La suite !
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Et pour ceux qui veulent le format JVC :
Chapitre 4 - Partie I
Poursuivis par une horde d'ennemis alertée par les tirs qui ont retenti peu de temps auparavant, Alex et Kane couraient pour échapper à une mort terrible.
- Il faut qu'on atteigne l'armurerie, et vite ! cria Alex.
Kane, quant à lui, se contentait de suivre de près son coéquipier. Il sentait son cœur battre de toutes ses forces, prêt à exploser. Sur son front, de multiples gouttes de sueurs coulaient, le stress et la panique étant à leur apogée. Kane ne désirait qu'une chose sur l'instant : que tout ceci s'arrête et que ce ne soit qu'un cauchemar. Il se réveillerait ainsi aux côtés de sa femme Marie, profitant de la journée pour aller jouer avec ses deux filles. Mais tout ceci était pourtant bien réel. Toujours poursuivis, les deux hommes multipliaient les passages dans les couloirs et les escaliers, croisant au passage de nombreux cadavres de policiers froidement assassinés par les forces terrestres des Moissonneurs.
Les grognements des Cannibales se faisaient de plus en plus lointains, néanmoins, il ne fallait pas relâcher sa garde pour espérer s’en sortir.
- Je crois qu’on les a semés, déclara Alex.
- Nous sommes en sécurité ? demanda Kane.
- Non, il faut qu’on continue jusqu’à l’armurerie. D’après le plan que j’ai eu le temps de regarder dans le hall, nous ne devrions pas en être loin. Peut-être cet étage-ci, ou celui du dessous.
- Continuons alors, les ennemis se regroupent sans doute dehors pour nous tendre une embuscade. Soyons prudent, conclu l’infirmier.
Le calme était revenu, mais la tension était, quant à elle, toujours palpable. Sur leurs gardes, Alex et Kane fouillèrent les pièces une par une afin d’être sûr de ne pas être surpris par un ennemi un tant soit peu malin. Finalement, l’armurerie était bien à l’étage en-dessous. Les deux compères descendirent une nouvelle fois les escaliers, et découvrirent une toute nouvelle architecture. Les bureaux étaient construits en matériaux facilement cassable, mais à cet étage, les vitres blindés et les murs d’acier constituaient l’unique mais efficace protection dont pouvait bénéficier l’armurerie. Et pour corser le tout, un code d’accès digitale et oculaire avait été mis en place pour éviter quiconque d’étranger au commissariat de pouvoir entrer à l’intérieur.
- On a la poisse… lança Alex.
Madison et les deux autres soldats qui l'accompagnaient tentaient de quitter Horley au plus vite. Les forces ennemies s'étaient faites oppressantes et les vagues à répétition avaient eu raison du reste de la garnison militaire. La ville n'était plus qu'un champ de ruines, de la fumée s'élevant de certains bâtiments encore en feu.
La fille du colonel Cole éprouvait énormément de remords pour avoir laissé ses anciens camarades tomber au combat, mais elle serait morte aussi à l'heure actuelle si elle était allé les rejoindre. Si le sacrifice est beau, il est en revanche inutile quand il faut réunir toutes les forces militaires terrestres pour repousser l'envahisseur.
Désormais, l'objectif était de rejoindre Londres au plus vite. D'après les dernières nouvelles du front dans la capitale, la résistance se formait en attendant l'arrivée des renforts galactiques. Mais la puissance de feu de l'ennemi était telle qu'il était difficile de résister.
De plus, il fallait déjà sortir de Horley, mais la tâche s’annonçait compliquée. En effet, des zombies et des cannibales étaient postés à chaque sortie de la ville, et les croiseurs Moissonneurs étaient revenus torpiller le peu de foyers de résistance qu’il y avait encore.
Madison pouvait ainsi voir le chaos se répandre dans cette commune du haut de la maison en ruine où elle et ses hommes étaient postés.
- Il faut qu’on s’en aille, lâcha-t-elle aux deux autres soldats.
- Où ? Où veux-tu qu’on aille, Madison ! s’énerva Eric, un bleu de 21 ans, visiblement effrayé et dépassé par les évènements.
- Fuir Horley… Je sais que vous avez votre vie ici, une famille, des amis, mais il faut passer outre. Je sais que…
- Ecoutes-toi parler un peu ! Tu te rends compte de ce que tu nous dis ?! s’interrogea John, le troisième compagnon. Oublier notre famille ? Tout le monde n’a pas eu une éducation militaire ! Je n’ai pas été élevé en me disant sans cesse que mon père pouvait disparaître en mission du jour au lendemain !
- Je sais John… Mais ne crois surtout pas que ça ne me fait rien ! rétorqua Madison.
- Le mieux, ce serait peut-être de se séparer, lâcha Eric.
- Diviser pour mieux régner, tu connais ? Ce serait offrir la victoire aux Moissonneurs sur un plateau d’argent ! explique Madison. Il faut s’unir si nous voulons les vaincre ! Il faut s’unir si nous voulons rester en vie !
- Vaincre les Moissonneurs ? Est-ce que l’on a vu la même chose ? Ils ont annihilé Horley ! constata John. Regarde autour de toi, merde !
- Alors fuyons d’abord. Si vous ne voulez pas combattre, restons au moins unis le temps de fuir cet endroit.
Les deux hommes acquiescèrent de la tête, et reprirent leurs armes qu’ils avaient déposées sur le sol peu de temps auparavant. Tout en descendant du toit, Madison jeta un dernier regard vers l’horizon, en partie caché par un croiseur tirant ses lasers rouge.