ça se passe très mal !
13/02/2007 - Foot - ESP - Barça
Samuel Eto´o se lâche
Eto´o et Rijkaard le 1er février. (Reuters)
Il faudra un maximum de diplomatie aux dirigeants du club catalan pour sortir sans casse du clash survenu dimanche entre Samuel Eto´o et Frank Rijkaard. Accusé par son entraîneur d´avoir refusé d´entrer en jeu contre Santander, le meilleur buteur de la Liga en 2005-06 a répondu en tirant à vue mardi soir. Le directeur sportif Aitor Begiristain et Rijkaard doivent décider mercredi d´éventuelles mesures à prendre.
L´entraîneur néérlandais avait estimé dimanche que ce refus d´entrer en fin de rencontre était «une honte». «Dire en conférence de presse que je n´ai pas voulu jouer, c´est de la mauvaise foi, a rétorqué Eto´o. Je ne vais donner d´explication à personne. Je donnerai une explication au club seulement s´il me le demande. (...) Ils peuvent dire ce qu´ils veulent mais j´ai toujours respecté mes engagements envers mes partenaires.»
«Au milieu d´une guerre qui n´est pas la mienne»
Après avoir discuté avec Eto´o - mais avant d´entendre ses dernières déclarations - le président du Barça avait défendu le joueur tout en laissant à l´entraîneur le choix de le sanctionner ou pas. «La réaction d´Eto´o était compréhensible après 144 jours de blessure car il a besoin de jouer pour être heureux, estimait Joan Laporta. Il n´a pas refusé de jouer et n´a pas eu de gestes incorrects ou déplacés. Par prudence, il a estimé de ne pas avoir suffisamment échauffé son genou blessé.» Mais alerté depuis par les propos publics d´Eto´o, Laporta a rencontré Rijkaard en urgence.
Car Eto´o a peut-être franchi la ligne rouge en critiquant également Ronaldinho, une réponse aux propos de l´international brésilien qui l´avait taxé d´individualisme. «Si un partenaire dit qu´il faut penser au groupe, c´est à lui de penser au groupe, a déclaré le Camerounais. Moi je pense toujours en premier au groupe et après à l´argent. Ca, c´est ce qui m´a le plus blessé. «C´est une question qui affecte surtout le vestiaire et qui, par conséquent, doit être résolue dans le cadre du vestiaire», voulait croire mardi soir le directeur de communication du Barça, Jordi Badia.
Eto´o pense enfin que l´incident a été monté de toutes pièces dans la presse par les adversaires du président Laporta : «Je me retrouve au milieu d´une guerre qui n´est pas la mienne. Il y a deux clans à Barcelone, et c´est moi qui paie les pots cassés.» Ces deux clans opposeraient Laporta à l´ex-vice-président Sandro Rosell. «Qu´il ait les c... de me parler en face, a dit Eto´o à propos d´une personne non désignée, qui pourrait être Rosell. Quand il était mon chef, il ne me saluait même pas et maintenant il fait des coups bas, ce n´est pas correct». «Moi, je l´ai toujours salué, donc je pense qu´il devait parler de quelqu´un d´autre», a répondu Rosell.
(Avec AFP)