la suite ! Rappel : Tout ce que vis le personnage dans le texte m'est arrivé ( sauf des choses comme manger, faire ses besoins etc...).
Jour 2 :
Je me réveille à 8 heures. Le lit grince quand je me lève. J’entends des gens parler fort et rire derrière le mur de ma chambre qui donne sur le saloon. Je sors de la chambre et un homme m’interpelle. Je m’approche de lui et il me dit de le suivre. Ce que je fais. Nous sommes maintenant dans un coin sombre. Il me demande si je veux me faire un peu d’argent. Je lui demande comment et il me répond qu’il faut voler un chariot de marchandise. Surpris, je refuse d’aider cet homme au sombrero et m’éloigne tandis qu’il grogne et interpelle quelqu’un d’autre.
Le léger vent qui souffle sur le désert Mexicain soulève un peu de poussière. Je décide de faire un détour par Campo Mirada, au sud, pour chasser. Je me mets à marcher en regardant le ciel. Il y a beaucoup d’oiseaux. Si seulement je pouvais en abattre un et le bouffer, ce serait… Je glisse et tombe dans la poussière, cinq mètres plus bas. J’avais oublié que Chuparosa se trouvait sur un point plus élevé que le sol du désert. Je me relève et remet mon chapeau. Je sens une petite douleur sur mon bras. Je le regarde et voit qu’effectivement, je me suis un peu blessé. Ce n’est qu’une blessure superficielle mais elle pourrait s’infecter dans ces plaines de cactus et de poussière. Par chance, je me trouve devant une plante dont je ne me souviens plus du nom mais des vertus médicinales. Je la cueille et la garde précieusement dans ma poche.
Soudain, je vois des loups foncer vers moi. Je sors mon couteau, paniqué. J’entends alors des coups de feu et un homme sur son cheval apparaît dans mon champ de vision. Les loups ne foncent pas sur moi, ils fuient ! Le chasseur les poursuit toujours quand ils se trouvent loin devant moi. Je soupire et me remet en marche. Une marche épuisante.
Le soleil est accablant. Je m’essuie rapidement le front et marche. Je sors mes jumelles pour regarder autours de moi et là…Elles sont bouillantes ! Je les mets néanmoins à mes yeux mais rien. Juste des étendus de poussière. Un tatou passe soudain entre mes jambes. N’ayant trouvé aucun gibier, je me rabats sur lui et le tue puis, prends sa viande. Je n’ai même pas finis de le dépecer entièrement qu’une biche passe en courant à dix mètres de moi. Je me relève et la course. Elle ne me jette même pas un coup d’œil et accélère. Je salive en la regardant courir. J’opte pour une meilleure technique. Je m’accroupis et avance lentement vers elle. Ne me voyant plus, elle se remet à marcher tranquillement. Je suis juste derrière elle et me relève pour la tuer. Elle se remet à courir et me sème. Je continue à la traquer quelques minutes puis abandonne. Elle n’est plus qu’une silhouette noire au loin. Si je continue à essayer de la chasser, je m’épuiserais et m’éloignerait trop de mon chemin, si j’en ai un.
Il est bientôt midi. Le soleil me fait transpirer sous mon chapeau et mon poncho mexicain. Des miliciens mexicains passent devant moi en chevaux, sans un regard. Quelques minutes plus tard, un homme traverse le chemin sur un âne. Las Hermanas n’est surement plus très loin. Au moment où je me dis cela, je vois les toits de maisons devant moi. Je suis arrivé à Las Hermanas !
Il est midi. Mon ventre gargouille. Un homme me propose de jouer quelques dollars au fer à cheval. Je refuse. J’entre dans le couvent et m’assoit sur un banc de pierre blanche. Je désinfecte ma blessure avec la plante et mange ma viande de tatou en écoutant le bruit de la fontaine juste devant moi. Je vais ensuite prier dans la chapelle en bon chrétien. Je demande alors à une bonne sœur de l’eau et le chemin de Agave Viejo, le prochain village sur ma route ( Si on peut appeler ça un village.). Elle me dit d’aller boire à la fontaine et me montre du doigt la direction d’Agave Viejo. Je la remercie et vais me désaltérer à l’eau pure de la fontaine. Cela fini, je sors du couvent et me remet en marche.
Je passe par des buissons remplis d’orties. Mes vêtements me protègent, heureusement. Je ressens soudain une envie…Pressante. Je vais faire mes besoins derrière un rocher. Quand je me relève, il est 14 heures. J’aperçois Agave Viejo. Je m’y précipite en courant. Je m’arrête à 2 mètres de l’entrée car un chien m’aboi dessus et grogne, prêt à me mordre. Je le tue de mon couteau discrètement, pour ne pas alerter les gens d’Agave Viejo et prend sa viande. Je n’ai jamais mangé du chien. Il faut un début à tout et je ne suis pas difficile quand il s’agit de vie ou de mort. Je décide de tuer deux poules qui passent devant moi. Il me faudra à manger si je n’arrive pas à trouver du gibier dans les prochains jours.
J’entre dans Agave Viejo. Il est 16 heures. Je suis fatigué et j’ai mal aux jambes. Je passe rapidement devant une sorte de potager où travaillent une jeune fille et un homme avec un chapeau qui doit être son père. Je marche et passe devant une table où est assis un homme. Plusieurs autres hommes sont debout, autours de la table. L’homme me défie au bras de fer et dit s’appeler Jesus Quintero. Je relève le défi et gagne difficilement la partie. Il me donne 10 dollars et réclame une revanche. J’accepte et gagne de nouveau. Il me lâche 10 autres dollars et se lève de sa chaise. Un autre homme, ivre, s’assoit à la table. Encore une fois, je gagne 10 dollars. C’est que j’ai un sacré entrainement derrière moi. Jeune, je ne gagnais de l’argent qu’au bras de fer, contre les ivrognes du ranch. L’homme contre qui j’ai gagné s’appelle Eudoro De La Barra. Il veut une revanche. Je refuse et commence à me lever mais l’homme râle et crie que l’autre Jesus machin en a eu une de revanche. Je soupire et me rassoit. Là encore, je gagne 10 dollars. Je mets mes 40 dollars dans ma poche et m’en vais.
Je sors d’Agave Viejo et m’en éloigne un peu. Juste de quelques dizaines de mètres. Je m’assois par terre et allume un petit feu en repensant à mon rendez-vous à Blackwater. Je pose mon chapeau par terre et ferme les yeux. Il est 20 heures mais je dois m’endormir car je me lèverais très tôt demain pour pouvoir vite passer la frontière et regagner l’Amérique, terrain connu.