« Vous voyez, ces temps-ci, les temps sont plutôt dur… Et de fait, l’argent ne coule pas à flot…
-T’as beau être amnésique, ton avidité ne change pas, hein Irvin ? Ok, je te filerais deux mille crédits, mais ya intérêt que le boulot soit fait…
-Et en quoi ça consiste ? »
Bennett alla fouiller dans son bureau et en ressortit un datapad.
« Vois-tu, un de mes illustre, et régulier, client, Donovan Hock, s’est récemment fait volé un objet… important à ces yeux… Ils a tout à penser que le voleur est un professionnel… Bienheureusement, ou malheureusement suivant le point de vue, le crime parfait n’existe pas. »
John lui tendit le datapad. S’afficher dessus le visage d’un homme, asiatique, dans la trentaine, quelques poiles que l’on pouvait à peine appeler barbe sur son menton. Son visage était si simple, si ordinaire, que Irvin comprenait sa capacité de voleur. Il aurait pu se trouver à un mètre de lui qu’il ne l’aurait pas reconnue.
« Et comment je le retrouve ?
-D’après toi, si je le savais, je t’aurais envoyé, sachant que t’es aussi cher qu’un plat de caviar à Vancouver ? Démerde-toi. Si tu la trouver, mais que tu ne peux pas le tuer pour je ne sais quel raison, donne-moi sa localisation, et j’enverrais mes hommes.
-Une dernière chose, l’objet en question, c’est quoi ?
- Techniquement, ce n’est pas un objet… C’est plus… une information.
-Une information ? Et comment je récupère ça, moi ?
-Sa boîte grise. Mais ne t’attend pas à ce qu’il te la donne parce que tu lui demande.
-Boîte grise ? C’est un pas dans le cerveau, ça ?
-Bravo ! Tu viens de comprendre ton boulot. Ah, et une dernière chose : cette fois, fais ton boulot avant de disparaître.
Irvin et Villie se baladèrent dans les secteurs.
Plus il en apprenait sur son passé, plus les choses devenait difficile à comprendre. Il avait presque recouvré toute sa mémoire, mais seul manquer ces 5 années. Pour le reste, il se remémorer quasiment toutes ses missions de mercenaires, ainsi que quelques années de son enfance.
Il voyait l’Irlande tel qu’il l’avait quitté, un paysage magnifique, vert, surement le seul endroit sur
Terre où la végétation était encore luxuriante.
C’était surement la seule époque de sa vie dégagée de toute activité criminelle.
Il repensait à John Bennett. Ce type essayait de prendre un air amical avec lui, mais il sentait son irritation, sans doute dû à sa « trahison ». Il ferait mieux de s’en méfier.
« Comment peut-on savoir où se trouve ce voleur ? Cette station doit bien abriter des milliards de personne.
-Peut-être nous devoir contacter quarien.
-Ça serait un début. »
Il alluma son Omni-Tech et appela Kratos.
« Allez ma poule ! Danse !
-Kratos ?
-L’humain ? Tu veux me rejoindre ? J’ai des tas de poulette !
-Une autre fois peut-être. T’aurais pas des contacts pour retrouver quelqu’un par hasard ?
-Mon vieux, les seules contactes que j’ai, c’est des contacts sexuelles, et ils durent rarement. Par contre, M-920 a reçu un message de la part d’un « vieil ami » pour toi. Je me demande comment tout le monde est au courant que t’habite sur mon vaisseau. Enfin bref, je te le passe. »
Irvin lança le message. L’image du mercenaire couvert de tatouage au bureau de Bennett apparus.
« Salut Irvin, c’est Zaeed. Il paraît que Bennett t’a refilé le boulot de merde de Hock ? Décidemment, cette enculé ne donne rien gratuitement. Enfin bon, rejoins-moi à l’étoile noire, j’ai des infos. Et comme ça on pourra se la descendre, cette bouteille. »
Villie et Irvin se regardèrent.
« C’est un informateur comme un autre. »
En allant à l’étoile noire, Irvin passa par des rues bondés de magasins de tout genre : armes, vêtements, animaux, souvenirs… Il passa même devant un magasin de jeux vidéo où un client mécontent criait : « Dix crédits le contenue additionnel Lebiathan pour le jeu Mars Effect ? Vous n’avez pas honte de vendre des jeux incomplets ? »
Irvin en avait profiter pour s’acheter un carnifex, bien pratique quand on est souvent employé comme tueur professionnel.
Il s’arrêta finalement devant l’étoile noire et entra. Un volus s’adressa à lui.
« Je suis ton père. »
Puis il partit. Certaines personnes devraient éviter l’alcool.
Irvin repéra Zaeed au comptoir, un verre à la main. Il s’adressa à lui.
« Vous souhaitiez me voire ?
-Arrête de me vouvoyer. On a fait suffisamment de mission ensemble, même si tu ne t’en souviens pas.
-Soit. Que veux-tu ?
-La question, c’est plutôt toi que veux-tu ? Pour commencer une bouteille de vodka. »
Le mercenaire claqua des doigts et le serveur apporta une bouteille ainsi qu’un verre pour Irvin.
Sous les yeux attentifs de Zaeed, ce dernier empoigna la bouteille, versa le liquide dans le verre, et le but d’une traite.
« Cul-sec, comme tu l’aime. Je vois que tes goûts n’ont pas changé, amnésie ou pas. Ok, je vais te dire ce que je sais. Il se trouve que des butariens sont aussi à la recherche de ton voleur. Une créature répugnante du nom de Brachen. Je sais pas trop ce qu’ils lui veulent, mais ça doit être du sérieux, parce que d’habitude Brachen est plus porté terroriste que mercenaire. S’il a offensé l’Hégémonie, ton voleur est dans la merde. En tout cas, Brachen est actuellement dans une ruelle du présidium, non loin des ambassades. Tu devrais aller lui parler.
-Pourquoi tu m’aide ? T’es un mercenaire, non ?
-J’ai une dette envers toi, même si tu t’en souviens plus. Tu vois cette cicatrice sur mon visage ? C’est toi qu’il l’a soignée. »
« Brachen ? Lui être venu sur Omega. Gros malade, encore plus malade que vortchas. Lui prophétiser que humain être plaie de la galaxie, et que eux doivent être éradiqué de la galaxie.
-Et Zaeed veut que je lui parle ?
-Quand mercenaire dire parler, eux entendre tirer. »
Ils étaient dans le présidium depuis déjà une demi-heure, que Irvin commençait déjà à s’ennuyer. Cette endroit était si calme, si posant que tirer un coup de feu en l’air aurait provoquer à coup sûr une crise cardiaque à tous les vieux politiciens qui trainaient là, toujours à faire semblant d’être occupé. Il observa Villie. Si lui penser ainsi, dans quel état devait être le vortcha, lui qui avait besoin d’action à tous les coins de rue.
Heureusement, ils arrivèrent aux ambassades avant de mourir d'ennuie (Irvin se demandait si c’était possible).
« Comment trouve-t-on ce Brachen, maintenant. »
Villie montra du doigt un groupe de butarien qui faisait assez tâche avec leur fusil et leur grenades.
« Butariens pas réputé pour leur discrétion. »
S’approchant d’eux, Irvin interpela ce qui semblait être leur chef.
« Brachen ?
-Qu’est-ce que tu veux, humain ? Une balle dans la tête ?
-Non, des informations. Vous cherchez quelqu’un, je me trompe ?
-Qu’est-ce que ça peut te foutre ?
-Il se trouve que je cherche la même personne. On peut s’entraider. »
Le chef le regardait comme s’il avait affaire à un attardé.
« Tu te fous de ma gueule ? De toute façon on sait où il est, et on a besoin de sa boîte grise.
-Alors je crois que nous avons un conflit d’intérêt. »
Irivn lança un regard appuyé à Villie, puis observa les mercenaires. Plus précisément les cinq mercenaires. Il lui faudrait être rapide.
Soudain, Villie se jeta sur le plus à droite, lui tranchant la tête d’un coup de griffe.
Au même moment, Irvin sortit son arme fraichement acheté, et exécuta le mercenaire à sa gauche.
Ne restez plus que deux butariens, l’un goutant au claymore de Villie, l’autre prit une balle qui se logea dans un de ses yeux.
Le chef tenta de s’enfuir. D’une balle dans la jambe, Irvin l’en empêcha.
« Bien, maintenant, tu vas me dire où se trouve le voleur.
-Aaahh ! Je te dirais rien saloperie d’humain. »
Coup de feu. L’autre jambe touchée.
« Aaaarrrg ! C’est bon, c’est bon. Il est à côté du lac, pas loin de chez Sa’ira la favorite. Je suppose que vous allez me tuer, comme tous les chiens de votre espèce. »
Villie interrogea Irvin du regard.
1) Soigner le butarien
2) Laisser le butarien
3) Tuer le butarien