Peae Cup - Le Real a le vertige
Le Real Madrid a souffert le camouflet d’une élimination en demi-finale de la Peace Cup face à une Juventus Turin plus que jamais organisée et toujours aussi froidement réaliste. Au lendemain de cette élimination le premier constat s’impose de lui-même, ce Real là a le mal de l’air.
Transcendons les clichés et autres poncifs qui veulent que le Real Madrid soit une équipe offensive qui marque beaucoup et qui encaisse pas mal (selon certains, ce postulat tient de la vérité universelle et reste, de fait, immuable), et penchons nous sur les vraies faiblesses des Galactiques 2.0, en nous éclairant, il est vrai, de la seule lumière vacillante de quelques matchs de présaison. S’il est trop tôt pour allonger le patient Madrilène sur la table de dissection, permettons nous tout de même d’observer une anomalie assez criante, le Real a le mal des hauteurs.
A l'image de Raùl, le Real a été accroché par la Juve à Séville.
En effet, les cinq réalisations encaissées depuis le début de la Peace Cup par Madrid l’ont été sur des phases arrêtées et de la tête. Symptomatique d’un marquage hésitant, mais aussi d’un placement hasardeux. Et de ce point de vue là, Pellegrini (totalement conscient du problème puisqu’il le soulignait avant le match contre la Juve) n’a pas pu recueillir d’enseignements, n’ayant pas eu l’occasion de travailler avec sa défense type, avec Sergio Ramos et Raul Albiol toujours absents et Alvaro Arbeloa qui vient de poser ses valises. Si le mieux physique a -comme prévu- été enregistré face à la Juve malgré un terrain de médiocre état, le mieux tactique lui, se fait toujours attendre. Fabio Cannavaro, qui en trois années à Madrid, a eu à peine l’occasion de marquer un but, en inscrivait un à Dudek (de la tête…) trois minutes après le coup de sifflet initial avec la complicité de Del Piero mais aussi de C.Ronaldo, qui couvrait le hors jeu.
Le pénalty égalisateur, obtenu par Raùl et transformé par Ronaldo
Mais le Real n’a pas pêché que dans le jeu arrêté. C’est bien simple, avec le pressing minime des avants, chaque perte de balle était suivie d’une occasion pour Del Piero et Amauri, qui se pourléchaient les babines des espaces laissés par les Blancs. Nonobstant, tout n’a pas été noir pour Madrid, qui a démontré de notables amendements dans la conservation du ballon et dans la circulation de la sphère (l’énorme occasion de Guti, entres autres, en atteste). Offensivement, on a pu observer quelques beaux mouvements, qui laissent augurer du meilleur pour la suite. Les prémices d’une identité de jeu, à des années lumières de la période Juande Ramos.
Cristiano Ronaldo se sent de mieux en mieux sous le maillot blanc
Toujours au rayon bonnes nouvelles, on notera le match de C.Ronaldo, qui trouve ses marques avec une assurance grandissante. Le Ballon d’Or 2008 a été très actif tout au long de la rencontre, ce qui a eu pour effet d’exciter les joueurs à vocation défensive de la Juve, lesquels (Melo, Salihamidzic entre autres) n’ont pas été tendres, faisant preuve d’une dureté démesurée pour un match de presaison. On retiendra le tacle de Grygera qui a failli détruire le genou du Portugais pendant le temps additionnel ( !) de la partie. Une façon comme une autre de saluer la meilleure prestation de "Cr9" sous le maillot blanc.