«Un minimum de qualités»
Le jeune Français est revenu, dans Luis Attaque, sur son premier match face à Villarreal. Il évoque son intégration au sein de l'un des plus prestigieux clubs d'Europe.
Luis Fernandez : Lassana, comment s'est passé votre premier match sous vos nouvelles couleurs ?
Ça s'est vraiment très bien passé, surtout qu'il y a la victoire au bout. J'avais à cœur de faire un bon match parce que depuis que je suis arrivé tout le monde fait tout pour me mettre à l'aise. Et même si je n'avais pas joué depuis un petit moment à cause de ma blessure à la cheville, je suis content de ma prestation.
Qu'est-ce que vous retiendrez de votre premier match à Bernabeu ?
La confiance que le coach m'a accordée. Je n'avais qu'une semaine complète d'entraînement dans les jambes depuis la mi-novembre, et il m'a tout de suite dit qu'il comptait sur moi, qu'il avait besoin de moi et que j'allais jouer au minimum une heure.
Depuis votre arrivée au Real, on vous compare facilement à Claude Makelele. Il paraît que c'est une chose qui vous déplaît…
Ce n'est pas que je ne veux pas être comparé à Claude. C'est un honneur d'être comparé à un joueur de ce calibre. D'autant que j'ai encore beaucoup de travail pour arriver à son niveau. J'aimerais juste que les gens me voient comme Lassana Diarra et comme personne d'autre.
Qu'est-ce que vous avez ressenti quand vous avez appris que le Real s'intéressait à vous ?
Cela a été un véritable honneur que le Real s'intéresse à moi. Je ne pouvais pas rater une occasion comme celle-là. Maintenant, c'est à moi de me mettre au niveau pour rendre la confiance qu'on m'accorde ici.
Et comment réagissez-vous aux critiques qui vous qualifient volontiers de mercenaire ?
Ça me fait plus rire qu'autre chose. Je n'ai jamais joué en première division française, et j'ai quand même réussi à percer en Angleterre. J'ai joué pas mal de matches avec Chelsea dont un quart de finale et une demi-finale de la Ligue des champions et j'ai aussi gagné la Cup, l'été dernier avec Portsmouth. Ils oublient vite. Maintenant, je viens d'être acheté par le Real Madrid, alors au lieu de me critiquer, ils feraient mieux d'être heureux pour moi et de reconnaître que j'ai quand même un minimum de qualités. Mais ce n'est pas grave. Les critiques, elles me renforcent.
« Même un joueur comme Raul a encore faim… »
Qu'est-ce qui vous a marqué au sein du vestiaire ?
La chose qui frappe le plus ici, c'est la mentalité. Tout le monde veut gagner. Ça me rappelle l'époque où j'étais sous les ordres de José Mourinho à Chelsea. Seule la victoire compte. Tout le monde tire dans le même sens, que ce soit les dirigeants ou les joueurs. Même un joueur comme Raul, qui a pratiquement tout gagné, a encore faim.
Le Real doit faire un choix entre Huntelaar et vous pour disputer la deuxième phase de la Ligue des champions. Savez-vous ce qu'il en est ?
C'est au club de trancher, et il annoncera sa décision d'ici quelques semaines. Ils ont déjà leur idée. Je me plierai à la décision du club. De toute façon j'ai signé pour cinq ans, pas pour six mois. Après, c'est vrai que j'ai envie de disputer la Ligue des champions et je vais tout faire pour être là contre Liverpool.