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[FanFic] Lutte intérieure

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
30 septembre 2012 à 00:12:37

Au chapitre 7 :p)

Jona1995
Jona1995
Niveau 23
30 septembre 2012 à 11:34:29

Le nouveau chapitre est toujours aussi bon, j'adore :-)

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
30 septembre 2012 à 14:50:54

Bah sois pas trop pressé pour le suivant :noel:

J'essaierai de l'écrire dans le train dans 2 semaines :o))

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
05 octobre 2012 à 22:28:17

Chapitre 9 : Nid de vipères

Les Hammerheads slalomaient entre les arbres comme si ils étaient poursuivis par le diable en personne. Nous mîmes à peine dix minutes pour rejoindre Johnson et le reste de l'équipe au sud de la bourgade de Hancock. Je descendis du char et allai rejoindre mon supérieur au pas de course.

- Colonel, au rapport.
- Bon, on a vu des Cannibales se diriger vers la forêt après l'explosion. Impossible de passer par là, on doit couper à travers cette ville.

Je jetai un rapide coup d'oeil à la ville en question. Hancock, mille deux cent soixante-trois personne d'après le panneau indicateur. Un bourg d'environ trois cents mètres de long sur quatre-vingts de large. Deux artères principales, orientées grosso modo Sud-Est-Nord-Ouest et Nord-Sud. Trois cents maisons, deux banques, un drugstore, un poste de police et une église de briques rouges. Le village du Nord-Est des Etats-Unis typique en somme. Si on fait abstraction qu'il ne restait plus que cinq ou six maisons encore debout, et que le clocher gisait en travers de la route...

- Chef, ça me paraît risqué...
- Vous avez vu ce dont ces mines sont capables ! Je préfère tomber dans une embuscade de Cannibales que d'essayer de passer à travers cette forêt !
- Oui chef.

Cette fois-ci, les Makos partirent devant. Leur blindage était plus épais, et leur canon de 155mm ainsi que la mitrailleuse coaxiale étaient particulièrement efficaces contre l'infanterie; Les Hammerheads suivaient de près. Je n'étais pas rassuré de naviguer entre des maisons effondrées. Trop de cachettes possibles.

Nous avancions très prudemment, les Moissonneurs pouvaient être revenus. Soudain, le Mako de tête fut secoué par une explosion. Je tournai la tête dans la direction du tir, et vis une créature hideuse. On aurait dit un cafard mutant. Je hurlai au tireur de dézinguer cette chose. Les roquettes réduisirent la bestiole en bouillie. Ce qui en sortit manqua de me faire vomir. Du corps éventré de l'insecte sortaient des espèces de larves. Cependant, nous avions des problèmes plus importants. Une trentaine de Cannibales, soutenus par cinq ou six Marauders et trois Brutes étaient sortis des décombres. Les Makos manoeuvrèrent rapidement, écrasant au passage les hordes de zombies qui s'en approchaient. J'ordonnai aux Hammerheads de se concentrer sur les Brutes. La première eut le droit aux trois salves lancées en même temps, et s'effondra pour ne pas se relever. Fox-Deux tira sa deuxième salve sur la deuxième Brute, qui fut achevée d'une rafale de mitrailleuse du Mako le plus proche. Je cherchais la dernière. Un hurlement dans mon micro-casque m'apprit où elle se trouvait. Le pilote du Mako eut juste le temps d'appeler à l'aide avant que celui-ci ne fut jeté quinze mètres plus loin, s'écrasant contre le fronton de l'église et de prendre feu. Les occupants du blindé furent rapidement vengés. Ce n'est pas moins de quatre Makos et des trois Hammerheads qui tirèrent en même temps sur la bête. Celle-ci se vaporisa, retombant en pluie fine au sol.

Le combat ne dura pas plus d'une minute, mais il fut violent. C'est les mains tremblantes que j'ouvris la trappe du char, afin d'aller examiner le cafard. Un infirmier se précipitait vers le Mako touché, stabilisant l'état des deux hommes qui avaient réussi à s'en sortir. Deux sur dix... Je reportai mon attention sur le cafard. Mon bouclier cinétique sonna alors, indiquant une perte d'énergie. Je baissai les yeux, et vis que je marchais dans une sorte d'acide. Super... En plus d'avoir deux canons anti-chars et de transporter une vingtaine de larves parasites, cette saloperie recrachait de l'acide en crevant... Je contournai la flaque, et examinai attentivement la bestiole.

- Colonel, ce n'est pas... un Rachni ?!?
- On dirait commandant.
- Mais... Les Krogans les ont exterminés il y a plus de mille ans !
- Apparemment non.

Johnson retourna à son Mako, apparemment pressé de quitter ce bled. Je laissai le Rachni, et allai aider à évacuer les blessés dans les véhicules.

[AR51]Breaker
[AR51]Breaker
Niveau 10
05 octobre 2012 à 23:18:51

Enfin! :fete:

Très bon chapitre :oui:

Jona1995
Jona1995
Niveau 23
07 octobre 2012 à 18:51:34

Je confirme :oui:

Suiiiiite !!! :bave:

Jona1995
Jona1995
Niveau 23
18 octobre 2012 à 18:57:00

Une idée de quand ? S'il te plaît :cute:

Blood_Peace
Blood_Peace
Niveau 10
18 octobre 2012 à 19:19:56

enfin j'ai fini de lire les chapitre :content: à quand la suite ?

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
18 octobre 2012 à 19:38:38

Je l'écris ce soir, devant MasterChef :noel:

Blood_Peace
Blood_Peace
Niveau 10
18 octobre 2012 à 19:39:20

hâte alors :rire:

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
18 octobre 2012 à 23:28:15

Chapitre 10 : Débriefing

Les hommes durent s'entasser dans les Mako restants, un des chars étant transformé en ambulance. Nous reprîmes la route, fonçant à un train sénatorial de vingt-cinq kilomètres-heure, coupant à travers les champs du nord-est des Etats-Unis. Après une journée éprouvante pour les hommes et les machines (les suspensions du Mako semblent avoir été conçues pour rendre malade les passagers), nous nous arrêtames pour la nuit dans un bois à quatre-vingts kilomètres du GQG. La nuit s'annonçait froide, et humide.

Je me tournais encore et encore, essayant de trouver une position assez confortable pour fermer les yeux quelques heures. Vers une heure du matin, une bruine glacée mit définitivement fin à notre nuit. Après une rapide concertation avec le colonel, nous décidâmes de repartir. Le GQG était à trois heures de route, et nous pourrions enfin nous reposer. Une fois encore, je pris la tête du convoi. Après près d'un mois de route, la perspective d'un lit douillet, d'un bon repas et d'une douche chaude nous donnait la force de surmonter la fatigue.

Nous nous rapprochions de la mégalopole new-yorkaise ; nous étions obligés de passer dans des villes. Les lunettes amplificatrices sur le nez, je me concentrais sur les endroits propices à une embuscade. Mais à part un accrochage avec une escouade de Cannibales décimée en un tir de roquettes, le voyage se déroulait sans encombre. Nous entrâmes enfin dans les bois où se trouvait le GQG. Nous avions fait cinq cents mètres que je vis une silhouette se détacher devant nous. Je fis arrêter le Hammerhead, et sortis à la rencontre du soldat.

- Commandant Ryan, on vient de Washington.
- Je sais qui vous êtes, on vous attend depuis trois jours. Continuez tout droit, traversez le ruisseau et tournez plein est. Vous arriverez après cinquante mètres.
- Merci soldat.

Je me redirigeai vers le char, et suivis les instructions de la sentinelle. Nous arrivâmes enfin devant la porte blindée du camp. Une autre sentinelle me fis signe de descendre. Une fois mon identité vérifiée, la porte de deux mètres d'épaisseur s'ouvrit. Les Hammerhead allèrent se garer là où ils le pouvaient, le parking étant encombré par une bonne centaine de navettes. Je ne comprenais pas à quoi elles allaient servir, mais je haussai les épaules. Je le saurai bien assez tôt après tout...

L'amiral Morris était là pour nous accueillir. Je soupirai. Avant de pouvoir enfin me détendre, je devais passer par le débrief... Le colonel arriva rapidement, et nous descendîmes au septième sous-sol.

- Amiral, où sommes-nous ?
- Dans un ancien abri anti-atomique datant de la seconde guerre froide.
- Hôtel post-apocalyptique pour VIP ?
- On peut dire ça comme ça.

Nous arrivâmes dans une immense salle remplie d'ordinateurs. L'activité était fébrile, des monceaux de papiers s'entassaient sur les postes de travail. Nous traversâmes le centre de contrôle pour nous diriger dans une petite salle de conférence. Le rapport dura deux bonnes heures, après quoi l'amiral nous donna congé pour deux jours.

Un jeune engagé m'emmena dans mes quartiers. L'amiral avait pas menti : le confort était luxueux. Un immense lit douillet, une salle de bain toute en marbre, un ordinateur dernier cri... Je remerciai le soldat, et me dirigeai directement vers la douche. Je m'autorisai quinze minutes de pur bonheur. Je me séchai, et me rasai. J'avais de nouveau un visage humain. Je me tournai et me regardai dans le miroir. Dire qu'il y a deux mois à peine, mon docteur me conseillait de faire plus de sport, mon taux de cholestérol devenant préoccupant... Aujourd'hui, tout kilo superflu avait disparu. Je secouai la tête et sortis de la salle de bain. Quelqu'un avait posé sur mon lit des vêtements propres. J'enfilai un caleçon et m'allongeai sur le lit. A peine ma tête avait-elle touché l'oreiller que je m'endormis.

La faim me réveilla. Je jetai un coup d'oeil, et calculai que j'avais dormi treize bonnes heures. J'enfilai mon uniforme, et sortit. Je demandai au premier soldat venu où se trouvait le mess, et me dirigeai donc au quatrième sous-sol. Le menu du jour s'annonçait somptueux : salade César, tournedos sauce vin rouge accompagné de frites et mousse au chocolat. Je pris un plateau, me servis de tout et allai m'asseoir à une table libre. Je vis alors Julie entrer à son tour. Je lui fis signe. Elle vint donc s'asseoir en face de moi.

- Comment ça va ?
- Super ! On se croirait au Hilton !
- On l'a bien mérité, non ?
- Oh ça oui ! Tu connais les nouvelles ?
- Non, j'ai dormi depuis que je suis arrivé.
- Feignant ! Shepard a réussi à convaincre les Krogans d'aider les Turiens...
- Quoi ?!?
- Elle a guéri le génophage.
- Non, pas possible...
- Et c'est pas tout. Udina, aidé par Cerberus, a tenté de renverser le Conseil. Là encore, Shepard s'est mise en travers de son chemin.
- J'ai jamais aimé ce type. Et les Moissonneurs ?
- Thessia est assiégée. Shepard est allée sur place.
- Cerberus...
- Oui ?
- Je... les connais bien.
- Ah ?
- Il y a quatre ans, je faisais partie d'une escouade d'élite dépêchée dans les Abysses Gritchtèques pour enquêter sur les activités de Cerberus dans le secteur. On a détecté des signaux électroniques témoignant une activité sur une planète non colonisée. On s'est donc posé, et on a effectivement trouvé une base de Cerberus. On a éliminé les sentinelles, et on est entrés. C'était... horrible. On savait qu'ils enlevaient des extraterrestres, surtout de jeunes Asaris, pour leur potentiel biotique. Ils avaient fait des expériences innommables sur les implants. C'était des dizaines et des dizaines de corps qui étaient entreposés dans l'entrée. On a donc continué l'exploration, et on est arrivés dans le labo central. Révoltés par ce qu'on avait vu, on... a laissé aucun survivant parmi les scientifiques.
- Mon Dieu...
- Attends, c'est pas fini... On est arrivés dans la zone de détention. Ce qu'ils avaient fait subir à ces mômes... leur avaient fait perdre la raison. J'ai demandé à mon escouade de rentrer à la navette. C'est moi qui ait installé les explosifs... Le retour à la base fut très silencieux pour les membres de l'escouade. J'ai fait mon rapport à Morris, et j'ai démissionné sur le champ.
- Je... suis désolée.
- T'y peux rien. C'est pour ça que si je peux tuer des mecs de chez Cerberus, je ne me priverai pas.
- Je comprends... Viens, allons à la bibliothèque regarder un film.

Nous sortîmes de la cafétéria, et nous regardâmes une comédie turienne. Les haut-parleurs nous tirèrent de notre film, nous demandant de rejoindre l'amiral en salle de briefing. Nous y rendîmes en ronchonnant. La salle de contrôle était encore plus fébrile qu'à mon arrivée. L'amiral Morris nous attendait, ainsi que l'amiral Anderson en vidéo-conférence. Je me sentis tout de suite en alerte.

- Amiraux.
- Commandant, mademoiselle Ross. L'amiral Anderson nous parle de Londres.
- Merci Howard. En effet, j'appelle de Londres. Les Moissonneurs ont rassemblé la plupart de leurs forces européennes dans la capitale britannique.
- Pourquoi amiral ?
- La Citadelle... a été déplacée. Elle se trouve désormais en orbite géosynchrone au-dessus de Londres. On a également appris que la Citadelle était en réalité l'arme pour détruire les Moissonneurs.

Cette nouvelle me fit un choc.

- Où est-ce que j'interviens ?
- Votre mission est d'établir une tête de pont avancée en centre-ville. Je vous préviens, ça sera très dur. Les Moissonneurs ne reculeront pas.
- Ok...
- Shepard conduira la flotte Marteau. C'est elle qui devra prendre d'assaut l'accès à la Citadelle. Epée occupera les Moissonneurs en orbite.
- D'accord... Quand partons-nous ?
- Dans deux heures.
- Bien. Avec votre permission, je vais réunir mon escouade.
- Vous pouvez disposer commandant. Mademoiselle Ross, restez encore quelques minutes.

Je saluai, sortis, et demandai à un sergent d'appeler mon escouade dans ma chambre. Je les briefai rapidement, et nous préparâmes nos paquetages pour une mission suicide, même si personne ne l'avait annoncée comme ça. Après une heure quarante-cinq, je me dirigeai vers la navette qui nous était réservée. Le pilote m'annonça que nous avions sept heures de vol. Je me préparai pour un long voyage...

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
18 octobre 2012 à 23:28:44

'Tain, j'me suis pas rendu compte qu'il était si long :rire:

Blood_Peace
Blood_Peace
Niveau 10
19 octobre 2012 à 00:44:53

:ouch2: Challenge accepted

Blood_Peace
Blood_Peace
Niveau 10
19 octobre 2012 à 01:00:22

extra ! j'espère que la fin est loin derrière :-(

[AR51]Breaker
[AR51]Breaker
Niveau 10
19 octobre 2012 à 18:03:03

Bon chapitre! :ok: Mais si t'en es déjà à la fin de ME3, est-ce que la fin de la fic est proche? :-(

Jona1995
Jona1995
Niveau 23
19 octobre 2012 à 23:29:41

Très bon chapitre ! :-)

Dommage qu'on arrive déjà à la fin :-(

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
19 octobre 2012 à 23:36:06

J'ai pas dit que ce serait la fin... :hap:

Jona1995
Jona1995
Niveau 23
20 octobre 2012 à 00:06:20

Mais non, je veux dire LA "fin". Ta fic va être pourrie à partir de ce point :hap:

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
20 octobre 2012 à 00:10:39

Merci :rire:

kevin8686
kevin8686
Niveau 10
04 novembre 2012 à 01:36:09

Chapitre 11 : Vol au-dessus d'un nid de coucous

Le siège n'était pas prévu pour un si long vol. Je commençais à avoir sérieusement mal au cul, et je n'étais apparemment pas le seul, à voir comment les hommes se trémoussaient sur leurs sièges. A moins que ce ne soit à cause du stress ? Julie était plongée dans un rapport depuis notre départ. J'avais envie de lui demander pourquoi Morris et Anderson l'avait retenue.

Je regardais l'écran extérieur. Ca devait être magnifique à voir du sol ; une des plus grosses formations aéroportées de l'Histoire de l'Humanité volant à près de huit cents kilomètres-heure, droit vers le coeur de l'ennemi... Je demandai au pilote combien de temps il restait avant l'aterrissage. Vingt-cinq minutes, et l'adversaire allait nous opposer de la résistance dans dix minutes. Je hochai la tête, et retournai m'asseoir.

J'étudiai une dernière fois le plan de mission. Nous allions être déposés près de Hyde Park, et nous devions rejoindre le plus rapidement possible Piccadilly Circus. Deux petits kilomètres et demi. Mais je savais que ça n'allait pas être de la tarte. Les Moissonneurs se sont déployés en masse, et la ville est un champ de ruines. Je pliai ma carte, et la rangeai dans une poche de mon armure. Julie avait fait de même, et vérifiait le mécanisme de son Veuve, ainsi que de son Predator. Je regardai ma montre. Seize minutes.

A quinze minutes pile, le Kodiak fut secoué par une explosion. Un soldat qui n'avait pas bouclé sa ceinture se cogna la tête contre le plafond. Son casque amortit le choc, mais il fut quand même sonné. Je grognai à ses voisins de l'attacher fermement à son siège. Les tirs de DCA se faisaient de plus en plus nombreux, secouant la navette comme un fétu de paille. Je vis par l'écran extérieur un autre transport se faire abattre. La formation groupée éclata alors, enchaînant les mouvements d'évasion. Les chasseurs entrèrent dans la danse, les drones Moissonneurs étant à portée de tir. Des dizaines de missiles furent lancés, atteignant la plupart du temps leur cible. L'engagement se poursuivit au canon, version aérienne du corps-à-corps. Douze minutes. Les canons Hydre entrèrent dans la danse. Leurs projectiles de plasma fluorescent ressemblaient à des doigts d'argent. La navette voisine fut vaporisée par un tir de Hydre. La nuit était devenue jour, et j'avais l'impression d'être dans une machine à laver en train d'écouter un concert de hard-rock. Le bruit strident du radar d'acquisition me vrillait les tympans. Le pilote se lança dans un tonneau pour éviter le missile, tout en piquant vers le sol. Mon estomac ne supporta pas cette manoeuvre. Désormais, en plus du bruit et des stroboscopes, j'avais l'odeur... Quatre minutes. Nous survolions désormais la banlieue de Londres, et les canons rotatifs des Kodiak se mirent en action. Ce n'était pas moins de sept mille coups à la minute qui sortaient de chaque côté des navettes, sorte de rayon laser mortel décimant les troupes Moissonneurs au sol. La plupart des Cicosaures étaient abattus en plein vol, mais un d'entre eux attrapa une navette, et la jeta contre une autre. Il fut littéralement coupé en deux par un Kodiak. Trente secondes. Je fis signe à mes hommes de se lever, et de se préparer à sortir en vitesse. C'est à ce moment que nous fûmes touchés. Le Kodiak partit en vrille, les alarmes d'incendie se déclenchèrent, le pilote tentait de rattraper l'assiette déjà négative... Il me hurla de me rasseoir, et de me boucler le plus fermement possible. Nous allions nous écraser. Je jetai un coup d'oeil à mes hommes. Tous, sans exception, étaient terrifiés. Certains priaient. Je croisai le regard de Julie. L'effroi se lisait dans ses yeux écarquillés. Je tendis la main afin de lui serrer... Et ce fut le choc. Zéro.

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