Pour maintenant
Jour 8 :
Je me réveille vers 5 heures. Je m’étire et baille. Aujourd’hui, je me suis fixé comme objectif d’arriver à Tall Trees. Esperons que je ne croiserais pas d’ours. J’éteins le feu en y mettant du sable. Je jette un dernier coup d’œil à Pacific Union avant de me remettre en marche.
Je prends un chemin montant dans les forêts montagneuses. Je me souviens de toutes les histoires que me racontaient mes parents sur ces forêts. Je marche assez longtemps en croisant quelques personnes sur leurs chevaux. Il y beaucoup d’arbres mais pas assez pour me cacher le soleil et la vue. La forêt est donc assez éclairée.
Je prends un chemin zigzagant jusqu'à Tall Trees. C’est encore une pente. J’ai déjà mal aux jambes alors que je n’ai même pas marché 2 heures. Je me trouve dans un chemin étroit entre deux rochers quand des hommes à cheval passent en trombe, me bousculant au passage. Je tombe par terre. J’entends alors des coups de feu. Des bandits ? J’attends quelques instants mon couteau à la main mais personne ne vient. Je le range donc.
En chemin, je croise plusieurs mouflons. J’en aurais bien mangé un peu mais ils s’enfuient à mon approche. Tans pis. Pas de viande de mouflons pour aujourd’hui.
J’arrive dans la région de Bearclaw Camp. Il n’y a pas grand-chose de changé. Je continue donc à marcher mais je ne me serre pas de mes jumelles qui ne me serviraient à rien entre ces arbres. Au bout d’un moment, je vois une espèce de cabane abandonnée et délabrée. Je descends la pente en glissant sur les feuilles mortes et les branches. Je réalise que ça ressemble plus à des ruines qu’à une cabane. Enfin bon, c’est mieux que rien. Je regarde le ciel entre les branches et les feuilles des arbres et voit qu’il est 7 heures.
Je m’allonge dans les ruines. Cela suffira à me protéger des bêtes sauvages et des bandits. Je fais un petit feu et profite de cet instant de répit pour enfiler mon cache-poussière acheté à Thieve’s Landing. Je n’ai pas encore rejoins la forêt enneigée mais il fait déjà froid. Je finis par m’endormir.
Quand je me réveille il doit être dans les 11 heures. Je vois que le feu s’est éteins. Je sors des ruines. Je me remets à marcher en suivant un chemin escarpé. Derrière un buisson, je vois un sanglier chercher sa nourriture dans le sol. Décidé à ne pas le déranger, je m’éloigne un peu. Mais deux hommes à cheval passent juste devant l’animal. Furieux, il leurs fonce dessus mais ces derniers ripostent en fusillant la bête. Je reste caché derrière un arbre pendant que les deux hommes partent, puis, je vais dépecer le sanglier.
J’arrive à Manzanita Post à 15 heures. Une petite ville charmante où il me plairait bien d’habiter. Malgré les bêtes qui rôdent. Je passe devant une table où se déroule un jeu stupide que je n’ai jamais compris. Faire passer la pointe d’un couteau le plus rapidement entre ses doigts. Je ne prendrais jamais plaisir à m’entailler la main pour gagner quelques dollars. Je préfère aller vendre les peaux de bêtes que j’ai récoltées durant mon voyage. Elles me rapportent un petit paquet d’argent que je garde précieusement dans mes poches.
En sortant du magasin, je vois une femme qui m’appelle. Elle semble désespérée. Elle me dit qu’elle a besoin de son chariot mais qu’elle l’à perdu. Je fais signe que je ne peux rien pour elle et passe mon chemin.
Je décide de faire un crochet par Tall Trees. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Mais je tiens à voir des grizzlis pour une raison que j’ignore. Je suis comme attiré. Je sors donc de Manzanita Post.
J’arrive dans la zone enneigée de la forêt. Il fait très froid et quand j’expire, je peux voir de la fumée sortir de ma bouche. Ce n’est pas à New Austin que ça arriverait. Quoique j’ai entendu parler d’une zone enneigée tout au nord de Macfarlane’s Ranch. Il est 16 heures au fait.
Au bout de plusieurs longues minutes de marche, je trouve un campement. Un homme s’y trouve, entouré de son cheval et de son chien. Je m’approche, soulagé de trouver quelqu’un dans cette nature. Il me regarde étrangement tandis que je marche vers lui. Soudain, il se lève et sort un revolver avec lequel il me tire dessus. Surpris, je cour me cacher derrière un rocher. Il monte sur son cheval et contourne ma cachette. Ni une, ni deux, je sors mon couteau et tue son cheval. Il tombe à terre et lâche son revolver. Je l’achève avant qu’il n’ai pu se relever. C’est toi qui l’a voulu mec. J’suis pas un enfant de cœur moi. Tu m’cherche tu m’trouve. Pour une fois que je tue quelqu’un, je n’éprouve aucun remord pour cet homme qui m’a lâchement attaqué sans prévenir et sans aucune raison. Je me remets en marche sans un regard pour sa dépouille.
Entre temps, j’échappe à un sanglier enragé qui me course pendant une bonne demi-heure. Je tente de chasser des cerfs ou de trouver des ours mais fais choux-blanc. Décidément. J’aurais pu sortir de cette forêt et me diriger vers Greats Plaine mais je suis comme aimenté. Je ne partirais pas sans avoir trouver d’ours. C’est donc dans l’attente que je me couche à 18 heures, après avoir fais un petit feu. Je m’enroule dans mon large cache-poussière et ferme les yeux.