Pour ma part, cette fin ne me convient pas du tout. Le coup du final avec le catalyseur qui a l'air vraiment paumé avec ses solutions, ne sachant que faire, m'aurait fait rire si je n'étais pas dégouté. Je trouve cela dit la remarque de Necrophénix au sujet de la citadelle intéressante : ce serait la mère des moissonneurs.
Cela dit, je trouve que les justifications que celle-ci avance au sujet des cycles d'extermination sont à côté de la plaque. Alors c'est sûr, les organiques et les synthétiques se ont fait la guerre à plusieurs reprises comme le fait remarquer Javik. Cependant, Mass Effect 3 est aussi le théâtre de la réconciliation Geths/Quariens, les geths obtenant au passage une âme pour ce qui est de ma partie (d'autant que ça m'a coûté la vie de Légion ce qui constitue, pour ma part, la mort la plus pourrie du jeu par rapport à celles de Mordin ou Thane). Le sujet du désaccord synthétiques/organiques serait donc en passe d'être résolu ce qui me fait cracher sur le choix proposé par le catalyseur quant à la destruction de tout synthétique.
Par ailleurs, l'utilisation obligatoire du creuset dans la victoire sur les moissonneurs me chiffonne : les moissonneurs ne devaient jusque-là leur force qu'au principe du "diviser pour régner". En effet, comme souligné par Vigile dans ME1, les moissonneurs ont, jusque au cycle des prothéens, été appuyés dans leur entreprise de destruction par le fait que sitôt de retour à la citadelle (qui est leur premier point de passage), ils verrouillaient l'ensemble des relais cosmodésiques, leur permettant de n'affronter que des forces fractionnées. Or, dans notre cycle shépardien, non seulement les prothéens ont permis d'empêcher les moissonneurs d'appliquer cette stratégie, mais en plus ils font face à une galaxie unie comme jamais auparavant; l'idée des forces de résistance leur flanquant une raclée même sans l'aide du creuset m'aurait fait en cela plaisir.
Enfin, je suis tout à fait d'accord avec l'idée que Shépard accède au rang de légende, mais le faire avec une fin aussi particulière me déçoit : après avoir suivi le commandant durant les 3 jeux, guidé ses combats (épiques, il faut le dire, notamment dans le 2), suivi (ou pas) une romance, libéré des mondes, je suis particulièrement dérouté par le fait que tout cela n'ait au final servi à rien... Comme certains l'ont remarqué, la quasi totalité des armées galactiques se retrouve coincée dans le système terrien (bonjour le gros bordel!) et tous ceux que nous avions rencontrés et aidés jusque-là se retrouvent autant baisés que si l'on avait rien fait (exception faite de Joker et IDA dont la romance est le seul point positif à mon sens de cette fin... jusqu'à ce qu'IDA tombe en rade de jus sur la planète paumée sur laquelle ils se sont crashés). En conclusion finale, cette fin à 90, si ce n'est 180 degrés par rapport à ce à quoi je m'attendais a le même effet que n'importe quel tête à queue en voiture : ça fait mal au coeur et le fait que Shépard devienne en fin de compte tout de même une légende pour un papy et son petit fils n'y change rien.