Jour 3 :
Je me réveille à minuit. Je rentre dans Agave Viejo et demande où se trouve le pont pour passer la frontière le plus proche. Un homme me répond que je l’ai dépassé, qu’il faut que je fasse demi-tour. Je le remercie et me remet en route. Je marche longtemps sous le ciel nocturne. Le silence règne. Soudain, un cri d’homme, au loin, me fait sursauter. Je vois la forme d’un coyote devant moi. J’oublie le cri de l’homme et sors mon couteau. Je m’apprête à le tuer quand je m’écroule avec une douleur horrible dans la cheville. Je me suis fait mordre par un serpent. J’entends son sifflement. Je m’éloigne précipitamment. Je marche encore un peu et me retrouve nez-à-nez avec le même coyote qui me regarde tranquillement. Je le tue, bien sûr, et prend sa viande. Là je lève la tête et voit que je me trouve juste devant Las Hermanas.
Je rentre de nouveau dans le couvent et monte à la terrasse en haut. Je regarde un instant le paysage et sors mes jumelles pour tenter d’apercevoir le pont. Je le vois ! Je range mes jumelles et sors du couvent après avoir salué les bonnes sœurs.
Le soleil se lève doucement derrière moi. Il est 6 heures. J’entends des coups de feu. Je me cache précipitamment dans un buisson et regarde autours de moi. En contre bas, un chercheur de trésors se fait attaquer par des bandits. Il se prend une balle mais continue à tirer, tout en se pliant un peu, de douleur. Les bandits finissent par le tuer d’une balle bien placée et s’enfuient. J’attends quelques instants pour sortir de ma cachette. Je vois alors un troupeau de biche. La faim reprend le dessus et me fait oublier le chercheur de trésors. Je me mets à leur poursuite. Je les suis discrètement, accroupit. J’en vois deux s’arrêter pour brouter. J’en touche une, au couteau, mais elle survit et s’enfuit à toute vitesse. Raté ! Ne gouterais-je donc jamais pendant ce voyage de la viande de biche ?! Je continue à les suivre, de loin. Elles s’arrêtent toutes devant le pont. Je reste caché un moment, jusqu'à être sûr qu’elles ne s’enfuiront pas puis je leur saute dessus.
Je plante mon couteau dans les flancs d’une biche. Elle vacille. Je l’achève d’un coup de couteau à la gorge. Les autres biches s’enfuient. Je dépèce le cadavre et en prends la viande. Je salive déjà à l’idée de la manger mais je crois que je la garderais pour plus tard. Le meilleur pour la fin.
Je fais mon inventaire. Un couteau, des jumelles, 40 dollars, de la viande de chien, de poulet, de coyote et de biche. Satisfait, je me remets à marcher. Je suis maintenant sur le pont. Je m’accoude à la balustrade du pont et observe longuement le fleuve. Je me remets à marcher. Deux hommes en chevaux passent. De bonne humeur, je les salut et ils me répondent. Je mets alors le pied à terre. J’ai enfin passé le pont. Fini le Mexique ! Maintenant je suis en Amérique ! A Rio Bravo. Je me sens chez moi. Je marche quelques secondes sur le chemin quand un homme avec des vêtements sales sort d’un buisson. Un shérif est en train de le suivre en lui tirant dessus. L’homme passe devant moi en disant « Vous voulez vraiment laisser des veuves à la maison les gars ?! Rentrez chez-vous. ». Il devait parler au shérif qui le poursuit. L’homme se fait alors abattre sous mes yeux. Il s’effondre tandis qu’une mare sombre s’étend autour du cadavre. Le shérif range son arme et passe devant moi pour rejoindre le cadavre. Je le salut, il ne me répond pas. Il se penche sur la dépouille. Pendant ce temps, un deuxième shérif plus vieux et barbu sort des buissons à son tour en boitant. Il se penche lui aussi sur le cadavre. Je préfère m’en aller.
J’aperçois les tours en bois de Plainview à 10 heures. J’y suis presque arrivé quand je vois un cougar derrière moi, prêt à m’attaquer. J’esquive habilement et passe dans le dos du cougar. Le cougar se retourne et passe dans mon dos à son tour. Je me retourne et le tranche plusieurs fois. Il est mort mais je continue à frapper. Quelle bête effrayante. Je la dépèce et prend sa viande. Ca peut toujours servir.
J’entre dans Plainview. Je monte dans une des tours en bois en m’assoit. Je sors la viande de biche et la mange en regardant le paysage. Il est 11 heures maintenant. Je me relève et essaie d’apercevoir Benedict Point, ma prochaine destination, avec les Jumelles. Rien. Je descends de la tour, le ventre plein, en glissant dans l’échelle. Je loue alors une tente pour seulement 5 dollars. Sur une des couches, il y a un costume élégant. Je l’enfile et m’allonge pour une bonne sieste digestive.
Quand je me réveille, il est 18 heures. Ayant bien dormis, je sors de la tente en pleine forme. Le soleil commence à se coucher. Le ciel rosit. Je vais me désaltérer dans l’eau des chevaux. Il n’y en a aucun, l’eau est donc propre. Quand j’ai finis, je me redresse et sort de Plainview. Je décide marcher jusqu'à 22 heures.
Je marche, marche, marche… Mais je ne suis pas fatigué. J’ai bu, mangé et bien dormis. En marchant, je regarde le ciel qui s’assombrit. Le soleil laisse place à la lune. Je suis dans mes pensées quand un homme me demande de l’aider à transporter un prisonnier. Croyant à une menace, je me retourne et le poignarde. Quand je me rends compte de mon geste, je reste choqué. Les shérifs sont à mes trousses et j’ai une prime de 5 dollars sur la tête. Je fuis dans le désert. J’arrive à les semer. J’arrive à Benedict Point et la première chose que je fais est d’aller payer ma prime au bureau de télégraphe. Je suis soulagé de ne plus avoir de dollars sur ma tête. Il est 22 heures. Je m’éloigne un peu de Benedict Point et m’assoit par terre et fait un feu. Je pose mon chapeau par terre et m’allonge. Je ferme mes yeux et m’endort en pensant à ce mystérieux rendez-vous à Blackwater.
Commentaires de l’auteur : Mon premier cougar rencontré et tué youpi ! :fete : . Par contre j’ai pas compris ce que m’as dit le bandit poursuivi par les shérifs ? J’ai pas de femmes ? Et si j’en avais une elle serait pas veuve. Bizarre…