Au pire, je propose les deux
Ceux qui veulent avoir une meilleure lisibilité pourront prendre le .pdf, les autres pourront se contenter du message JVC
Donc je remet la suite ici, et pour le PDF, c'est juste au-dessus
Chapitre 3
- Nous devons nous dépêcher, expliqua Alex. L’ennemi est dehors, et peut-être même à l’intérieur du bâtiment. Donc prudence…
Kane prit acte, et suivit Alex au sein du commissariat. Les verres brisés sur le sol se firent entendre à l’instant auquel Kane franchit les portes que venait de fracasser peu de temps auparavant son compagnon de route, risquant à tout moment d’alerter les hordes hostiles. Il jeta un bref regard en arrière, pour s’assurer que ce léger bruit ne soit pas lourd de conséquence, puis continua derrière Alex.
Le hall s’ouvrit alors à eux. Il était dans la simplicité : un comptoir en face de l’entrée en guise d’accueil afin de diriger les visiteurs dans le secteur qui convenait à leurs attentes, une salle d’attente sur le côté droit, et des bureaux avec fenêtre sur la gauche. Les vitres étaient également brisées, et la pièce était quant à elle à ciel ouvert puisque le toit avait été détruit lors de l’attaque. Kane regarda Sélénée, toujours aussi brillante malgré cette grande invasion d’envergure. Vers le fond de la pièce, de multiples corps de policiers jonchaient sur le sol auprès d’un petit cratère formé certainement durant l’offensive. Kane s’arrêta devant l’un des cadavres.
Celui-ci se nommait John Kenner. Cet homme de 42 ans était au sein de la police depuis plus de vingt ans. Il s’était engagé suite à la fermeture du bar qu’il tenait du fait d’un cambriolage qui avait mal tourné, provoquant la mort de sa femme qui tenait le comptoir avec lui. Depuis, John était habité d’un esprit de vengeance et de justice, et avait alors rejoint les forces de police pour lutter contre la criminalité. Il avait alors traqué puis retrouvé l’auteur du crime de son ancienne épouse, mais quand il s’était retrouvé face à lui, il lui avait été alors impossible de le tuer froidement. Cela aurait fait de lui un meurtrier également, or, John n’en était pas un. Au lieu de cela, il l’avait capturé et l’avait fait condamner pour de longues années.
Depuis, John menait une vie tranquille à Crawley. Il s’était remarié avec une jeune femme de 37 ans prénommée Sabrina, rencontrée lors d’un dépôt de plainte pour violence conjugale. Il avait été touché par son histoire, et une fois son mari emprisonné, John et Sabrina purent alors apprendre à se connaître. De leur union naquit leur fils unique, Kenny.
Le jour de l’attaque des Moissonneurs sur la Terre, John était en poste au commissariat. La période était plutôt calme, et les journées étaient principalement consacrées à trier les dossiers et à faire la paperasse. Jusqu’en fin d’après-midi où John entendit des cris provenant de l’extérieur. Il se hâta alors en dehors du bâtiment et découvrit une scène apocalyptique. Des météores s’écrasant sur Terre et libérant des zombies, et au loin, un gigantesque vaisseau spatial attaquant la ville à l’aide d’un faisceau laser de couleur rouge.
John ordonna alors à tous les policiers de lancer l’assaut pour tenter de contrer l’ennemi qui avait envahi la ville. Les forces de l’ordre sortirent alors les tenues de protection dotées d’un bouclier et prirent leur pistolet lourd Predator. Mais le toit s’effondra pour laisser place à un cratère dans le sol. John comprit immédiatement ce qui commença à en sortir, et se rua vers eux tout en tirant en continu. Jusqu’à recevoir une salve meurtrière en plein cœur. John Kenner est décédé sans avoir pu dire au revoir à sa femme et à son fils, et sans avoir pu leur dire qu’il les aimait.
Kane s’agenouilla devant le corps de John Kenner, et ramassa le Predator qui était posé à quelques centimètres du policier.
- Bonne idée, souligna Alex. Ça nous sera utile.
Le coéquipier de Kane ramassa également un pistolet sur l’un des nombreux corps présents dans le hall d’entrée, et le rechargea aussitôt. Puis, il ajouta à l’attention de Kane :
- Bon, maintenant, prudence. Ce n’est pas avec des Predators que l’on va sauver nos peaux. Il faut aller dans l’armurerie en espérant y dénicher de plus gros calibres, et si possible, des armures encore intacts. S’il y a le moindre souci, tu restes derrière moi, et t’essaies de tirer sur tout ce qui bouge. Allez, suis-moi, conclut-il.
Kane acquiesça et commença à suivre Alex. Le calme régnait au sein du bâtiment. Le jeune infirmier redoutait de ce qu’il pouvait croiser, se remémorant la célèbre expression « le calme avant la tempête ». Vu l’état désastreux de la ville, il lui semblait impossible de ne croiser aucun ennemi.
Les deux survivants se dirigèrent vers l’ascenseur pour accéder aux sous-sols.
- Bloqué, avoua Alex une fois arrivé devant les portes en acier. Il va falloir prendre les escaliers.
Ils se dirigèrent alors vers l’accès aux étages inférieurs, mais Alex entendit des grognements derrière la porte.
- Chut, murmura-t-il à Kane. Prépare-toi à tirer au cas où.
Alex visa la porte, et commença à tirer une rafale de coups. Les grognements devinrent des hurlements de souffrance. Les deux compères purent alors clairement distinguer ce qui se trouvait derrière la porte, cette dernière étant désormais détruire en partie.
- Un sac à merde, dit Alex. C’est ce dont je te parlais, les Butariens corrompus.
En réalité, ces ennemis étaient des Cannibales, les unités de première ligne des Moissonneurs. Issus de Butariens moissonnés, ces ennemis étaient aussi bêtes que féroces, et il ne valait mieux pas en rencontrer toute une garnison. Ils portaient leur nom pour leur faculté à manger leurs confrères tombés au combat afin de se régénérer. Le Cannibale que venait de tuer Alex avait désormais la tête explosé, du sang ayant giclé partout sur le mur.
- J’espère que ce sera le seul ennemi que l’on croisera, avoua Kane.
Alex lui rit alors au nez.
Ce rire sembla prendre plus d’ampleur quand Kane entendit des grognements venant de l’extérieur du bâtiment et s’approchant dangereusement.
- C’était à prévoir, expliqua Alex. Je me doutais qu’aussitôt après avoir tiré sur ce truc, les autres allaient se ramener. Allez cours ! Et ne regarde pas derrière toi !