Bebert 
drug-squad
- Posté le 6 novembre 2009 à 23:52:32
- Tout a débuté par un réveil au son d' un camion benne antédiluvien, aux alentours de 7h00. Le rempart de poubelles que je m' étais monté à la hâte pour me cacher de la vue des passants de la rue Vaugirard, m' a semblé bien frêle subitement face à ce monstre mécanique et face à l' empressement des employés de la mairie de Paris
Alors je me lève, je titube, me cogne contre le mur, m' entaille l' arcade et pour m' éponger le sang je me sers d' un pan de chemise, mais je laisse vite tomber quand je me rends compte que je suis en train de me tartiner la gueule avec ma gerbe étalée un peu partout sur ma sape; "ma" gerbe

Là je déboule, je roule telle une cloche en plein milieu du trottoir, superbe merde désorientée. J' ai froid, j' ai une haleine de cow-boy, c' est ce que me dit la mamie à qui j' ai essayé de demander l' heure avant de me taper avec son sac.
Je meugle, les gens s' écartent autour de moi.
Tant bien que mal je passe le tourniquet du métro (quand on roule c' est facile, on passe nickel sous la porte mécanique), et j' incommode tout un wagon de bons travailleurs en leur hurlant à quel point j' aime bebert et thicot.
J' arrive en fin de ligne écroulé sur les banquettes 4 places, et là, la lose.................... j' habite juste à 30 mètres de la bouche de métro par où j' étais entré
Je pleure!