Pendant tout ce week-end, je suis chez mon père donc pas de suite
Pour vous consoler voici le chapitre 2 de ma prochaine fic :
Chapitre 2 :
Je vois les bandits passer dans la pièce, des femmes dans leurs bras. Certaines pleurent. D’autres sont évanouis. Ma blessure à l’épaule saigne de plus en plus. Je déchire un morceau de ma manche et la serre autours de mon bras. Quand les bandits sont sortis de la maison, je me décide à sortir de mon armoire. Je n’aurais jamais pu me battre contre eux. Ils sont trop nombreux.
Le soleil m’éblouit dès que je sors de la maison. Le sol poussiéreux est maculé de sang. Je marche quelques instants dans la ferme désormais silencieuse. Mes yeux se perdent sur les cadavres parsemant Ridgewood Farm. Le cri d’un rapace me ramène à la réalité. Je lève la tête sur un funeste spectacle. Une quinzaine de vautours volent dans le ciel, tournant au dessus de la scène sanglante. Je pousse un cri de rage et de mon bras intact, je ramasse une pierre et la jette en l’air. Elle ne touche aucun oiseau.
Je tourne autours du ranch encore quelques minutes et finit par m’asseoir sur le perron de la bâtisse. Soudain, j’ai un haut-le-cœur. Je me rends compte de l’atroce odeur qui flotte dans l’air. Le soleil tape fort et les premiers vautours se posent sur le sol et commencent leur repas. Je cours vers eux et les chassent. J’entends alors une voix derrière moi, près de l’enclos. Je me retourne et regarde autours de moi. Un cadavre attire mon attention. Je plisse les yeux et reconnait mon père.
-Papa ! Papa ! m’exclame-je en m’agenouillant.
Mon père crache un peu de sang et me regarde. Trois trous lui transpercent le corps. Il ouvre la bouche pour parler, me dire une dernière chose. Sa main se lève. Mais ses yeux se ferment et sa main retombe mollement. Je ne sens pas les larmes couler le long de mes joues. Ma tête tourne. Je me relève horrifié. Mon père est mort. Je titube et tombe par terre. Le morceau de tissu que j’ai attaché autours de ma blessure est imbibé de sang. Je sens mes forces me quitter. Je m’évanouis.
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Quand je me réveille, la première chose que je vois est mon chapeau de fermier posé sur une petite table. Je tente de me redresser sur le lit sur lequel je me trouve et gémi de douleur. Je regarde mon épaule et sursaute et voyant un bandage autours de ma blessure. Je touche mon visage et me rends compte avec surprise que toute mes égratignures sont soignées. Et puis je porte des vêtements propres. Instinctivement, je porte ma main à ma ceinture où doit se trouver mon couteau. Je ne trouve rien.
Je me lève et observe le lieu en remettant mon chapeau. C’est une petite pièce mal éclairée avec quelques trous dans le mur. Il y a un lit sans oreiller et une petite table sur laquelle se trouvait mon chapeau. Je me retourne et voit dans un coin de la pièce un coffre à moitié ouvert. Je m’y dirige et l’ouvre. Il contient mes anciens vêtements tachés de sang et ma ceinture avec mon couteau. Je la mets mais laisse les vêtements où ils sont.
Je me retourne en entendant la poignée de la porte tourner. Une femme entre dans la pièce, une bassine d’eau à la main et un chiffon. Elle ne semble pas étonnée de me voir.
-Contente que vous vous soyez réveillé. Je m’appelle Molly et vous ?
-Will. Will Jefferson. Où sommes-nous ?
-Enchanté Will. Mon père et mon frère vous ont trouvé à Ridgewood Farm. Ils ont d’abord cru que vous étiez mort comme tous les autres. Mais vous avez gémis alors ils vous ont emmené ici, à Rathskeller Fork. D’ailleurs ils sont repartis, juste après vous avoir déposé ici, à Armadillo pour prévenir le marshal qu’il y a eu un massacre à Ridgewood Farm.
Je m’assoie sur le lit et repense à la scène de mon père mourant dans mes bras. Mes dents se serrent et je jure intérieurement de me venger de ceux qui ont fait ça. La voix de Molly me tire de mes pensées.
-J’étais venue pour laver votre blessure.
Elle s’assoit sur le lit à côté de moi et trempe le chiffon dans l’eau. Elle le laisse dans la bassine et défait délicatement mes bandages. Pendant quelques minutes, elle nettoie ma blessure.
-Attendez-moi là, dit-elle en reprenant la bassine et le chiffon et en sortant de la pièce.
Je la trouve sympathique et jolie. Je tente de me souvenir du visage des bandits mais n’y arrive pas. Mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir longtemps car Molly revient avec une aiguille dans les mains et du fil. Je devine ce qu’elle va faire.
Elle commence à recoudre la blessure. Ca pique et je serre les dents au début. Mais elle va très vite et c’est terminé en deux minutes.
-Molly, avez-vous retiré la balle ?
-Je n’en ai pas eu besoin. Elle est ressorti de l’autre côté de votre épaule.
Elle pose l’aiguille et le fil sur la table et m’aide à me relever.
-Vous voulez que je vous fasse visiter ?
-Avec plaisir Molly.
-Au fait, et si on se tutoyait ?
-D’accord.