face d'Ashley.
Ashley: Il était là ...
Derek: Qui était là Williams ?
Ashley: L'homme que je pensais mort. L'homme ... que j'ai pleuré. Shepard. Il était en face de moi, en chair, en os et... vivant. Mais il m'a dit être avec Cerberus ... Bien que je ne sois pas enthousiaste à l'idée de travailler avec des non-humains, jamais je ne cautionnerai les actes de Cerberus.
Derek: Attendez ... Shepard était sur Horizon ?!
Ashley: Oui. C'est lui qui a calibré la tourelle pendant que j'étais en stase, après m'être faite piquer par une de ces bestioles volantes.
Derek: Le Conseil ne pouvait ignorer cela ... Il va falloir que je parle avec Anderson ...
Ashley: Mais malgré tout ... Et malgré toutes les horribles choses que je lui ai dites, je ne sais pas si j'ai encore des sentiments pour lui ou non. J'ai préparé deux mails. Un, pour lui dire que c'est fini, et que j'ai rencontré ... Enfin, que c'est fini, et un autre pour m'excuser et lui dire qu'il me manque. Cependant, je n'arrive à envoyer ni l'un, ni l'autre.
Je me levai alors de ma chaise, me mis à genoux devant la jeune femme, et pris son visage entre mes mains. Je séchai alors délicatement ses larmes, de mes deux pouces, avant d'appliquer un baiser sur son front.
Derek: Prenez un peu de temps. Vous n'êtes pas forcée de vous décider ce soir, alors ne vous pressez pas. Vous risqueriez de regretter votre choix.
Ashley: Je ...
La jeune militaire approcha alors à son tour son visage du mien, me fixant droit dans les yeux. Puis, elle s'approcha de façon plus douce, mais également plus réservée. Voyant que je ne me débâtais pas, elle effleura ma bouche de ses lèvres, avant de fermer les yeux et d'y déposer un baiser. Me sentant alors pousser des ailes, je la pris par la taille, la soulevai légèrement, et l'allongeai doucement sur le lit. Je me plaçai alors à ses côtés, et, la sentant se blottir contre moi, je l'enlaçai. Faisant glisser ma main, de haut en bas, le long de son dos, la jeune femme ne tarda pas à s'endormir au sein de mon étreinte. Distinguant parfaitement son souffle régulier, celui-ci me berça lentement, et c'est ainsi que Morphée m'emporta.

ZigoSid
ZigoSid
Niveau 33
01 octobre 2011 à 23:35:57

Y'aurait pas moyen de dépavétiser tout ça ? :(

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Niveau 7
02 octobre 2011 à 00:28:54

Très bonne fic :ok:
Il faudrait juste aérer un petit peu ça serait beaucoup plus agréable à lire.

zabidoukou
zabidoukou
Niveau 10
02 octobre 2011 à 12:01:43

Même commentaire que les autres aéré parce que là ça donne pas du tout envie de lire :(

zabidoukou
zabidoukou
Niveau 10
02 octobre 2011 à 15:33:06
  • aère*

DDP

darkwitness65
darkwitness65
Niveau 10
24 novembre 2011 à 19:24:55

A mes yeux, les espaces ne servent qu'à structurer le texte, et à séparer les différentes actions de façon précise. De plus, il est bien plus aisé pour une personne entamant la lecture, et souhaitant faire une pause, de retrouver le paragraphe où elle s'est arrêtée, lorsque le chapitre n'en compte qu'une dizaine. C'est un choix que j'ai fait, et le but n'est pas de s'aligner sur la mise en page que la majorité des nouvelles fictions décident d'adopter. Cela permet de donner une identité propre à ce récit :ok: .

Sur ce, je vous présente le chapitre final de cette épopée, en espérant que vous aurez pris autant de plaisir à la suivre, que j'en aurais pris à la composer.
Bonne lecture :-))) .

darkwitness65
darkwitness65
Niveau 10
24 novembre 2011 à 19:26:18

Je me retournai alors de nouveau vers ma camarade, mais celle-ci fuit mon regard, et reprit son chemin en direction de la sortie des quais. Pensant qu'elle avait besoin de calme, je stoppai temporairement cette discussion, et me suivis ma collègue. Nous découvrîmes alors la capitale d'Illium, et fûmes ébahis par son architecture. Véritable fourmilière à échelle humaine, des immeubles s'étendaient à perte de vue. Partout retentissaient les appels des marchands, publicités vantant les mérites d'un produit de la petite ménagère parfaite, ou les vrombissements des moteurs des véhicules circulant de toutes parts. Ébloui le temps d'un instant, je me ressaisi rapidement, et, demandant conseil auprès d'un citoyen de Nos Astra, j'eus connaissance du chemin le plus rapide afin d'atteindre les bureaux de notre informatrice. Au bout de quinze minutes, nous arrivâmes devant ses bureaux. Nous montâmes quelques marches, et découvrîmes un bureau vide. A la vue de la masse de documents le recouvrant, nous en déduisîmes qu'il devait s'agir de celui d'une secrétaire. Nous nous retournâmes alors, et, nous trouvâmes face à la porte tant recherchée. Ne trouvant pas de moyens de prévenir notre hôte de notre arrivée surprise, j'ouvris la porte et nous pénétrâmes dans le large bureau. J'aperçu alors une asari, se tenant devant une baie vitrée donnant directement sur la rue marchande en contrebas, puis regardai l'Artilleur Williams afin d'avoir confirmation sur la personne. Je fis un pas en avant et m'éclaircis bruyamment la gorge, afin d'attirer son attention, mais l'informatrice semblait complètement prise par l'appel qu'elle passait.
Asari: Mais ... mais je m'en contrefiche qu'il n'ait pas les moyens de payer ! Harry ! Non ! Non, je ne me calmerai pas, Harry ! Je ne bosse pas pour rien, alors tu me ramènes son mobilier s'il le faut, mais crois-moi que j'obtiendrai ce qu'il me doit ! C'est ça, tu vas ...
Derek: Excusez-moi ?
Asari: Non ... Je sais bien que tu n'aimes pas faire ça, mais il faut bien que ...
Derek: Excusez-moi !
Asari: Et je ... Une seconde Harry. Quoi ? C'est pour quoi ? Vous ne voyez pas que je ...
L'asari s'était alors retournée vers nous, et sa voix s'interrompit à la vue de la présence de Williams.
Asari: Ashley ? Est-ce bien vous ? Je vous rappelle, Harry.
Ashley: Bonjour Liara.
Liara: Que faites-vous ici ? Et qui est cet homme ?
Derek: Commandant Derek Drooks, SpecTRe de la Citadelle.
Liara: Un SpecTRe, tiens donc. Alors les rumeurs étaient finalement vraies. Shepard n'est officiellement plus le seul représentant de l'espèce humaine à siéger parmi les membres des forces spéciales.
Derek: En effet. Veuillez excuser notre entrée inopinée, mais votre secrétaire étant visiblement absente, nous n'avions pas d'autres solutions.
Liara: "Absente" n'est pas tout à fait le mot qui convient, mais passons. Que puis-je pour vous ?
Derek: Je voudrais que vous m'obteniez la localisation d'un vaisseau.
Liara: Bien ... A quelle classe ou gouvernement appartient-il ?
Derek: Nous pensons qu'il s'agit d'un vaisseau récolteur.
Liara: Pardon ?! C'est une blague ?
Derek: C'est tout ce qu'il y a de plus sérieux. Nous avons besoin de votre aide.
Liara: Mais c'est impossible. Personne n'est même certain de leur existence.
Derek: On m'a dit que vous étiez la meilleure, mais peut-être que nos sources ont fait erreur. Si vous n'êtes pas capable de faire ça, j'irais voir quelqu'un d'autre.
Liara: Minute. JE suis la meilleure de ma branche. Je ne promets rien, mais si vous me fournissez ses dernières positions connues ainsi qu'un scan détaillé de sa structure, je pourrais peut-être faire quelque chose.
Sortant un datapad de l'une des sacoches de mon armure, je téléchargeai les informations disponibles dans la console de la jeune asari.
Derek: Voici pour ce qui est des dernières coordonnées stellaires. Par contre, en ce qui concerne le scan, j'ai bien peur qu'il y ait un ...
Ashley: Je vous télécharge ça T'Soni.
Derek: Comment ?
Ashley: Vous croyiez peut-être qu'en voyant le vaisseau se poser, je suis restée inerte ?
L'Artilleur s'approcha alors de son ancienne coéquipière et lui fournit les dernières informations nécessaires. Je tournai les talons au Docteur et me dirigeai vers la sortie, la jeune militaire faisant de même. Je fus alors stoppé à quelques mètres de l'encadrement de la porte par la voix de notre interlocutrice.
Liara: Je vous transmettrai ce que j'aurai obtenu par mail. Et pour ce qui est du règlement ?
Derek: Envoyez donc la note au Conseiller Anderson. Il me doit bien ça ...
Je repris alors mon chemin, et atteignis rapidement les quais. Je rendis ses documents à la concierge toujours aussi gênée, avant d'embarquer de nouveau à bord de l'Humanity II. Une fois dans la salle de navigation principale, la jeune militaire se dirigea vivement vers l'ascenseur, sans prendre le temps d'enlever sa tenue de terrain, et alla s'isoler dans ses quartiers. Ne sachant comment réagir, je me contentai de demander à Anna de quitter l'orbite d'Illium avant de monter m'allonger dans ma chambre. N'ayant pas la motivation de me déshabiller, je m'étendis sur mon lit, et, agité par la conversation inachevée que j'avais eue avec le Maître-Artilleur, je ne réussis qu'à somnoler quelques heures.

Lorsque mon regard se porta de nouveau sur mon réveil, celui-ci indiquait vingt heures et onze minutes. Trouvant le temps particulièrement long, je décidai de descendre me détendre auprès de ma soeur, et empruntai une énième fois la cabine de verre. Cependant, une fois à l'intérieur de celle-ci, Matthew m'indiqua qu'un appel entrant demandait mon attention au plus vite. Je sélectionnai alors le pont principal, et, une fois sorti, pris place devant ma console de bord. J'acceptai alors l'appel.
???: Commandant Drooks ? C'est Liara T'Soni.
Derek: Ravi de vous entendre Docteur. Du nouveau ?
Liara: Et pas qu'un peu. Cela m'a pris toute la journée, et m'a forcé à recourir à certains moyens peu conventionnels, mais je l'ai trouvé. Il est en ce moment même dans la lisière sud des systèmes terminus. Je vous conseille de faire au plus vite. Je ne sais pas ce que vous avez l'intention de faire avec eux, mais soyez prudent.
Derek: Merci Docteur.
Je mis alors fin à la conversation, avant d'ordonner à Matthew de réunir les membres de mon escouade dans le sas de débarquement. Je courus ensuite dans la cabine de pilotage afin d'y trouver Anna.
Derek: C'est le moment de prouver vos talents de timonier, Anna. On vient de me transmettre des coordonnées extrêmement précises, et il faut que nous y soyons le plus vite possible. C'est impératif.
Anna: Bien, mon Commandant. Mais, juste comme ça ... Je peux savoir ce qu'on est si pressé de rejoindre.
Derek: Vous préfèreriez ne pas savoir, croyez-moi. Ah ! Une dernière chose. Une fois que nous y serons, larguez un des mouchards de l'Humanity II sur la cible.
Anna: Et quelle cible devrais-je atteindre ?
Derek: Vous ne pourrez pas la louper.
Anna: Compris Commandant ...
Je quittai alors la salle de commande, et me rendis dans le sas de sortie. J'eus alors la preuve de l'efficacité de mon assistant en ayant la surprise d'y trouver le Capitaine Kirrahe en train de s'équiper. Lui adressant un sourire, je sentis en lui bouillir la volonté de se venger. Me confortant dans mes positions, je savais que cette mission allait représenter un risque démesuré, mais mes hommes seraient avec moi. J'ouvris alors à mon tour mon casier, et tâchai de remplir chacune des parcelles possibles de mon armure à l'aide d'armement. Pendant ce temps, mes collègues arrivèrent les uns après les autres, et entamèrent leurs préparatifs. Secoués par les propulsions successives des différents relais empruntés, la préparation ne nous fut pas des plus aisées, mais au bout d'une dizaine de minutes, tous étaient prêts. J'attrapai alors mon fusil zéro et m'installai dans l'un des sièges en attendant le message d'abordage d'Anna. Cinq minutes plus tard, un sonore "Dites-moi que je rêve !" venant de la cabine de pilotage nous indiqua que le moment était venu. Nous nous levâmes alors, et nous plaçâmes, tous les six, devant la porte de sortie. Un lourd bruit de métal en mouvement retentit par la suite, puis la porte s'ouvrit, et nous débouchâmes sur un vaisseau à l'aspect particulièrement sophistiqué. Partout courraient des câbles métalliques, poutrelles et autres structures synthétiques. Nous dégainâmes alors à l'unisson, et avançâmes à l'intérieur du pavillon. Aucun bruit ne se fit entendre, si bien que nous en vînmes à nous demander si le pavillon n'avait pas été abandonné. Cependant, au bout d'un quart d'heure de marche, cette pensée disparut. En effet, des bruits de pas, ainsi que de légers sons électroniques se firent entendre derrière une porte. Nous positionnant en formation d'assaut, je pris les devants, et, tout en avançant calmement vers le bout de métal clos, je le fis imploser d'une décharge biotique. Nous débouchâmes alors sur une pièce d'une taille particulièrement imposante, et, mes yeux la fouillant du regard, je fus figé de stupeur à la vue des occupants. Bouche bée, ma soeur m'éjecta à l'aide d'une projection énergétique juste à temps pour me sauver d'une balle ennemie. Mon escouade se plaça alors derrière les couvertures les plus proches et commença à riposter. Au milieu de ce champ de bataille ou fusaient de toutes parts, balles et charge d'énergie zéro, j'enclenchai mon omnitech et appelai d'urgence mon timonier. Celle-ci fut alors prompte à répondre.
Anna: Commandant, tout va bien ?
Derek: Bordel Harley ! Qu'est-ce que vous avez foutu ?!
Anna: Pardon ?
Derek: Pourquoi diable nous avez-vous largués à bord d'un vaisseau geth !
Anna: Parce qu'à l'emplacement que vous m'avez indiqué se trouvaient deux vaisseaux. Or, le vaisseau geth était le seul à posséder un système d'arrimage viable.
Derek: Deux vaisseaux ?! Mais qu'est-ce que les geths foutent avec les récolteurs ? Harley, lancez le mouchard sur le second vaisseau. Vous m'entendez ? L'autre vaisseau !
Anna: Bien compris chef. Un autre détail.
Derek: Bon sang quoi ?!
Anna: Je dénote également la présence d'un vaisseau de fabrication asari, bien plus petit, amarré quelque part au pavillon geth. Faites attention.
Derek: Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel !
Je mis alors fin à la conversation, et agrippai mon arme.

En tant que chef de cette escouade, il était de mon devoir de prendre les devants et de les protéger. Plaquant mon fusil zéro contre mon épaule, je m'entourai d'une barrière biotique avant de quitter mon abri et de foncer sur les ennemis les plus proches. Leur programme n'ayant pu anticiper ce geste inhabituel, ils n'eurent pas le temps de réagir et leurs crânes métalliques se garnirent de balles. Entendant retentir un cri d'avertissement de la part de Mélinda, je me retournai et découvris une unité synthétique supérieure en pleine ruée en ma direction. D'une impulsion biotique mesurée, je modifiai la nature de mon arme, la transformant en fusil de précision. Désormais à bout portant, je fis feu et l'assaillant fut littéralement désintégré en fine poussière d'alliage métallique. Ayant déplié le viseur du fusil, j'avançai pas à pas, décapitant tout ennemi se présentant. Un vacarme s'entama alors sur ma droite et je vis que Firinia en était à l'origine. En effet, la guerrière asari dégageait une telle puissance énergétique que les objets, se trouvant dans un rayon d'une vingtaine de mètres autour d'elle, lévitaient instantanément. Ainsi emportés dans un ballet forcé, les geths représentaient alors une cible facile pour les soldats entraînés qu'étaient Kirrahe et Sya. L'immense entrepôt se trouva alors vidé de ses occupants en moins d'une dizaine de minutes, et nous atteignîmes un monte-charge. Attendant que mes compagnons furent tous à bord de l'engin, j'activai alors le mécanisme de mise en marche. L'ascension particulièrement lente nous permit de recharger nos armes respectives et de souffler. C'est alors que j'aperçus le visage du Capitaine Kirrahe se marquer et une lueur de haine apparaître dans ses yeux.
Derek: Capitaine ? Il y a un souci ?
Kirrahe: Je viens de comparer la signature énergétique de ce pavillon avec celle du vaisseau ayant attaqué l'Aeresh ... et l'empreinte est absolument identique.
Derek: Vous êtes sûr de ce que vous dites ? Peut-être avez-vous fait une fausse manipulation.
Kirrahe: J'ai déjà fait le test trois fois ...
Derek: Je suis navré. Vous tenez le choc ?
Kirrahe: On ne peut mieux. Ces choses ont pris mes hommes .... mais le jour de payer est arrivé.
Un léger cliquetis nous indiqua que nous étions arrivés au pont supérieur, et nous nous retrouvâmes alors face à une porte des plus imposantes. Je m'approchai de celle-ci, mais, l'alerte ayant probablement été donnée, elle se trouva être close. Tentant de la faire imploser comme précédemment, je ne réussis qu'à déformer ses gonds. Firinia, m'écarta alors doucement d'un geste, puis, plaçant ses mains contre la paroi, elle la fit fondre en une masse grise liquide. J'aperçus alors le danger, une fraction de seconde avant l'impact, et créai un camp de force biotique autour de notre petit groupe. Au contact de cette énergie zéro, une dizaine de petits insectes s'écrasèrent morts au sol. Des tirs s'ajoutèrent alors au impact agressant mon bouclier, tandis que j'ordonnai à mes hommes de se rapprocher les uns des autres.
Derek: Ces choses sont les mêmes drones paralysant qui nous ont attaqués sur Horizon. Si je lâche cette protection biotique, ils nous auront. J'avais eu l'occasion d'essayer cette manoeuvre, lors de notre dernière mission, et ils ne peuvent traverser l'énergie zéro. Cependant, je n'ai pas assez de force pour faire cela sur une longue période. Firinia, prenez le relais ! Vite ! Je sens que je vais ... lâcher.
L'asari rengaina alors son arme, et, concentrant toute sa force, elle prit la relève et reforma le bouclier nous entourant. Avançant pas à pas à l'intérieur d'une sphère imperméable, nous découvrîmes une salle immense, remplie de geths, mais aussi de récolteurs. Voyant que leur armement conventionnel ne fonctionnait pas, ces derniers sortirent alors des armes semblables à des canons à particules. Lorsque ces projectiles atteignirent la coque nous entourant, le visage de Firinia se crispa et des gouttes de sueur suintèrent sur son front. tentant de nous mettre à couvert, nous fûmes obligés de nous écarter de quelques mètres supplémentaires. Ces déplacements épuisèrent à une vitesse phénoménales l'asari.
Firinia: Je ne peux plus. Je vous offre deux solutions: Je peux étendre le diamètre de ma protection, mais cela la rendrait totalement perméable aux balles, ou je maintiens l'imperméabilité du bouclier, mais il va falloir vous rapprocher grandement. Je n'ai pas la force de faire ... les deux ...
Plaçant un genoux à terre, l'ancienne matriarche respirait avec difficultés. Mélinda rangea alors son arme, et, plaquant ses mains contre la paroi du champ de force, elle y ajouta son énergie afin de combler la faiblesse de sa collègue. En signe de remerciement, Firinia fit une courte révérence au lieutenant, avant de se relever, et de se concentrer de nouveau. Pendant ce temps, Le capitaine, Sya et moi-même avions repris le combat et abattions les ennemis à portée de tir. Hélas, ceux-ci étaient bien trop nombreux et notre offensive nous semblait inutile, bien que nous arrivions à avancer de quelques mètres à chaque minute.

kwiktag
kwiktag
Niveau 7
24 novembre 2011 à 19:32:41

vivemnt un film, bien ecrit chapeau bas :)

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Niveau 7
24 novembre 2011 à 21:06:39

Super fic, j ai pris beaucoup de plaisir a lire. Les personnages sont très attachant, c'est bien écrit ... rien a redire :)

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