MARSEILLE / PAPE DIOUF :
« DE L'EXCITATION »
© panoramic MARSEILLE / PAPE DIOUF : « De l'excitation »
Christian RODAT
De notre correspondant à Marseille
jeudi 14 mai 2009 - 10h44
Très satisfait d'avoir obtenu la victoire sur le terrain de Nice, Pape Diouf attend déjà avec impatience le match contre Lyon dimanche. Pour le dirigeant marseillais, il pourrait s'agir d'un match plus que décisif dans la course au titre.
Pape Diouf, avant ce match à Nice, auriez-vous signé pour un pareil résultat ?
Je n'étais pas dans une situation d'angoisse avant ce match. C'était notre treizième match à l'extérieur sans défaite, notre huitième match gagné loin de nos bases, ce n'est pas rien. Ce sont des statistiques très parlantes. Nous sommes venus à Nice avec le respect que nous devons à l'adversaire mais avec la force des gens qui savent où ils vont, qui ont un objectif et qui ont envie d'atteindre cet objectif.
Cette victoire est-elle de bon augure avant de recevoir Lyon ?
C'est de bon augure en tout état de cause oui. Nous, on va essayer de parler d'une autre finale à jouer contre Lyon, ensuite il y aura une deuxième nouvelle finale contre Nancy et une énième finale contre Rennes pour le dernier match. Oui le match dimanche est important, il est chargé de symbolique pour un public comme le notre qui affectionne ce genre de rencontre. Evidemment le stade sera plein et il se peut que nous vivions un moment symbolique si d'aventure Lyon laissait sur la pelouse du stade Vélodrome ses dernières illusions. Oui, c'est un match qui a une multitude de facettes, je dirais même une dimension assez importante pour que nous l'attendions avec pas mal d'excitation.
Pourrait-t-on assister à une passation de pouvoir ?
Il ne faut pas forcer les termes. Je dirais que si nous abordions ce match là avec la correction qu'il faut, la concentration qu'il faut, et si nous avions ce brin de réussite nécessaire parce qu'en football on sait que la réussite est essentielle, je pense que oui, en gagnant ce match contre Lyon nous serions dans une sorte de dynamique ultime qui pourrait effectivement être très intéressante.
La même envie que face à Nice suffira-t-elle pour battre Lyon ?
Aujourd'hui, on n'a même plus besoin de motiver les joueurs. Eux-mêmes sentent que dans cette dernière ligne droite nous avons des atouts considérables, des atouts importants même si nous savons que l'opposition Bordelaise sera vive jusqu'à la fin. On sait qu'elle sera même omniprésente, elle sera parfois oppressante mais notre destin est en partie entre nos mains. C'est à nous de le construire