12 juin 1899, 20h20, Frontière Mexicaine.
« Landon, il faut que je retourne à Blackwater, il faut que je prévienne le président. Dit Leonard.
-Vous n’y pensez pas, je vous l’ai déjà dit, si vous mettez un pied là bas vous serez abattus immédiatement. De plus le président est le frère du gouverneur, vous ne pensez tout de même pas qu’il va faire arrêter son propre frère. Répondit Ricketts.
-Que dois-je faire alors ?
-Vous vengez…
-Mais comment ?
-Venez avec moi à Casa Madrugada, nous allons former un bastion capable de supporter un siège d’un mois. J’ai des amis là-bas je vous l’ai dit. De plus à ce que j’ai pus voir vous n’êtes pas mauvais avec un flingue.
-Très bien, mais alors en route, je n’ai pas envie de moisir ici, vue le déroulement des évenemment, ma tête doit être a prix.
-Dans ce cas en route. »
Ricketts étouffa le feu et craqua une allumette sur sa botte puis la balança dans la tente. Celle-ci s’embrasa et laissa place a une dense fumé noir.
« Pas de preuve. Ricana Ricketts.
-Ils n’auront qu’à ce baissé pour inspecter les cendres, la chaleur qui s’en dégagera les alerta immédiatement.
-Qui parle de chaleur ? Un sceau d’eau et ni vu ni connu. »
Quelques secondes plus tard Ricketts et Hart montèrent leurs chevaux et filèrent à toutes allures en direction du Mexique. Leonard ne savait pas comment cette journée aller finir, mais il savait une chose, il aurait la peau de Withaker…
**
« Une centaine d’hommes arrivent sur la route de droite ! Cria Mc Douglas.
-Ici aussi ! Avertit Bill Williamson.
-Au moins le double devant l’allée patron ! Hurla Sun.
-Bordel Franck, tu m’avais parlé de deux cents hommes tout au plus ! Cria Francis.
-Deux cents ou quatre cents, quelle différence ?
-La mort… »
Les soldats continuèrent d’avancé à pas mesuré. Dès maintenant ils étaient à porté d’arme. Une Winchester les tuerait sans problème, un révolver les blesserait tranquillement.
Francis fit demi-tour et rejoint a grande enjambé sa demeure. Il monta quatre a quatre les marches de l’escalier principal et arriva derrière Clint. Le cow-boy était assis sur une chaise en bois vernis. Il tenait son révolver dans la main droite et semblait concentré comme ses jours de chasses.
« Sa va fiston ? Demande Francis.
-Ouais, je réfléchissais.
-Tu penses à quoi ?
-Et bien je me dis que si je meurs, je mourrais puceau…
-… »
Francis et Clint se regardèrent et explosèrent de rire, Clint poussait quelque gémissement de douleurs et les larmes de rire coulaient le long des rides qui clairsemée le visage de Francis.
« Je croyais que tu fricottais avec la fille du patron du saloon d’Armadillo ?
-Tu parles, je n’ai toujours pas vu sa culotte… Ironisa Clint.
-Bordel, tu tire bien pourtant ! »
Clint et Francis explosèrent a nouveau de rire. La situation était cocasse, deux hommes rigolaient a en pleurer alors qu’ils étaient sur le point de combattre jusqu’à que mort s’en suivent.
« Dit p’pa, tu crois qu’on va s’en sortir ? Répond moi sincèrement.
-A vrai dire, je ne pense pas, mais seul l’avenir le sait.
-Moi j’y crois.
-Ah bon, d’où te viens un pareil optimisme ? S’étonna Francis.
-Tu sais mieux que personne ce qui fait un bon chasseur…
-L’humilité.
-Et tu sais aussi bien que moi, que ces soldats transpirent de fierté et d’orgueil. C’est une faiblesse, tu le sais aussi bien que moi.
-Le nombre est aussi une faiblesse, et c’est en leur faveur qu’elle joue…
-Va pour l’orgueil… Répondit Clint. »
Francis ne comprit pas pourquoi, mais subitement il avait repris espoir. Ils étaient beaucoup moins nombreux, mais il savait au plus profond de lui-même qu’ils pouvaient gagner. Ils ne pouvaient pas, ils devaient.
« Cent mètre ! Hurla Mc Douglas.
-Allumé les flammes de l’enfer ! Ordonna Franck. »
« BOUM »
Les explosions retentirent dans le ciel et illuminèrent le ciel surplombant le ranch. La demeure familiale trembla durant quelques secondes, Francis dût s’agripper à la chaise de Clint pour ne pas défaillir.
Des hurlements de douleurs s’échappaient des routes s’éloignant du ranch. Les hommes qui n’avaient pas eu la chance de mourir dans l’explosion étaient pour la plupart blessé mortellement. Des hommes et des cheveux démembrés jonchés le sol. Le sang recouvrait toute la route sur plusieurs dizaines de mètres.
« Bordel de merde ! Les chiens ! Pas de quartier, chargé !! Hurla Withaker. »
« BING ! BING !! »
« Deux ! S’écria Sun, fier de sa précision.
-Les gars ! Faites parler le diable ! Ordonna Bill Harris. »
Les volets des deux fenêtres du rez de chaussé de la demeure s’ouvrirent, un chasseur souleva la paille…
« GATLING !! Hurla un des soldats. »
**
Et voila
Bonne lecture, la suite demain 