B)
La suite ? ![]()
Voici la suite
Je rappelle aux plus jeunes que cette fic est destinée à un public adulte.
âme sensibles s'abstenir.
En vous voyant assis derrière le bar, Mark Crossfield plisse légèrement les yeux. Fait il ça avec chaque étranger qu'il voit ? ou y a t il quelque chose chez vous qui l'interpelle ? Vous n'en savez rien. Plutôt que de rester là à attendre une éventuelle réponse, vous vous levez et vous avancez vers lui, pour vous présentez de la manière la plus respectueuse qui soit :
_Bonsoir M. Crossfield, je suis nouveau en ville... Mon nom est Nathaniel Crow, je viens chercher du travail aux puits.
L'homme n'a vraiment pas l'air courtois. Il vous regarde de bas en haut, d'un air presque méprisant. Il ne sert pas la main que vous lui tendez, au lieu de ça il lâche un gros crachât dans le seau prévu à cet effet. Vous baissez votre main.
_Les puits ? Z'êtes pas un foutu journaliste au moins ?
_Non monsieur. Je suis charpentier.
Il vous regarde droit dans les yeux. Aucune expression ne marque son visage, cependant son regard un peu vide vous laisse penser qu'il doit être saoul, de plus sa peau suinte et il sent vraiment la gnôle.
Soudain Il rajoute d'un ton ironique :
_Monsieur Crow... auriez vous l'obligeance de vous ôter de mon chemin afin que je puisse allez tremper mon biscuit en haut ? Votre histoire je n'en ai absolument rien à foutre ! alors déguerpissez ou faites comme moi, mais arrêtez de m'emmerder.
Il ponctue sa phrase d'un autre crachat et s'avance pour emprunter l'escalier qui mène à l'étage.
En gravissant les marches, il lance à l'attention du barman :
_Que l'on me monte ma gnôle !
_Tout de suite M. Crossfield...
Le barman regarde dans la direction des prostitués qui sont affalées avec le shérif adjoint.
_Tina ! allez hop va amener à M. Crossfield sa bouteille, et assure toi que Becky soit prête !
La femme se lève. Le shérif adjoint s'envoie un autre verre cul sec tandis que l'autre prostitué continue à lui asséner des baisers dans le cou.
Tina passe d'un pas pressé derrière le bar, elle prend une bouteille et monte à son tour les marches de l'escalier.
Entre temps vous vous êtiez rassi à côté de Jim. Il vous dit :
_Bah... c'est pas grâve va... demain il ne se souviendra pas de toi.
_Il est toujours comme ça ou c'est uniquement avec les nouvelles têtes ?
_Non non... ça lui arrive parfois, peut être a t il passé une sale journée ?
Le barman intervient :
_Il était à Tucson aujourd'hui, il est allé voir Charles... Charles Crossfield, son frère ainé.
Vous demandez :
_Ils ne s'entendent pas ?
Jim répond :
_C'est les affaires Nate... Charles est le président de la "Crossfield Company", leurs bureaux sont à Tucson. Chaque fois que Mark va voir son frère Charles, il en reviens aigri. Je suppose qu'il ne supporte pas de recevoir des ordres de la part de quelqu'un, et encore moins d'un frère.
_Je croyais que Mark Crossfield était le boss ici ?
Jim s'allume une clope.
_A Wetstone c'est le boss, il fait en sorte que tout roule, mais au finale c'est Charles qui commande, c'est lui qui signe les contrats de ventes de barils, là bas à Tucson. Tu sais la "Crossfield Company" possède des puits dans tout l'Arizona, ils inondent littéralement le marché d'or noire. Ce sont des gens très puissants.
Vous regardez votre verre, avec une impression d'échec, peut être que cette initiative vous avez ôté toute chance de signer un contrat de travail.
Jim remarque votre embarra.
_C'est bon, t'inquiète pas, ça change rien à notre affaire, tu commences demain j'te dis. D'ici quelques jours j'irai voire Mark Crossfield personnellement, et si tu fais tes preuves entre temps, alors tu auras le poste, crois moi... Par contre la prochaine fois si je te dis que le saloon n'est pas le meilleur endroit pour l'aborder, et bien écoute moi d'accord ?
_D'accord Jim, excuse, c'est que j'ai vraiment besoin de ce boulot, je me suis un peu précipité sans trop réfléchir.
_Don't worry Nate, je suis sûr que ça va le faire... T'as l'air réglo... Maintenant buvons tu veux bien ?
Vous lui souriez.
Durant les deux heures qui suivent, vous enchainez les verres avec Jim. Vous trouvez Jim agréable, il est rassurant et semble avoir ce don inné pour se faire respecter, cela ne vous étonne pas du tout qu'il se soit vu confier des responsabilités aux puits. De temps en temps, le barman vous accompagne en se servant un verre. Au bout d'un moment les filles qui étaient avec le shérif adjoint se lèvent pour rejoindre leurs chambres. Celle qui était la plus saoul des deux s'aide de sa collègue pour marcher.
Le barman regarde le shérif adjoint, affalé sur la table, il ronfle, mais tient toujours sa bouteille vide dans la main.
En voyant cela il vous dit à Jim et vous :
_Eh bien je crois qu'il a eu son compte lui !
Vous rigolez tout les trois en regardant ce pitoyable spectacle.
Finalement Jim se coiffe de son chapeau, puis se lève en manquant presque de tomber tellement l'alcool rend son équilibre précaire. Vous lui agrippez le bras pour l'aider, son chancèlement vous empêche de garder votre sérieux, vous rigolez doucement, vous aussi êtes un peu ivre à vrai dire.
_Arf merci Nate... Pfiou ben j'en tiens une sévère moi... Je vais me pieuter... Ciao amigos ! Nate, 8h au puits 3 demain, sois à l'heure, je te présenterai à l'équipe.
_J'y serai Jim, compte là dessus.
_Bien, bien... Bon ben bonne nuit à tous.
Vous le regardez sortir.
A présent vous vous sentez mieux, cette soirée avec Jim vous a mis de la baume au cœur, et vous a presque fait oublier cette rencontre avec Mark Crossfield.
Le barman s'adresse à vous :
_Un petit dernier avant de se coucher ?
Vous lui faites signe que oui. Il remplit votre verre et dépose à côté de celui ci une clef.
_La 17, première étage , troisième porte sur la gauche. Passez un bon séjour chez nous. Les filles ne sont pas comprises dans le prix de la chambre.
_Merci.
Vous buvez lentement votre verre en vous disant que cette fois ci ce sera le dernier de la soirée, demain vous aurez besoin de toutes vos facultés pour votre premier jour de boulot. En pensant à tout ça, vous vous mettez à sourire, qui aurait pu croire que vous alliez trouver si rapidement un job ?
Vos pensées sont interrompues par des cris. A l'étage vous entendez la voix grave de Mark Crossfield, il est difficile de comprendre des mots mais il semble qu'il soit en train de gueuler après quelqu'un. Les pleurs d'une femme accompagnent ses braillements.
Le barman se sert un verre, il lâche un soupir et dit d'un ton contrarié.
_Allons bon... cette conne remet ça !
Vous ne dites rien, vous le regardez boire son verre et vous attendez à ce qu'il continue sa phrase, mais il se contente de boire son verre d'une traite et s'en sert un autre dans la foulée.
A l'étage vous entendez la porte s'ouvrir violemment et vous entendez que quelqu'un en sort en courant. La légèreté des pas vous laissent pressentir qu'il s'agit d'un femme, vous entendez dans le même temps des pleurs et des gémissements "Non...non...pitié...". Vous entendez alors les pas lourds et précipités de Mark Crossfield, vous le sentez rattraper la fille, et cette dernière lâche un hurlement "Non !!!". La fille tombe dans les escaliers et roule sur les marches comme si l'on venait de la pousser violemment. En la regardant tomber au sol, vous avez peur qu'elle se soit casser quelque chose, on aurait dit une poupée de chiffon. Elle git au sol. De prime abord, elle vous apparait comme étant une fille très jeune vêtue d'une sorte de chemise de nuit, assez menue, blonde, totalement ébouriffée. Vous n'arrivez pas à voir précisément de quoi elle a l'air, son visage est plein de sang. Elle a l'air totalement sonnée par la chute. Vous êtes profondément choqué. Vous regardez la scène, bouche bée, incapable d'avoir la moindre initiative, choqué par tant de violence.
Mark Crossfield descend lentement, bouteille de gnôle à la main, il est totalement débraillé, et respire très fort.
_Chérie... chérie... inutile de te mettre dans un tel état ?
La fille gémit, mais ce qui sort de sa bouche est incompréhensible.
Mark Crossfield arrive à son niveau, il l'attrape par le cou et la soulève pour lui hurler au visage :
_Qu'est ce qu'il t'arrive hein ? tu veux aller où comme ça ? Sale putain répond moi !
Il la gifle violemment. Si fort que la baffe la projette au sol.
Elle est en larmes, couchée sur le plancher. Elle redresse la tête avec beaucoup de difficulté pour vous regarder, son regard a l'air de vous supplier de faire quelque chose. Les larmes lui coulent, puis ses pleurs s'intensifient, elle relâche la tête au sol dans un grand désespoir.
Dans le saloon personne ne bronche, Le shérif adjoint n'a pas bougé, il est toujours dans un sommeil profond, un sommeil alcoolisé que rien ne pourrait perturber. Le barman lui a l'air embarrassé, il regarde la fille avec des yeux pleins de reproches. En l'observant vous vous dites qu'il attache plus d'importance au confort de M. Crossfield qu'à la vie de cette malheureuse fille.
Vous observez Crossfield se pencher sur elle. Il lui tire la chevelure pour redresser la tête, afin qu'elle puisse à nouveau vous regarder. Il lui dit d'un ton sadique.
_Quoi... Tu crois qu'il va t'aider ? tu crois qu'il se soucie de toi ? une trainée ? Ou peut être veux tu qu'il se joigne à nous ? hein ? peut être qu'avec lui tu ferais preuve d'un peu plus d'enthousiasme ?
Vous ne pouvez retenir vos mots, en balbutiant légèrement vous lui dites :
_Arrêtez, arr...arrêtez s'il vous plait...
Il vous interrompt avec des yeux noirs remplis de colère.
_Toi ta gueule ! Ferme ta saloperie de sale gueule !!!
Il lui tire à nouveau la chevelure pour lui dire au creux de l'oreille.
_Tu vois ? tu vois Becky ? ici ça se passe comme ça... les gens m'obéissent ma chérie... va pas croire que mes sentiments envers toi t'offrent des privilèges particulier tu m'entends ? tu es à moi, tu comprends tu es à moi.
Tandis qu'il lui dit ces horreur, il sort doucement de sa poche une petite lame, un petit couteau qu'il fait lentement glisser le long de la joue de la fille.
Vous êtes dégouté. Intérieurement vous suppliez qu'il la laisse enfin tranquille.
Lui continue à lui marmonner des horreurs dans l'oreille tandis qu'elle observe cette lame du coin de l'œil, le visage plein d'horreur.
Soudain il prend un ton presque désolé, comme s'il s'excusait à l'avance pour ce qu'il allait se passer.
_Tu comprends Becky ? je suis désolé ma chérie, je t'aime, depuis le premier jour je t'aime, mais ça ne peut pas continuer comme ça, mon amour il faut que tu changes, cette fois ci je suis bien obligé de te punir, y a que comme ça que tu apprends...
La lame s'enfonce lentement, du sang en sort. Le couteau remonte le long de la joue tandis que la pauvre fille se met à hurler.
Cette fois ci c'est plus que ne vous pouvez supporter. Comme pris d'une sorte de reflex, Vous vous levez énergiquement de votre tabouret pour agir.
A) plein de colère, vous vous jetez littéralement sur lui pour tenter de mettre un terme à tout ça.
B) Vous hurlez après lui en le sommant d'arrêter de la torturer.
C) vous prenez votre baluchon et quittez le saloon d'un pas engagé. Tout ça ne vous concerne pas...
à vous...
A)
A/ très bonne fic ! ![]()
A/ !!
La sweet ![]()
Deux autres chapitres aujourd'hui, allez au boulot !!
![]()
Wow quelle intensitude
et je vote B ![]()
A!!! Un peu d'action !!! Excellent chapitre !!
Vous bondissez et parcourez les quelques mètres qui vous séparent en un éclair. Mark Crossfield n'a pas l'air de remarquer votre mouvement. Vous vous jetez sur lui dans un cri de rage, les yeux encore imprégnés par l'image de cette pauvre fille, par son visage horrifié. Pendant le choc, vous sentez la pommette de l'homme s'écraser contre votre crane, puis Crossfield bascule sur le sol. Vous reprenez immédiatement tous vos esprits et vous vous retournez rapidement pour faire face à ce monstre. Crossfield termine de se relever, il porte sa grosse main à sa pommette ensanglanté, l'air étourdi. Vous l'observez, très attentivement, mais dépassé par ce qui arrive, vous commencez à être parcouru par une peur que vous ne soupçonniez même pas, vous avez peur pour votre vie. Maintenant qu'il est debout, Crossfield vous semble à nouveau immense. Bon sang cet homme est une vrai masse. Vous sentez La stupeur se lire sur son visage lorsqu'il comprend que ce sang sur ses doigts n'est autre que le sien, il regarde ces tâches avec curiosité et colère, comme s'il en découvrait la couleur pour la toute première fois.
Vous jetez un coup d'œil rapide à la fille, toujours couchée par terre, elle pleure et sanglote, le visage baignant dans une petite mare de sang. Cette vision vous remplit à nouveau d'une telle haine que vous serrez les poings et vous jetez comme par instinct sur l'homme, qui reçoit votre droite de plein fouet. Sa tète fait un rapide va et vient puis il vous colle son poing sur le visage. Vous n'aviez rien vu venir, un gros flash accompagne le choc et vous êtes projeté sur une table qui s'écroule sous le poids de votre chute. Au sol, Vous portez rapidement vos mains au visage comme pour vous assurer qu'il est encore là, de manière instinctive. Son coup avait failli vous faire tomber dans les pommes.
Lorsque vous rouvrez les yeux, vous arrivez malgré un flou ambiant à distinguer Crossfield qui se penche sur vous. Avec ses cuisses, il vous immobilise les jambes, mais avant que vous n'ayez pu faire quoi que ce soit, il jette ses grosses mains autour de votre coup et se met à serrer très fort.
Votre gorge ne laisse plus passer aucun souffle d'air, et sur le moment vous avez même l'impression que votre cou va se disloquer tellement ces doigts vous serrent. "C'est la fin" vous dites-vous, cette fois il va vous tuer. Lui sert les dents surement aussi fort que les doigts. La rage qu'est la sienne lui fait couler des filets de baves lorsqu'il lâche ces mots, la voix déformé par l'effort :
_Ah tu veux me tuer hein ? tu me fais saigner ? moi ? C'est ça hein ? tu m'attaques ?
Vous essayez tant bien que mal de vous débattre, mais face à cette force vous ne pouvez rien... Ce malade a l'air d'avoir été taillé dans de la pierre.
Avec les mains vous essayez de lui enlever les siennes, sans succès, alors vous vous mettez à frapper sa tête avec vos poings, mais la position dans laquelle vous êtes ne vous permet pas de frapper fort, et vos coups n'ont pour effet que d'amuser la brute au dessus de vous.
Tandis que vous lui assenez un énième coups, votre main heurte une bouteille au sol. Sans réfléchir, vous le frappez violemment avec sur le haut du crâne. Le premier coups ne fait qu'un bruit sourd, mais le deuxième casse la bouteille. Au troisième coups vous sentez Crossfield comme traversé par un sursaut, il pousse une sorte de rugissement et ses mains se mettent à vous serrer encore plus fort. La douleur vous rend fou et vous vous mettez à enchainez les coups de bouteille avec frénésie. Au bout d'un moment, vous sentez que votre agresseur ne bouge plus, vous arrêtez de frapper quand les doigts commencent à se relâcher autour de votre cou.
Vous lâchez la bouteille et portez vos mains à votre gorge comme pour vous aider à mieux respirer. Vous prenez une énorme inspiration et commencez à alterner les quintes de toux et les bouffées d'air.
En vous redressant un peu, Crossfield glisse sur vous et se retrouve allongé, sur le côté, la bouche entrouverte, le regard figé. Là ou avant il y avait une oreille, il n'en reste que des morceaux, la peau arraché, la chair à vif, le crâne lui-même a l'air ouvert, et des giclées de sang en sortent. La mare noirâtre se propageant sur les lattes du plancher vient progressivement assombrir le tableau.
Vous reprenez peu à peu votre souffle et vos esprits, sans lâcher ce visage mutilé des yeux... Vous êtes vivant, vous vous étiez vu mort et à présent vous êtes à nouveau vivant... Votre esprit est confus, ni joie, ni haine, ni quasi rien du tout, votre corps a dû subir un tel choc traumatique qu'à présent vos émotions et vos sensations doivent peu à peu reprendre leurs marques. Vous restez assis là, et contemplez les conséquences de ce combat, choqué.
Il n'y a aucun bruit dans la pièce, un vrai silence de plomb, puis vous entendez quelque chose bouger derrière vous .Vous vous retournez et voyez Becky qui avance doucement vers la scène, elle avance en s'aidant de ses genoux, comme si elle n'avait pas encore eu la force de se relever après la chute dans l'escalier et tout ce qui avait suivi. Elle ne pleure plus, Vous voyez son visage à présent, elle est barbouillée de sang et de larmes, une grosse plaie suintante sur la joue gauche. Ses traits sont d'une grande douceur, un visage inoffensif. Même s'il y a un contraste irréel entre ce visage et les traces d'horreurs qui le salissent, cette figure semble vous faire du bien, comme si vos yeux réapprenaient ce que beauté voulait dire après toutes les horreurs dont ils venaient d'être les témoins. En arrivant près du corps de Mark Crossfield, elle regarde le visage de son ancien bourreau avec un air d'incompréhension, puis elle commence à sourire, et commence à être prise d'une sorte de ricanement nerveux, elle semble folle et ses rires se font de plus en plus bruyants. entre deux rires, elle marmonne ces mot d'un ton si amusé qu'il inspire quelque chose de malsain :
_Il a crevé... Ah ah il a crevé...
Son visage bascule soudainement dans une expression haineuse, la rage lui gonfle les traits et Becky agrippe violemment la dépouille au col et lui hurle aux oreilles :
_T"AS FINI PAR CREVER ESPECE DE GROS PORC !!! SALAUD !!! VA AU DIABLE ESPECE DE MONSTRE !!!
_BECKY ! BORDEL BECKY FERME LA ! FERME LAAAAA !!!
Le barman est derrière son bar, il n'a pas bougé d'endroit depuis avant mais il pointe un petit fusil à double canon scié dans votre direction. Il tremble comme un feuille et son teint est livide. Il hurle à nouveau :
_Ferme la Becky... Tais toi maintenant... je ne veux plus t'entendre d'accord... bordel...
Becky n'a plu aucune réaction, elle reste assise, comme enfermée dans une sorte de mutisme. A l'étage, vous remarquez que des prostitués avaient observé la scène depuis l'escalier. Elles sont toutes terrifiées, certaines sont en larmes. Elles ne restent pas longtemps lorsque vous vous mettez à les observer, elles remontent vite et vous entendez alors beaucoup d'agitation en haut, des cris, des armoires qui s'ouvrent, des pleurs...
Le barman tremble toujours derrière son bar, il lance des regards terrifiés dans la direction du corps de Crossfield.
_Vous l'avez tué... il est mort... BORDEL IL EST MORT !!!
Vous restez calme sans bouger, sentant que le moindre de vos geste pourrait vous être fatale tellement l'homme a l'air nerveux.
Entre deux souffles courts, le barman reprend :
_T'es un fou, t'es taré tu l'as tué... Tu bouges pas... tu bouges plus maintenant... oui voilà c'est ça, il faut que tu reste vivant, jusqu'à ce qu'il viennent... tu restes là connard...
Sans arrêter de vous viser, il s'adresse à Becky :
_Becky !? Becky ma petite... viens... viens me voir derrière le bar... c'est rien tu verras... tout va bien ne t'inquiète plus maintenant...ça va aller.
Vous regardez Becky se lever lentement, l'air sonnée, elle commence à marcher lentement, en titubant.
_Voilà c'est ça Becky... c'est bien ma petite... voilà comme ça... viens me voir, viens...
Becky passe derrière le bar, toujours avec ce même air complètement absent. Elle continue d'avancer doucement pour rejoindre le barman. Lui continue à vous viser.
_Voilà Becky... C'est bien... maintenant tu vas ouvrir ce tiroir et sortir la corde qui est dans...
Il n'a pas le temps de finir sa phrase, Becky lui assène un gros coups de couteau dans la gorge, puis elle sort la lame et la re-plante avec hystérie.
_CRÈVE ! CRÈVE ! CRÈVE !!!
Elle jette le couteau de Crossfield par terre et le barman disparait derrière son bar en s'écroulant. Elle recule en marchant à reculons et reprend ses hurlements de plus belles :
_TES QU'UN PORC !!! VAS Y SAIGNE ! SAIGNE GROS PORC !!!
Soudain le coup de feu retentit, Becky est projetée au sol. Visiblement le barman n'est pas mort. Craignant d'entendre à tout moment un second coups de feu vous vous ruez en direction du bar et l'enjamber pour retomber les pieds en avant là d'où provenait le tir. La nuque du barman se brise sous la violence du choc, mais dans un sursaut, son doigt laisse échapper un deuxième coup de feu qui fait exploser la lampe à pétrole qui se trouvait sur le bar. Une grosse gerbe de flammes vole dans la pièce et le feu s'étale au sol comme un liquide.
Vous vous jetez sur Becky pour voir si elle vit encore. Heureusement elle respire. Son bras est ensanglanté, le coups de feu ne l'a que frôlée, mais l'a sérieusement amoché.
Le feu prend rapidement sur le plancher et les flammes commencent à lécher le bar. Les prostitués à l'étage sont affolées et vous voyez les premières descendrent en courant pour se ruer vers la sortie en hurlant comme si elles avaient peur de se prendre un coup de fusil.
Vous donnez de petites claques à Betty mais rien n'y fait, elle a perdu connaissance.
Les autres filles du saloons continuent à courir vers la sortie. C'est la cohue, entre les femmes qui courent, les cris, les flammes qui ne cessent de grandir... Vous êtes perdu, ne sachant pas quoi faire. Au bout d'un petit moment, vous arrivez à nouveau à vous concentrer, il faut maintenant agir, il faut que vous fassiez quelque chose. Sans prendre le temps de trop réfléchir, vous agrippez votre baluchon, jetez dedans le fusil du barman ainsi que quelques cartouches éparpillées sur le sol. Vous n'êtes pas sûr que ce soit une bonne idée, mais vous agissez par instinct.
Vous retournez vite auprès de Becky et essayez encore de la réveiller, sans succès. Vous l'agrippez par le bras et la serrez contre vous pour la porter. En vous dirigeant vers la sortie vous voyez le shérif adjoint, toujours dans la même position, toujours dans son sommeil d'alcoolique.
Vous sortez du Saloon avec Becky sur vous. En vous éloignant des flammes vous marquez un temps d'arrêt, surpris de voir un homme d'une cinquantaine d'année se ruer dans le saloon. Il passe à côté de vous sans vous remarquer, avec toute cette cohue, en le regardant vous remarquez qu'il porte une étoile de shérif. Il disparait dans le saloon et en ressort quelques secondes plus tard, en portant son shérif adjoint sur son dos. Il le jette au sol et commence à le secouer énergiquement, tout en essayant de le réveiller il lui hurle :
_Que s'est il passé ? que s'est il passé bon sang ? Qui a tiré ? Arnold ! Arnold ! qui a fait ça ?
Pendant ce temps, vous cherchez le fusil dans votre baluchon, vous le savez déchargé mais vous n'avez pas le temps de mettre des nouvelles munitions.
Le shérif laisse tomber son adjoint au sol et regarde les environs avec un air inquiet. Lorsqu'il regarde dans votre direction, il fronce subitement les sourcils et plonge la main à sa ceinture comme pour en saisir son arme.
Vous brandissez rapidement le double canon scié dans sa direction en hurlant :
_Non !
Il interrompt son geste. Aucun de vous ne bouge. Au bout d'un long silence, il dit :
_Que s'est il passé ici ? Qui est allongé au sol ?
_Je ne veux pas d'histoire, laissez moi... c'est un accident, laissez moi partir.
Becky revient à elle et lâche un râle de douleur. Elle recommence à pleurer, elle semble beaucoup souffrir.
Le shérif lance à son attention :
_Becky ? C'est toi Becky ? Becky que se passe-t-il que t'es t il arriver ? Ou est Monsieur Crossfield ?
Becky pleure de douleur, entre deux sanglot elle lui dit :
_Il est mort... ce gros porc est mort, ainsi que George, ils ont eu que ce qu'il méritaient... Argh
La douleur la relance.
Le shérif ne dit plus rien. Au bout d'un moment il demande :
_C'est vrai ? c'est vrai Becky ? Bon sang Becky c'est vrai !?
Vous l'interrompez:
_Fermez là ! c'est un accident ! Il allait la tuer ! fermez là !
Vous aussi commencez à craquer, vous n'arrêtez pas de le viser, mais vous tremblez, la voix plein de sanglots, vous reprenez.
_Envoyez votre flingue shérif... allez y jetez là, et laissez nous, laissez nous s'il vous plait...ne m'obligez pas à vous tuer !
Le shérif sort doucement son colt du bout des doigts puis le lance dans votre direction. Vous le ramassez et le mettez dans votre baluchon. Toujours en portant Becky, vous vous avancez doucement vers une charrette qui se trouve là, attelé à un cheval, ce dernier a l'air d'avoir peur dans cette cohue, il bouge la tête dans tout les sens en poussant des hennissements, il semble comme perdu. Sans doute était-ce la charrette de Mark Crossfield ?
Vous avancez vers la charrette sans perdre le shérif des yeux. Il regarde vous éloigner vers la monture et lâche d'un ton grave :
_Partez... Allez vous en... vous êtes morts, ils ne vous lâcherons pas... partez et ne revenez jamais...
_J'y compte pas Marshall... j'y compte pas...
Vous soulevez Becky pour la mettre à l'avant de la charrette, puis vous jetez votre baluchons à l'arrière. Vous montez à côté d'elle, puis vous baissez votre arme et faites claquer violemment les rennes en criant "YA!" pour faire avancer le cheval. Il manque presque de faire basculer la charrette et se met à galoper. vous vous agrippez au bois et à Becky pour qu'aucun de vous deux ne tombe. La charrette remonte la rue principale, laissant derrière vous ce saloon en flammes et toutes les horreurs qu'il contient. Dans votre dos vous entendez le shérif crier, sa voix devient de plus en plus lointaine :
_Partez ! partez le plus loin possible ! si on vous attrape vous êtes morts ! Vous êtes morts vous m'entendez ?!
Vous écoutez cette voix disparaitre derrière vous tout en donnant de gros coups de rennes... Il ne faut pas s'arrêter, vous ne pouvez plus vous arrêter... Tout ceci va s'arranger... ça doit s'arranger... Il faut que ce cauchemar s'arrête. Les larmes coulent aux bords de vos yeux avant de s'envoler dans la nuit.
WAOUW !
Y a de l'action là ! Et tant mieux, le petit charpentier devient un Hors-la-Loi !
Bonne continuation ![]()
!
vraiment hard j'aurai pas voulu être à la place du barman ![]()
The_KillingName
Ouai c'est sûr ^^
moi c'est à la place de Becky que je n'aurai pas voulu être... Elle en a bavé, et c'est pas fini... vous vous en doutez peut être mais le calvaire ne fait que commencer pour nos 2 personnages principaux ![]()
Beaucoup de sang !
mais bonne suite ! ![]()
Et bah...
C'est vraiment bon sa.
Très bon retournement de situation !!! Mais je trouve juste la bagarre avc crossfield un peu trop literaire et pas assez instintives. Tu la raconte plutôt Cômme la description Dun paysage je trouve... C'est pas assez "instinctif" dans la manière de raconter je trouve. Mais c'est quand même très bien raconte hein!! Mais un peu trop, veille a utiliser le bon vocabulaire. Encore une fois cest un conseil d ami et tu en fait ce que tu veux
et je le répète excellente fic!!!
Comme je l'ai déjà dis plus haut, moi j'adore quoique maintenant que je le relis, je trouve que pour le dernier chapitre, t'as peut être été un peu vite...
Je veux dire qu'en une seule soirée, il rencontre le type qui peut lui fournir du boulot et deux heures plus tard, il est en cavale et quitte déjà la ville.
Personnellement, j'aurai probablement plus apprécié que t'exploite un peu plus le côté débrouillardise et travail et que seulement après deux/trois jours il soit contraint à quitter la ville
Mais ne va pas croire qu'en relisant, j'apprécie moins ![]()
axou_33
merci ![]()
pour Becky en fait je pensais qu'on arrivait à comprendre assez vite que c'est une jeune prostitué, la favorite de Mark Crossfield, car sans même la demander, le barman ordonne à une des filles d'aller "vérifier que Becky est prête". Ensuite on comprend aussi que leur dispute n'est pas la première. C'est une prostitué qui vit un calvaire, car visiblement elle hait Mark Crossfield, qui la violente, lui au contraire l'apprécie, d'ailleurs il semble fou, peut être que c'est cette fille qui le rend comme ça, peut être en est il fou amoureux ?
Ce soir là on ne sait pas ce qui se passait dans cette chambre, mais tout porte à croire qu'il s'y passait la même chose que les jours précédents, malheureusement pour Becky.
Lorsqu'elle tue le barman dans un geste de rage, elle le traite lui aussi de porc... elle a ses raisons sans doute. Si elle traite ces deux hommes de porcs c'est qu'il n'ont pas été des anges avec elle dans le passé...
enfin je pense...
eh mais attend c'est moi l'auteur ![]()
merci pour vos remarques, c'est très constructif, car je vois bien ce que vous voulez dire
c'est sur que c'est un peu rapide... j'avoue j'ai un peu eu peur que l'on se fasse chier, et puis c'est l'histoire qu'est comme ça, Nate vit quelque chose de très soudain, très violent, assez inédit et complètement traumatisant.
Je voulais que les lecteurs ne perdent pas de temps a essayer d'apprendre à connaitre quelqu'un qu'ils sont censé être à travers l'aventure, je voulais faire table rase d'un passif pour immerger tout de suite le lecteur dans un truc de ouf.
J'espère quand même que c'est prenant.
Et puis je sais aussi que j'ai tendance à trop développer, désolé, mais à l'origine je l'ai fait avec la volonté de souligner ce qui créer le trauma, c'est important, on se fait souvent une fausse idée de la violence lorsqu'on la lit, la voie et la joue à longueur de temps, sans jamais personnellement la vivre. Enfin c'est ambitieux mais j'ai peur qu'effectivement ce soit un peu chiant.
Je prends bien note, merci pour ces retours, j'écris beaucoup cette fic dans le but d'avoir des avis et des remarques. ![]()