L’AJ Auxerre, qui a officiellement repris à la fin du mois de juin, attend toujours que reparaisse Mwaruwari Benjani. Décidé à quitter le club bourguignon, le buteur zimbabwéen semble prêt à engager un bras de fer pour obtenir son bon de sortie.
Au milieu du flou qui règne actuellement dans le cas Benjani, une seule chose parait sûre : le Zimbabwéen ne veut plus jouer à Auxerre. Attendu à la reprise du club icaunais depuis plus de dix jours, il n’a cessé de repousser l’échéance de son retour. Hier encore, un avion en provenance de Johannesburg s’est posé à Roissy sans l’attaquant auxerrois à son bord. Un épisode loin d’être anecdotique puisque cette nouvelle dérobade l’a privé de la présentation officielle de l’AJA. Un comportement qui suscite l’incrédulité chez ses dirigeants, et notamment son président. Joint dans la journée, Jean-Claude Hamel n’a pas souhaité commenter l’affaire et déclaré avoir « d’autres soucis » que de courir derrière son insaisissable attaquant.
Habitué à prolonger ses vacances en Afrique, l’absence de Benjani avait, dans un premier temps, provoqué un agacement teinté d’ironie de la part de son nouvel entraîneur, Jacques Santini. Ce dernier avait ainsi déclaré dans les colonnes de L’Yonne Républicaine, le 16 juillet dernier : « Il est coincé par la neige au Zimbabwe… La planète se réchauffe, sauf là-bas ! Il prend ses responsabilités ( …) Je vais attendre qu’il me donne une explication à ce retour différé. » Mais cinq jours plus tard, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France ne voit toujours rien venir. Officiellement, Benjani serait victime d’un surbooking des compagnies aériennes sud-africaines. Il ne fait cependant aucun doute qu’après trois saisons passées dans l’Yonne, il rêve surtout de nouveaux horizons. Convoité par Lyon et le Bayern Munich, le Zimbabwéen serait en outre soumis à l’influence de son entourage.
Mais Auxerre, à qui Benjani doit encore trois ans de contrat, n’est pas décidé à lâcher son buteur, auteur de onze réalisations l’an passé. Dans l’attente des deux renforts offensifs réclamés par Santini, le club bourguignon ne compte en effet que deux avants centres dans son effectif, le Belge Luigi Pieroni et Romain Poyet, revenu d’un prêt à Clermont ( L2) et qui n’est a priori pas destiné à une place de titulaire. Même s’il sera difficile de retenir le joueur contre son gré, les dirigeants ajaïstes tentent donc de se persuader que Benjani portera bien le maillot de leur équipe l’an prochain. Dans le cas contraire, Le Zimbabwéen aura joué son dernier match avec l’AJA un soir de finale de Coupe au Stade de France ( victoire 2-1 contre Sedan). Benjani, dont l’équipe nationale jouait un match de qualification en Algérie le lendemain, avait filé à toute vitesse dès la fin du match, pour attraper un avion. Sans billet retour pour la Bourgogne ?
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